Force Aux Peuples

Force Aux Peuples parti politique ivoirien d'obédience gauche progressiste.

DÉCLARATION DE FORCE AUX PEUPLESÀ LA SUITE DES DÉGUERPISSEMENTS À YOPOUGON SIPOREX ET VRIDILes opérations de déguerpisse...
03/06/2026

DÉCLARATION DE FORCE AUX PEUPLES
À LA SUITE DES DÉGUERPISSEMENTS À YOPOUGON SIPOREX ET VRIDI

Les opérations de déguerpissement menées à Yopougon Siporex et à Vridi révèlent une nouvelle fois la nature profondément inégalitaire de la gouvernance actuelle en Côte d’Ivoire.

Sous couvert de modernisation urbaine, le pouvoir du président Alassane Ouattara poursuit une politique qui frappe prioritairement les couches populaires : petits commerçants, travailleurs informels, familles précaires, jeunes débrouillards et habitants des quartiers vulnérables.

Force aux Peuples rappelle une vérité fondamentale : dans une société marquée par de profondes inégalités économiques, l’organisation de la ville reflète toujours les rapports de domination et les intérêts des groupes les plus puissants.

Pendant des années, l’État a toléré — et parfois même organisé indirectement — l’expansion de l’informel urbain, faute de politique industrielle, de plein emploi, de logements accessibles et de planification sociale sérieuse. Aujourd’hui, les mêmes populations abandonnées à la débrouille deviennent soudainement des “occupants illégaux” qu’il faudrait chasser au nom de l’ordre et de l’image de la ville.

Cette contradiction est au cœur même de la crise actuelle.

Le pouvoir veut une ville moderne sans avoir construit les bases économiques et sociales capables d’intégrer dignement les masses populaires dans cette modernité. Il veut l’esthétique des grandes métropoles mondiales tout en conservant un modèle économique dépendant qui produit chômage, informalité et précarité.

Ces déguerpissements ne sont donc pas de simples opérations techniques. Ils traduisent un conflit entre :
- d’un côté, une logique de valorisation foncière et de vitrine urbaine ;
- et de l’autre, la réalité sociale des classes populaires contraintes de survivre dans l’économie informelle.

Force aux Peuples ne nie pas les défis réels d’assainissement, de circulation ou de sécurité urbaine. Une ville ne peut durablement fonctionner dans l’anarchie totale. Mais une politique progressiste se distingue précisément par sa capacité à résoudre les contradictions sociales sans écraser les plus faibles.

Or, ce que le peuple observe aujourd’hui à Vridi et à Siporex, ce sont :
- des familles dispersées,
- des activités économiques détruites,
- des travailleurs ruinés,
- des enfants fragilisés,
- et des citoyens plongés brutalement dans l’incertitude.

Une modernisation authentiquement populaire aurait commencé par :
- des concertations transparentes ;
- des relogements préalables ;
- des marchés de remplacement fonctionnels ;
- des indemnisations sérieuses ;
- et surtout une stratégie nationale de transformation économique capable d’absorber durablement le secteur informel.

Le pouvoir actuel donne de plus en plus le sentiment d’une gouvernance qui modernise les infrastructures sans protéger les populations qui font vivre la ville.
À force de gouverner principalement par logique technocratique, sécuritaire et communicationnelle, il finit par produire une fracture dangereuse entre l’État et les masses populaires.

Aucune stabilité durable ne peut être construite contre les intérêts matériels du peuple.

Force aux Peuples exprime sa solidarité avec les populations touchées et appelle :
- à la suspension des opérations menées sans garanties sociales suffisantes ;
- à l’ouverture immédiate d’un dialogue avec les communautés concernées ;
- à la mise en place de mécanismes d’indemnisation et de relogement dignes ;
- et à une refondation profonde des politiques urbaines autour de la justice sociale et de la souveraineté populaire.

L’histoire enseigne qu’aucune modernisation durable ne peut prospérer sur les ruines sociales des classes populaires.

Marc Sinclair Assohou
Vice-Président et Porte-parole principal
Force aux Peuples

Sénégal : la crise Sonko–Diomaye révèle le dilemme des mouvements souverainistes africainsLa crise qui se dessine aujour...
02/06/2026

Sénégal : la crise Sonko–Diomaye révèle le dilemme des mouvements souverainistes africains

La crise qui se dessine aujourd’hui entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye dépasse largement une simple rivalité personnelle. Elle révèle une contradiction historique que rencontrent presque tous les mouvements progressistes lorsqu’ils passent de l’opposition à l’exercice réel du pouvoir.

Pendant des années, le Pastef a incarné l’espérance populaire d’une souveraineté retrouvée. Le mouvement a porté les aspirations d’une jeunesse confrontée aux inégalités, au chômage, à la corruption et à la dépendance économique héritée du système postcolonial.

Mais conquérir l’État ne signifie pas immédiatement transformer les structures profondes du pouvoir.

Les États africains demeurent insérés dans un système économique mondial où les marges de souveraineté restent limitées par :
- la dépendance monétaire ;
- le poids de la dette ;
- la faiblesse industrielle ;
- la dépendance technologique ;
- et les rapports de force géopolitiques internationaux.
Autrement dit : un gouvernement peut changer sans que l’architecture réelle du pouvoir économique soit immédiatement transformée.

C’est là que surgit la contradiction.
D’un côté, une dynamique populaire exigeant des ruptures rapides. De l’autre, les contraintes d’un État fragile confronté aux risques de déstabilisation économique, monétaire et sociale.

Dans ce contexte, deux orientations émergent souvent :
- une ligne de rupture plus offensive fondée sur la mobilisation populaire ;
- une ligne privilégiant davantage la stabilisation institutionnelle et la préservation des équilibres économiques.

Cette tension ne relève pas seulement des personnalités. Elle exprime les difficultés réelles auxquelles se heurtent les projets souverainistes africains lorsqu’ils passent du discours à la gouvernance.
Car la souveraineté ne se décrète pas uniquement dans les slogans. Elle se construit dans les rapports de force matériels :
- productifs ;
- financiers ;
- technologiques ;
- énergétiques ;
- et géopolitiques.

Un État qui dépend massivement des importations, de la dette extérieure et des financements internationaux ne peut engager des ruptures brutales sans risques majeurs d’inflation, de crise budgétaire ou de tensions sociales.

Mais l’histoire montre aussi un autre danger : celui des mouvements de rupture progressivement absorbés par l’appareil d’État.
Beaucoup commencent par justifier des compromis temporaires au nom du réalisme. Puis, peu à peu :
- la logique technocratique domine ;
- la mobilisation populaire s’affaiblit ;
- les élites administratives reprennent le dessus ;
- et le projet initial perd son horizon historique.

Lorsqu’un mouvement abandonne la formation politique, l’organisation populaire et le lien vivant avec les masses, l’État finit souvent par transformer le mouvement plus vite que le mouvement ne transforme l’État.
Le véritable défi consiste donc à éviter deux pièges :
- l’utopisme irréaliste qui ignore les contraintes matérielles ;
- et le pragmatisme sans horizon qui normalise progressivement le système existant.

La souveraineté africaine ne peut être uniquement électorale ou symbolique. Elle doit devenir économique, industrielle, technologique, énergétique et alimentaire.
Cela exige :
- une stratégie productive ;
- des mécanismes financiers alternatifs ;
- des alliances régionales solides ;
- et une préparation populaire capable de soutenir les périodes de transformation historique.

La crise sénégalaise constitue ainsi un moment important pour toute l’Afrique. Elle révèle que les mouvements souverainistes arrivent désormais à une étape décisive : celle où les slogans doivent se transformer en doctrine concrète de gouvernement.
Car le véritable enjeu historique n’est pas simplement de remplacer des dirigeants. Il est de construire des États capables de défendre durablement la souveraineté populaire dans un système mondial encore profondément inégal.

Innocent GNELBIN
Président de Force aux Peuples
Essayiste et Militant Progressiste.

     ✍️Message de Force aux Peuples à l’occasion de la fête des mères – Dimanche 31 maiEn ce dimanche 31 mai, consacré à...
31/05/2026





✍️Message de Force aux Peuples à l’occasion de la fête des mères – Dimanche 31 mai

En ce dimanche 31 mai, consacré à la célébration des mères, Force aux Peuples, parti politique ivoirien de la gauche progressiste, s’incline avec respect et admiration devant toutes les mères de Côte d’Ivoire et d’ailleurs.

À nos militantes, à nos sympathisantes, et à toutes les mères, connues ou anonymes, qui portent chaque jour sur leurs épaules le poids silencieux de nos sociétés, nous adressons un message de reconnaissance profonde.

Dans un contexte économique et social marqué par la cherté de la vie, la précarité de l’emploi, les difficultés d’accès aux soins, à l’éducation et à une dignité sociale pleinement assumée, les mères demeurent les piliers invisibles mais essentiels de la nation. Elles nourrissent, éduquent, résistent et espèrent, souvent dans des conditions éprouvantes.
Force aux Peuples veut aujourd’hui dire clairement : nous vous voyons, nous vous entendons, et nous nous engageons.

Nous nous engageons à porter et à défendre des réformes structurelles profondes visant à transformer durablement vos conditions de vie :
une économie plus juste, qui valorise le travail des femmes et sécurise leurs revenus,
un accès renforcé aux services sociaux de base, notamment la santé maternelle et infantile,
une politique d’autonomisation réelle des femmes par l’éducation, la formation et le financement des activités génératrices de revenus,
et une protection sociale élargie pour que la maternité ne soit plus une charge subie mais une force pleinement soutenue par la République.

La fête des mères ne doit pas être seulement un moment d’hommage symbolique. Elle doit être un rappel politique et moral : aucune société ne peut se développer en laissant ses mères dans la vulnérabilité et l’injustice.
À vous, mères de Côte d’Ivoire, nous disons : les jours difficiles ne sont pas une fatalité. Ils doivent être et seront combattus par des choix politiques courageux, portés par une vision de justice sociale et de dignité humaine.

Force aux Peuples vous souhaite une bonne fête des mères, empreinte de respect, de solidarité et d’espérance.
Force à vous,
Force Aux Peuples

Déclaration de Force aux Peuples à la suite de l’abrogation du Code noir en FranceForce aux Peuples prend acte du vote i...
29/05/2026

Déclaration de Force aux Peuples à la suite de l’abrogation du Code noir en France

Force aux Peuples prend acte du vote intervenu à l’Assemblée nationale française visant à abroger formellement les dernières survivances juridiques du Code noir, texte qui constitua pendant des siècles l’un des fondements légaux de l’esclavage colonial et de la déshumanisation organisée de millions d’Africains.

Cette décision possède une portée historique, morale et symbolique importante.

Elle constitue une reconnaissance explicite du caractère inacceptable d’un système qui transforma des êtres humains en marchandises, organisa leur exploitation et contribua à l’accumulation des richesses ayant servi au développement des puissances coloniales occidentales.

Nous saluons donc tout acte politique allant dans le sens de la vérité historique, de la mémoire et de la dignité humaine.

Mais Force aux Peuples rappelle avec lucidité qu’une abrogation symbolique, aussi importante soit-elle, ne saurait à elle seule solder les conséquences historiques, économiques et géopolitiques héritées de plusieurs siècles d’esclavage, de colonisation et de dépendance structurelle.

Dans une lecture des faits et de l'histoire, le Code noir n’était pas uniquement un texte juridique. Il fut l’expression d’un système économique mondial fondé sur l’exploitation, l’extraction des richesses et la hiérarchisation des peuples au profit de centres de puissance économique et financière.

La question fondamentale posée aujourd’hui n’est donc pas seulement celle de la disparition d’un texte ancien, mais celle de la persistance éventuelle, sous des formes modernes, de rapports inégaux de domination économique, technologique, monétaire et culturelle.

Les peuples africains continuent d’affronter :
- la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières ;
- les déséquilibres des échanges internationaux ;
- la faiblesse de leur industrialisation ;
- l’emprise des logiques financières mondiales ;
- ainsi que les effets durables de siècles d’accumulation inégale.

Force aux Peuples estime donc que la véritable réparation historique ne peut être uniquement mémorielle. Elle doit également ouvrir un débat sérieux sur :
- la souveraineté économique des peuples ;
- la maîtrise des ressources stratégiques ;
- l’industrialisation de l’Afrique ;
- la justice dans les relations économiques internationales ;
- l’accès équitable aux technologies ;
- et la démocratisation réelle de l’ordre mondial.

Néanmoins, nous affirmons également avec responsabilité que les défis africains contemporains ne peuvent être attribués uniquement aux héritages extérieurs. Les peuples africains doivent aussi affronter leurs propres contradictions internes :
- corruption ;
- prédation économique ;
- fragilité institutionnelle ;
- concentration excessive des richesses ;
- et insuffisances de gouvernance.

La construction d’une Afrique souveraine, moderne et prospère exige donc à la fois :
- une transformation des rapports internationaux ;
- et une profonde exigence démocratique, sociale et éthique au sein même de nos États.

Force aux Peuples réaffirme enfin son engagement pour une société fondée sur :

- la dignité humaine ;
- la souveraineté populaire ;
- la justice sociale ;
- le progrès scientifique ;
- et le partage équitable des richesses.

L’Histoire ne doit pas seulement être commémorée.
Elle doit éclairer les combats du présent et les responsabilités de l’avenir.

Marc Sinclair Assohou
Vice-président
Porte-parole principal de Force aux Peuples

Les richesses produites par les sociétés modernes sont largement suffisantes pour garantir la dignité humaine à tous, si...
28/05/2026

Les richesses produites par les sociétés modernes sont largement suffisantes pour garantir la dignité humaine à tous, si elles cessent d’être accaparées par une minorité.

Cette idée n’est pas utopique. Elle repose sur une réalité objective.
Jamais l’humanité n’a produit autant de richesses. Jamais les capacités technologiques n’ont été aussi avancées. Jamais les moyens de production n’ont été aussi puissants.
Et pourtant la pauvreté persiste ;
- les travailleurs s’appauvrissent ;
- les jeunes vivent dans l’incertitude ;
- les services publics se dégradent ;
- les États perdent leur autonomie.

Pourquoi ?
Parce que la question centrale n’est pas celle de l’absence de richesse, mais celle de sa répartition et de son contrôle.

Innocent GNELBIN
I.G

     ✅ Célébration de la fête de la Tabaski:le mot de Force Aux Peuples En ce jour sacré de la Tabaski,Force aux Peuples...
27/05/2026





✅ Célébration de la fête de la Tabaski:le mot de Force Aux Peuples

En ce jour sacré de la Tabaski,
Force aux Peuples adresse ses vœux les plus fraternels, les plus sincères et les plus engagés à l’ensemble de la communauté musulmane de Côte d’Ivoire et d’ailleurs.

La Tabaski est bien plus qu’une célébration : elle est le symbole vivant de la foi, du sacrifice, du partage et de l’obéissance aux valeurs divines. Elle nous rappelle que les grandes nations se bâtissent dans l’effort, la solidarité et la capacité de chacun à faire passer l’intérêt collectif avant les intérêts individuels.

Dans un contexte où notre pays aspire à plus de justice sociale, de paix durable et de souveraineté réelle, nous appelons à puiser dans l’esprit de la Tabaski la force morale nécessaire pour renforcer notre cohésion nationale et raviver l’espérance d’un avenir plus équitable pour tous.
Que cette fête soit pour chaque famille une source de bénédictions, de paix et de prospérité.
Que les sacrifices consentis aujourd’hui ouvrent la voie à des lendemains de dignité retrouvée, de justice affirmée et de fraternité consolidée.

Force aux Peuples réaffirme son engagement indéfectible aux côtés de toutes les communautés pour bâtir une Côte d’Ivoire unie, solidaire et résolument tournée vers le progrès partagé.

Très belle fête de la Tabaski à toutes et à tous.
FORCE AUX PEUPLES
Pour la dignité, la justice et la souveraineté des peuples.
Le Sercom

Tribune Politique Pourquoi je soutiens Jean-Luc Mélenchon :Pour une Internationale des peuples souverains, du progrès so...
26/05/2026

Tribune Politique
Pourquoi je soutiens Jean-Luc Mélenchon :
Pour une Internationale des peuples souverains, du progrès social et de la paix

Dans un monde où la politique semble de plus en plus confisquée par les marchés financiers, les multinationales et les intérêts géostratégiques des grandes puissances, soutenir une voix politique devient un acte idéologique, mais aussi un choix de civilisation.

Si je soutiens Jean-Luc Mélenchon, ce n’est ni par fascination pour la politique française, ni par alignement mécanique sur un courant étranger. Je le soutiens parce qu’à travers son combat politique se retrouve une ligne de fracture fondamentale de notre époque : celle qui oppose les peuples à l’oligarchie financière mondialisée, la souveraineté populaire à la confiscation technocratique du pouvoir, et la paix entre les nations aux logiques impériales de domination.
Et cette fracture traverse également la Côte d’Ivoire.

monde contemporain : la crise d’un système

Depuis plusieurs décennies, le capitalisme financiarisé a profondément transformé les rapports humains, les États et les démocraties. Les grandes décisions économiques ne sont plus prises prioritairement selon les besoins des peuples, mais selon les exigences des marchés financiers, des agences de notation, des fonds d’investissement et des grandes puissances économiques.

Les conséquences sont visibles partout :
- explosion des inégalités ;
- précarisation des classes populaires ;
- destruction progressive des services publics ;
- dépendance des États vis-à-vis des institutions financières ;
- marchandisation de secteurs essentiels comme la santé, l’éducation, l’eau ou l’énergie ;
- affaiblissement de la souveraineté démocratique.

Dans de nombreux pays, les élections existent encore, mais les marges réelles de transformation politique deviennent de plus en plus étroites, tant les centres de décision économique se sont déplacés hors du contrôle populaire.
Cette réalité n’épargne ni l’Europe, ni l’Afrique.

En Afrique particulièrement, la domination économique se prolonge souvent sous des formes nouvelles : dette, dépendance monétaire, accords déséquilibrés, captation des matières premières, influence des multinationales, ingérences diplomatiques ou sécuritaires.

La question fondamentale devient alors ; les peuples gouvernent-ils réellement leur destin, ou les États sont-ils devenus les gestionnaires locaux d’un ordre économique mondial qui les dépasse ?

Mélenchon représente une rupture politique majeure

Ce qui rend le parcours de Jean-Luc Mélenchon important, ce n’est pas uniquement son positionnement à gauche. D’autres se revendiquent de la gauche tout en accompagnant les logiques néolibérales.
Ce qui le distingue est ailleurs :
- la critique constante du pouvoir de la finance ;
- la défense de la souveraineté populaire ;
- le refus de l’alignement géopolitique automatique ;
- la priorité donnée au partage des richesses ;
- la volonté de replacer l’humain avant les marchés.

Dans une époque dominée par le langage technocratique et la résignation économique, Mélenchon a remis au centre une idée fondamentale ; les richesses produites par les sociétés modernes sont largement suffisantes pour garantir la dignité humaine à tous, si elles cessent d’être accaparées par une minorité.

Cette idée n’est pas utopique. Elle repose sur une réalité objective.
Jamais l’humanité n’a produit autant de richesses. Jamais les capacités technologiques n’ont été aussi avancées. Jamais les moyens de production n’ont été aussi puissants.
Et pourtant :
- la pauvreté persiste ;
- les travailleurs s’appauvrissent ;
- les jeunes vivent dans l’incertitude ;
- les services publics se dégradent ;
- les États perdent leur autonomie.

Pourquoi ?
Parce que la question centrale n’est pas celle de l’absence de richesse, mais celle de sa répartition et de son contrôle.

’Afrique face au paradoxe de l’abondance

L’Afrique est probablement l’illustration la plus brutale de cette contradiction historique.
Notre continent possède :
- des ressources minières considérables ;
- des terres agricoles immenses ;
- une population jeune ;
- un potentiel énergétique majeur ;
- des matières premières stratégiques indispensables au monde moderne.

Et pourtant, une grande partie de nos populations demeure dans la précarité.

Ce paradoxe révèle un problème structurel ; les richesses africaines sont encore insuffisamment domestiquées au profit des peuples africains eux-mêmes.

Pendant longtemps, les élites africaines ont été formées à administrer des économies dépendantes plutôt qu’à construire des économies souveraines.
La Côte d’Ivoire elle-même demeure largement enfermée dans un modèle où :
- nous exportons des matières premières brutes ;
- nous importons des produits transformés ;
- nous dépendons fortement des capitaux extérieurs ;
- notre souveraineté économique reste limitée.

Or aucun peuple ne peut durablement être libre sans souveraineté économique.

paix comme exigence politique

Une autre raison essentielle de mon soutien à Mélenchon est sa défense constante de la paix internationale et du droit des peuples.
Dans un monde marqué par les guerres, les tensions géopolitiques et les logiques de blocs, il est devenu dangereux de défendre une position indépendante. Beaucoup préfèrent l’alignement.
Pourtant, la paix ne peut exister sans respect du droit international et sans reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Le monde a besoin :
- de coopération plutôt que de domination ;
- de diplomatie plutôt que d’escalade militaire ;
- d’équilibre multipolaire plutôt que d’hégémonie.

L’Afrique doit également sortir de sa position d’objet géopolitique pour devenir un véritable sujet historique et diplomatique.

Nous refusons que notre continent soit un terrain d’affrontement entre puissances, une réserve de matières premières, ou un marché captif.

cela concerne directement la Côte d’Ivoire.
En Côte d’Ivoire, la question politique fondamentale n’est pas simplement celle des personnes ou des alternances électorales.
La véritable question est quel modèle de société voulons-nous construire ?

Voulons-nous une économie extravertie dépendante ; ou une économie productive et souveraine ?
Voulons-nous un État soumis aux intérêts financiers ; ou un État stratège au service du peuple ?
Voulons-nous une démocratie de façade ; ou une souveraineté populaire réelle ?

Nous portons une conviction simple : la Côte d’Ivoire doit entrer dans une nouvelle étape historique fondée sur :
- la souveraineté économique ;
- la justice sociale ;
- la transformation locale des richesses ;
- la planification stratégique ;
- la participation populaire ;
- et le partage du progrès.

Nous croyons qu’un pays ne devient pas développé parce qu’une minorité devient immensément riche pendant que la majorité survit difficilement.
Le véritable développement est celui qui réduit les inégalités, élève le niveau de vie général ; garantit l’accès à la santé, à l’éducation et à l’emploi ; protège la dignité humaine.

nouvelle conscience progressiste africaine

Notre génération politique africaine doit sortir d’un double piège : le suivisme néolibéral et les slogans pseudo-révolutionnaires sans projet économique crédible.

Nous avons besoin d’une gauche moderne :
- souverainiste sans xénophobie ;
- populaire sans populisme vide ;
- progressiste sans déconnexion culturelle ;
- panafricaine sans romantisme stérile ;
- démocratique sans soumission oligarchique.

C’est cette voie que nous voulons construire.
Non pas contre les peuples européens. Non pas contre la France. Non pas contre l’Occident.
Mais contre toutes les formes de domination qui empêchent les peuples de décider librement de leur avenir.

une convergence internationale des peuples

Le XXIe siècle ne pourra être stable si les richesses continuent d’être captées par une minorité mondiale pendant que les peuples subissent :
- austérité ;
- chômage ;
- guerres ;
- inflation ;
- déclassement social ;
- destruction des solidarités.

Les peuples ont besoin d’une nouvelle espérance politique.
Cette espérance passera nécessairement par :
- davantage de souveraineté populaire ;
- davantage de justice sociale ;
- davantage de coopération internationale ;
- davantage de contrôle démocratique de l’économie.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit notre combat politique en Côte d’Ivoire.
Et c’est pour cela que nous regardons avec intérêt les combats portés par Jean-Luc Mélenchon et les forces progressistes qui, partout dans le monde, refusent la fatalité néolibérale.
Car au fond, le combat est universel ; remettre la richesse, l’État et la démocratie au service des peuples.

Et l’Afrique devra y prendre toute sa place.

Innocent Gnelbin
Président de Force aux Peuples
Essayiste et Militant Progressiste

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Abidjan

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