06/08/2025
🧐🙋♀️🙋METTRE EN PLACE LES MESURES NON CONTESTÉES - 𝗔𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗹𝗲 𝗿𝗲𝗳𝘂𝘀 𝗮̀ 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝟲𝟬% 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗺𝗲́𝗿𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝘃𝗶𝗱𝗲́𝗼𝘀𝘂𝗿𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗹𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀, 𝗹𝗮 𝗠𝘂𝗻𝗶𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗲𝗻𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗮𝗶𝘁 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝘁𝗿𝗮𝗽𝗽𝗲. 𝗢𝗿 𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝗰𝗲́𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝘀𝗰𝗿𝘂𝘁𝗶𝗻 𝗽𝗼𝗽𝘂𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲, 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗻’𝗮 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝘀𝘁𝗲́ 𝗹𝗲 𝘃𝗼𝗹𝗲𝘁 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗽𝗮𝗾𝘂𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗼𝘀𝗲́, 𝘀𝗼𝗶𝘁 𝗹’𝗲𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝗱𝘂𝗰𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝘂𝘅, 𝗱𝗲 𝗹’𝗼𝗯𝘀𝗲𝗿𝘃𝗮𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹. 𝗟𝗮 𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗠𝘂𝗻𝗶𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝘀𝘂𝘀𝗰𝗶𝘁𝗲 𝗹’𝗶𝗻𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲́𝗵𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ «𝗡𝗢𝗡 𝗮𝘂𝘅 𝗰𝗮𝗺𝗲́𝗿𝗮𝘀» 𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝗱𝗲́ 𝗿𝗲́𝗰𝗲𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱’𝗮𝗱𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗠𝘂𝗻𝗶𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗩𝗲𝘃𝗲𝘆 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗶𝗰𝗶 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗼𝗻 𝗶𝗻𝘁𝗲́𝗴𝗿𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝗻 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗹𝘂𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗶 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮 𝘃𝗼𝘁𝗲́ 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗱𝗲́𝗼𝘀𝘂𝗿𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗲𝘅𝗽𝗿𝗶𝗺𝗲́ 𝘂𝗻 𝗯𝗲𝘀𝗼𝗶𝗻 𝗱'𝗮𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝗮𝘂𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗠𝘂𝗻𝗶𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝘀𝗲 𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗴𝗻𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝘀𝘀𝗶𝘃𝗶𝘁𝗲́.
📩 Mesdames et Messieurs les membres de la Municipalité,
Le 29 juin 2025, la population a rejeté à 60.6% des voix, à l’appel de notre comité, la proposition suivante:
« Acceptez-vous un crédit d'investissement de CHF 799'700.— pour l'installation d'un dispositif de vidéosurveillance, un crédit supplémentaire déjà dépensé au budget 2024 de CHF 96'600.— et la mise en œuvre de mesures complémentaires - Réponse au postulat, intitulé “Insécurité à la Gare, impunité ou réactivité” ? »
Nous nous référons à votre communiqué du même jour, qui, commence par déplorer que «plusieurs mesures découlant des compétences communales ne pourront être réalisés de manière coordonnée comme proposé dans ce paquet de mesures», puis énumère ces mesures:
• caméras de surveillance, bien entendu;
• modernisation de l’éclairage public qui devrait intégrer un crédit global pour le Plan Lumière;
• renforcement du Travail social de proximité;
• observatoire social de proximité;
• formation du personnel communal actif dans l’espace public.
Il est évident que la vidéosurveillance a cristallisé le débat et forgé le résultat. Son abandon définitif est incontournable.
Il est également logique que la modernisation de l’éclairage public dans ce secteur, qui était une conséquence de l’installation des caméras de vidéosurveillance sur les mâts d’éclairage, soit remise à plus t**d. Elle pourra probablement être étudiée dans le cadre des mandats d’études parallèles de l’interface sud de la gare comme le laisse supposer votre communiqué du 9 juillet à ce propos.
Par contre, il serait incompréhensible de voir les trois derniers objets de cette liste être également abandonnés ou reportés sine die.
En effet, le renforcement du travail social de proximité dans l’ensemble de la ville, l'observatoire social et la formation du personnel ne faisaient l'objet d’aucune opposition, n’ont pas été débattus durant la campagne, et n’étaient pas institutionnellement liés au résultat du vote, puisque ce sont des dépenses budgétaires à engager au budget 2026, indépendamment des deux montants (799'700.– et 96'600.–) soumis au vote.
Selon la politique fédérale des 4 piliers, ce sont de grands domaines d'action qui doivent être coordonnés: prévention; thérapie; réduction des risques; réglementation et application de la loi. Le refus des caméras ne supprime pas le pilier répressif, qui continue à être assumé par l’appareil judiciaire et par les polices cantonale et régionale. Le pilier préventif, social, sous ses diverses formes, doit être développé, puisque le Conseil d’État lui-même constatait en 2022 déjà, que le volet répressif avait atteint ses limites et qu’il fallait désormais davantage investir les autres piliers. Le renforcement de la coordination entre les divers intervenants est plus que jamais nécessaire, de même qu’une connaissance fine des phénomènes sociaux dans l’espace public, ce qui justifie pleinement la mise en place d’un observatoire social.
En résumé, nous refusons que l’échec du projet de vidéosurveillance n'entraîne l’abandon des autres mesures. Selon le communiqué, «la Municipalité restera attentive à toutes les propositions qui permettront d’améliorer la vie sociale et la sécurité en ville de Vevey». Or elles existent déjà: sur les neuf mesures que vous avez déjà identifiées, il en reste huit. Et les services de la Ville ont déjà étudié et chiffré le renforcement du travail social de proximité, la formation du personnel, la mise en place d’un observatoire social. Il ne reste plus qu’à les mettre en œuvre. De plus, les montants nécessaires ont déjà été acceptés par le Conseil communal au budget 2025. Nous demandons donc simplement que les mesures qui font consensus soient mises en œuvre sans délai, et en tout état de cause soient ré-inscrites au budget 2026.
La population a voté contre la vidéosurveillance, mais elle a aussi exprimé un besoin d'action et elle ne saurait comprendre que la Municipalité se résigne à la passivité.
En espérant que vous répondrez à notre attente, nous vous adressons, Mesdames et Messieurs les membres de la Municipalité, nos salutations distinguées.