ANEC Alliance Nationale pour l'Emergence du Cameroun : "Le Cameroun n'est pas mort, il dort".
(6)

02/03/2026

𝗟𝗲 𝗯𝗶𝗰 𝗼𝘂 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝗶𝗰𝗼𝘁𝘁𝗲 ⁉️

Le maitre impressionnant de Samba Diallo a profondément marqué des générations d'écoliers africains par sa sévérité .

Certains font encore des cauchemars au souvenir de leur instituteur maniant le fouet avec le même entrain que maître Thierno dans 𝗹'𝗮𝘃𝗲𝗻𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗮𝗺𝗯𝗶𝗴𝘂ë de 𝗖𝗵𝗲𝗶𝗸𝗵 𝗛𝗮𝗺𝗶𝗱𝗼𝘂 𝗞𝗮𝗻𝗲 .

Si certaines choses ont changé ,notamment le libéralisme qui donne plus de voix à l'enfant et les nouvelles technologies facilitant la communication entre l'école et la maison , d'autres habitudes sont tenaces .

Du fait de la résistance des éducateurs soutenus par un grand nombre de parents , la fessée éducative persiste. Qui aime bien chatie bien dit-on .
𝗟'𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗶𝗱é𝗮𝗹 𝗱𝗲𝗺𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗰𝗲𝗹𝘂𝗶 𝗾𝘂𝗶 𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗯𝗶𝗰 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗺𝗮𝗶𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝗶𝗰𝗼𝘁𝘁𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹'𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 ❗️

𝕃𝕖 𝕔𝕠𝕟𝕥𝕖𝕩𝕥𝕖

A l'école comme dans toute organisation , toute règle prévoit une sanction à l'encontre de celui qui l'enfreint . La punition d'un enfant a trois objectifs :

- le décourager à recommencer

- éviter que les autres ne soient tentés de l'imiter

- réparer la faute commise .

La chicotte à l'école ou à la maison peut être une branche d'arbre , un tuyau en plastique , une ceinture , une babouche, une règle en bois ou en fer , une liane .Les options sont multiples .

Elle est appliquée aux fesses , sur la palme de la main , sur les doigts , et parfois , lorsque l'adulte se laisse emporter au dos ou sur la tête.
L'effet est généralement immédiat ; un moment de calme et d'attention propice à la l'assimilation d'une leçon . Vraiment ?

𝕃𝕖 𝕣𝕖𝕧𝕖𝕣𝕤

En son article 35 , la loi d'avril 1998 portant orientation de l'éducation au Cameroun stipule que " l'intégrité physique et morale de l'enfant est garantie dans le système éducatif " . pour faire simple " la fessée éducative est interdite .

Avec l'usage de la punition corporelle se pose toujours la question de son utilité et de son risque . Une écolière ne comprenant pas une règle de grammaire aura-t-elle l'esprit plus ouvert si sa maîtresse se tient derrière elle avec un bâton ?

" 𝗟𝗲 𝘁𝘂𝘆𝗮𝘂 à 𝗴𝗮𝘇 𝗲𝘀𝘁 𝘁 𝗶𝗹 𝘂𝗻 𝗮𝘂𝘅𝗶𝗹𝗶𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗽é𝗱𝗮𝗴𝗼𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗹𝗶𝗳𝗶é ❓ "

Celui qui bastonne est-il informé du risque d'accident ? Les responsables de l'école ou les parents sont-ils certains que l'enfant sévèrement puni l'est pour une faute commise ou parce que l'instituteur traine depuis chez lui avec un problème qui le tracasse ?

La dérive est commune et le châtiment bascule facilement à la maltraitance .
« Paradoxalement, lorsque la direction du Centre Educatif Montessori Bastos a proscrit les châtiments corporels en 2014, ce sont les parents d'élèves qui ont manifesté la résistance la plus vive. »

Le 24 février 2004 , Madame Panga , professeure d'espagnol au lycée de Mendong , Yaoundé n'est surement pas venue en classe avec un envie de meurtre . Cependant , le violent coup qu'elle assena à la nuque de l'élève Paul Daniel Ambassa de 15 ans lui causa une hémorragie interne et causa sa mort quelques heures plus t**d .

Au-delà des conséquences physiques immédiates , des séquelles psychologiques à long terme ont été démontrées . Le mineur qui subit des violences profondes est plus susceptible de devenir un adulte violent .

De surcroît , l'usage récurrent du fouet a tendance à immuniser l'individu . En s'habituant à la douleur et à l'humiliation, il se rebelle et devient indifférent à toute réprimande . La punition aura alors produit l'effet inverse .

𝔸𝕚𝕝𝕝𝕖𝕦𝕣𝕤

Si 𝗲𝗻 𝗪𝗼𝗹𝗼𝗳 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝘁 "𝗬𝗮𝗿" 𝘀𝗶𝗴𝗻𝗶𝗳𝗶𝗲 à 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗶𝘀 "𝗯â𝘁𝗼𝗻" 𝗲𝘁 "é𝗱𝘂𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻" , l'Afrique n'est pas exceptionnelle en matière de punition corporelle infantile . Le monde reste partagé sur la question . Le châtiment physique à l'école est illégal dans 128 pays .

Tandis que la Pologne , pionnière l'a proscrit depuis 1793 , bon nombre de nations ne se sont penchées sur la question qu' à partir des années 1970 . Certaines telles que le Cameroun , la Chine ou la Corée restent ambiguës ; interdisant officiellement elles laissent faire tant qu'un incident majeur n'oblige à sévir .


A Singapour , la fessée autorisée et même encouragée pour les garçons est strictement interdite à l'encontre des filles .

Les états unis d'Amérique comme toujours sont divisés ; une moitié des états , essentiellement démocrates du nord proscrivent le châtiment corporel à l'école tandis que ceux du Sud, en majorité républicains le permettent .

De l'Angola au Qatar , dans 76 pays du monde il n'existe aucune prohibition légale en la matière . Et tout ce que la loi n'interdit pas est permis . Donc dans une grande partie de la planète , en 2026 , 𝙡𝙖 𝙫𝙞𝙚 𝙨𝙘𝙤𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙘'𝙚𝙨𝙩 𝙚𝙣𝙘𝙤𝙧𝙚 𝙡𝙖 𝙗𝙖𝙨𝙩𝙤𝙣𝙣𝙖𝙙𝙚 ...

source : - 𝘾𝙡𝙪𝙗 𝙋𝙚𝙧𝙨𝙥𝙚𝙘𝙩𝙞𝙫𝙚 - 𝘾𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙀𝙙𝙪𝙘𝙖𝙩𝙞𝙛 𝘽𝙖𝙨𝙩𝙤𝙨
Centre-educatif.org

01/12/2025
DIASPORA , LE CAMEROUN EN MINIATURE .Lorsque le président Ahidjo signe la loi n 1968-LF-3 du 11 juin 1968, portant sur l...
02/09/2023

DIASPORA , LE CAMEROUN EN MINIATURE .

Lorsque le président Ahidjo signe la loi n 1968-LF-3 du 11 juin 1968, portant sur le code de la nationalité, dont l’article 31 prohibe de fait la binationalité, la construction de l’unité nationale du jeune Etat est la justification évoquée. La première dame d’alors, madame Germaine Ahidjo en raison de son origine paternelle française, comptait parmi ceux qui durent renoncer à une part de leur héritage pour embrasser exclusivement la citoyenneté camerounaise.
Dans le même esprit, la nécessité de rapprocher les classes sociales et les tribus de la nation servit en 1966 de prétexte pour imposer le parti unique, l’Union Nationale camerounaise (UNC).

Depuis, le pays a mûri, des citoyens camerounais, nés après l'indépendance, ont donné naissance à des enfants loin de leurs villages. La république est devenue un melting pot suffisamment solide pour permettre le retour au système de multipartisme. La question de loyauté à la nation ne se pose plus. C'est pour cela que le chef de l'État peut se permettre de nommer Ambassadeur itinérant un valeureux fils de la nation sans que sa seconde nationalité, française, ne fasse ombrage. Personne ne conteste l’autorité du chef Etoudi qui a par ailleurs été capitaine de l’équipe française de tennis. Le peuple n’a pas boudé les médailles de sa seule athlète double championne olympique au triple saut, malgré son allégeance aux pays des Gaulois.

Du Pichichi au prince des montagnes de Nkongsamba, nombreux sont les sportifs, les artistes et les personnalités demeurés camerounais dans le cœur et par la loi qui sillonnent le monde munis de passeports d’autres pays.
Les autorités nationales cautionnent cette posture, car le rayonnement du pays est jugé hautement plus important que quelques considérations administratives.
En revanche, des milliers de nos concitoyens anonymes, doivent toujours demander une autorisation et fournir une justification pour chaque séjour sur la terre de leurs ancêtres. Le motif : l’acquisition d’une autre citoyenneté fait automatiquement d’eux des “anciens camerounais”.

Fautes de statistiques officielles, il est difficile de chiffrer le nombre de Camerounais résidents à l’étranger. Les autorités américaines avancent le chiffre de 60.000 sur leur territoire, tandis que les organisations associatives les estiment au double. En France, les compatriotes de Manu Dibango sont des immigrés des années quarante, leurs enfants et petits enfants, des expatriés récents légaux et clandestins. Diverses sources les chiffrent entre 200.000 et 300.000 âmes. L’ambassade du Cameroun à Paris dénombre plus de 400 associations dûment déclarées de ses ressortissants. L’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique, la Suisse, l’Italie, l'Espagne et le Canada sont d’autres territoires où notre diaspora se compte en milliers d’individus.

Toutefois, malgré la grande résonance, la communauté camerounaise en occident est loin d’être la plus importante. Il est commun de considérer les ressortissants africains dans d’autres pays du continent noir autrement que des migrants. Pourtant, au Nigeria, au Gabon, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Afrique du Sud, le nombre total de Camerounais pourrait bien dépasser le million. Chez nos voisins directs, on peine à distinguer les citoyens des étrangers.
Après tout, les frontières délimitant les pays africains ne tiennent pas compte des spécificités locales. Lorsqu’en 1884 les puissances coloniales se réunirent à la Conférence de Berlin pour décider du partage de l’Afrique, les peuples et rois des futures colonies ne furent pas conviés.
Résultat : aujourd’hui encore, les membres d’une même famille transfrontalière requièrent des visas pour se fréquenter. Parce que Berlin a dit.

En résumé, selon les données disponibles, la diaspora camerounaise avec plus d’un million d'âmes est plus importante que la population de la région de l’Est ou de celle du Sud. Elle transfère annuellement plus de 300 milliards de francs Cfa à l’économie nationale ; soit autant que les recettes d'exportation du Cacao. Elle est bien organisée grâce à des milliers d’associations. Elle est implantée dans plus d’une centaine de pays et représentée par tous les groupes ethniques de la nation. Si le Cameroun est une Afrique en miniature, la diaspora camerounaise est le Cameroun en miniature. C’est la région hors frontière. Partout, elle fait rayonner le Cameroun dans les universités, les hôpitaux, les compétitions sportives, les événements culturels, les petites et grandes entreprises. En même temps, elle démontre chaque jour son rattachement à la mère patrie.

Pour des raisons économiques, familiales, professionnelles ou politiques, les enfants du pays quittent le nid familial sans pour autant couper le cordon ombilical. De Quito en Equateur, à Kuala Lumpur en Malaisie, on trouve un coin ou des Bantous parlent fort, mangent le ndolè ou le Eru, écoutent de vieux makossa en critiquant Paul Biya ou les lions indomptables. De temps à autre, ils invitent un artiste du pays pour se rappeler qu’ils viennent aussi de quelque part. La diaspora est le premier investisseur extérieur dans notre pays ; devant la France et la Chine. Pour nombre de familles, elle est le dernier recours ou l’assurance-maladie.

Les fanatiques du ballon rond comprennent depuis que des joueurs étrangers se naturalisent afin de libérer dans leur club la place d’extra-communautaire. La question de la nationalité se pose également pour :
Des entrepreneurs souhaitant soumissionner à certains marchés publics.
Les travailleurs qualifiés candidats à des postes dans la fonction publique.
Les épargnants désirant acquérir du terrain.
Les résidents qui sollicitent certains types de crédits.
La libre circulation dans les pays voisins.

Ainsi, pour nombre de nos concitoyens expatriés, l’acquisition d’une seconde nationalité n’est pas un caprice, mais une nécessité.

Il fut un temps où les nations du monde réclamaient de leurs citoyens des gages de loyauté. Mais aujourd’hui, la paix entre voisins est la norme. La globalisation du commerce et des services a fait tomber les frontières. Le multiculturalisme n’est plus une épouvante. Les ¾ des pays du monde ont fait évoluer leurs lois pour permettre la plurinationalité. Chez nos voisins africains, comme le Sénégal, la diaspora est vue comme un atout. Des actions sont menées pour exploiter au mieux son potentiel. Le Mali dispose depuis longtemps du Ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine.

Des milliers de binationaux camerounais jouent à cache-cache, jonglent avec les passeports et passent par des escales accommodantes pour rentrer chez eux. Une actualisation de la loi sur la nationalité, vieille de 65 ans ne ferait que légaliser un état de fait.On ne peut pas vivre ensemble en excluant les nôtres. Le Cameroun en miniature demande à garder le lien avec la mère patrie.
Plus sur: https://anec-cameroun.org/

ABOUT NATIONAL IDENTITYHow could a Bamoun, passionate about Makossa and Duala learn this language? His options are very ...
26/07/2023

ABOUT NATIONAL IDENTITY

How could a Bamoun, passionate about Makossa and Duala learn this language? His options are very limited. There are certainly a few irregular courses here and there which will not take him very far. There are certainly a few irregular courses here and there which will not take him very far. especially online.

What do we Cameroonians know about the foods we eat daily? What are their origins? How did we adopt them?

What can we say with certainty about the rites we practice? Traditions to which we conform?

African history and culture have traveled through time through oral tradition. Only, from one tale to another, the story changes. After several generations, the original version fades. In addition, inter-ethnic friction since independence has created a din around oral transmission. We know less and less about ourselves. We do not understand the sensitivities of our fellow citizens. Ignorance complicates coexistence.
Rio dos Camaroes is the story of diverse peoples who cohabited more or less peacefully in spaces without borders until a foreign power came to regroup them into a single entity.

Thus, ethnic groups independent of each other found themselves under the leadership of the same leader, with a flag, a motto, the same destiny.

As early as 1930, children from the Bamoun kingdom had to learn to sing, in French, a hymn composed in the distant country of Foulassi. Only, from one tale to another, the story changes.

The new “citizens”, from the four corners of the country, ordered to build a nation together did not know each other.

The ambition of the National Alliance is to work for the formation of a brotherhood which will be the basis of our Fatherland. It is the cultural ties, traditions, customs and beliefs that we shared before the arrival of Fernando Po that constitute the cement of our national unity.
Read more on : https://anec-cameroun.org/blog/article/identite-nationale

The Mother's BankIn 1974, Professor Muhammad Yunus of the University of Chittagong, Bangladesh set up a micro-credit sys...
11/07/2023

The Mother's Bank

In 1974, Professor Muhammad Yunus of the University of Chittagong, Bangladesh set up a micro-credit system, Grammencredit, to enable women on very low incomes to access financing without collateral.

Loans were granted, not to individuals, but to groups jointly and severally liable. The guarantee was mutual trust within the social circle.

Hundreds of thousands of micro-entrepreneurs were thus able to create their structures and the reimbursement rate was much higher than that of the traditional banking system.

In Cameroon in 2023, the situation is similar. Young people who find themselves in the ranks of unemployment or underemployment by the millions hear all day long that self-entrepreneurship is the only way out. However, there is no mechanism allowing them to access financing without collateral.

At the same time, their mothers, from all social backgrounds, are each a member of one or more meetings where the tontines are essential.

ANEC's plan is to use existing structures and strong bonds of trust within mothers' meetings to inject capital to fund their sons and daughters.

Economic elites, working in concert with party authorities, make contributions to the tontine coffers in proportion to the contributions of mothers. The latter choose the projects they consider viable among those of their own children and collectively grant the loans.

The ANEC organization provides structural frameworks for the operation of the system and connects donors and meetings. Each meeting is an independent bank of mothers who manage the funds. There is little to teach them about it since they have always done it.
Read more in : https://anec-cameroun.org/blog/article/la-banque-des-meres

Le Programme d'Éducation Citoyenne.À l’origine de la fondation de notre formation politique , fut le constat que de nomb...
26/06/2023

Le Programme d'Éducation Citoyenne.

À l’origine de la fondation de notre formation politique , fut le constat que de nombreux acteurs économiques, académiques et formateurs d’opinions , y compris les membres créateurs de l’ANEC , sont absents du processus électoral de notre pays.

Nombreux sont nos concitoyens qui se contentent de discussions sans conséquences dans des cercles privés. Ils ne sont pas inscrits sur les listes électorales et ignorent tout du suffrage.

Nous estimons que le premier devoir d’une formation politique comme la nôtre est d’instruire la population sur la chose publique. Notre démocratie sera plus efficace lorsque la grande majorité de l'électorat participera activement à la vie politique.

IDENTITE NATIONALEComment est-ce qu’un Bamoun, passionné de Makossa et de Duala pourrait-il apprendre cette langue ? Ses...
20/06/2023

IDENTITE NATIONALE

Comment est-ce qu’un Bamoun, passionné de Makossa et de Duala pourrait-il apprendre cette langue ? Ses options sont très limitées. . Il y a certes quelques cours irréguliers çà et là qui ne le mèneront pas très loin. surtout en ligne.

Que savons-nous, Camerounais des mets que nous consommons quotidiennement ? Quelles sont leurs origines ? Comment les avons-nous adopté ?

Que pouvons-nous dire avec certitudes des rites que nous pratiquons ? Des traditions auxquelles nous nous conformons ?

L’histoire et la culture africaine ont traversé le temps à travers la tradition orale. Seulement, d’un conte à un autre, le récit change. Au bout de plusieurs générations, la version originale s’estompe. De surcroît , les frottements inter-ethniques depuis l’indépendance ont créé un vacarme autour de la transmission orale . Nous en savons de moins en moins sur nous-même. On ne comprend pas les sensibilités de nos concitoyens. L’ignorance complexifie la coexistence.
Rio dos Camaroes, c’est l’histoire de peuples divers qui cohabitaient plus ou moins pacifiquement dans des espaces sans frontières jusqu’à ce qu'une puissance étrangère vienne le regrouper en une entité unique.

Ainsi, des ethnies indépendantes les unes des autres se retrouvèrent sous la houlette d’un même chef, avec un drapeau, une devise, une même destinée.

Dès 1930, des enfants du royaume Bamoun devaient apprendre à chanter, en français un hymne composé dans la contrée lointaine Foulassi. Seulement, d’un conte à un autre, le récit change.
lire plus sur : https://anec-cameroun.org/manager/blog/update/article/identite-nationale

While Waiting for the Gouverment.The state budget of Cameroon for the fiscal year 2023 has been set at 5600 billion CFA ...
13/06/2023

While Waiting for the Gouverment.

The state budget of Cameroon for the fiscal year 2023 has been set at 5600 billion CFA francs. ¾ of this budget is automatically allocated to unavoidable expenses: salaries of civil servants, debt service, operating costs of public administration.

There is less than 1500 billion Francs of room for manoeuvre. If this manna was shared equally between the more than 26 million Cameroonians, each would be entitled to less than 5,000 CFA francs monthly.

It goes without saying that the state cannot be a distributor of wealth. It must limit itself to its role of developer of conditions conducive to the creation of wealth.

On the other hand, the staffing needs of the Cameroonian public administration are around 350,000 civil servants according to the International Monetary Fund. This number was largely exceeded a long time ago. It is unimaginable that the state plays a significant role in absorbing the hundreds of thousands of young people who reach working age each year.

Clearly, the state is not a panacea. He can't help everyone, he can't recruit massively.

Since we are not offered anything, we have to help ourselves; let's give a little to ourselves.

It's unique, so scary. But we are left with no choice.

Cameroon is not dead, it is sleeping.

Read all on : https://anec-cameroun.org/blog/project/en-attendant-letat

Such a Long SleepHow does a French farmer with less than 100 dairy cows manage to pay himself a monthly salary of 1,300 ...
09/06/2023

Such a Long Sleep

How does a French farmer with less than 100 dairy cows manage to pay himself a monthly salary of 1,300 euros, or 800,000 CFA francs, while his Cameroonian colleague, with the same number of cows and a production identical in quality and quantity systematically end their months with less than 80,000 CFA francs? state agricultural policy.

How do the public administrations of Côte d'Ivoire or Gabon manage to pay 600,000 CFA francs to high school teachers or more than one million francs to junior doctors while their Cameroonian counterparts receive a third? The expansionist policy of the state.

Before 1990, professors at public universities in Cameroon had salaries of more than 600,000 CFA francs. This, while the liter of gasoline was at 180 CFA francs corresponds to a loan of 1,500,000 Francs today.

The comfortable incomes of hundreds of thousands of civil servants made them a middle class consumer of private sector products and services. The latter could in turn pay substantial wages to its workers, thus creating more consumers.

At the end of the 1990s, the deterioration in the prices of raw materials (cocoa, coffee) caused a drastic reduction in export revenues as well as a fiscal deficit. The Cameroonian state, running out of currency, had to seek help from the International Monetary Fund. He imposed his usual recipe, namely a reduction in public expenditure by reducing the number of civil servants accompanied by a cut in the salaries of the civil servants who remained.

A devaluation of the CFA franc followed soon after.

The productive sector has been deprived of a large proportion of its clientele. In the space of a few years, the battered Cameroonian economy found itself practically without a middle class.

Cameroon is not a special case. Many commodity-producing countries at some point in their history had to take the same path.

However, once the crisis period passed, they engaged in expansionist policies in order to wake up the economy. The salaries of civil servants followed by the minimum wage have been raised, investments in major infrastructure works have been implemented. Cameroon remained in a sleep of thirty years.

For national businessmen to develop businesses and industries, for the Cameroon Real Estate Company or other local property developers to build the thousands of badly needed homes, the country needs millions of wage earners who can spend 200, 400, 500 mils francs monthly for the payment of their accommodation or the purchase of consumer goods.

We borrowed 1500 billion for the organization of a three-week football tournament. This represents 100,000 CFA francs of additional monthly salary to 300,000 civil servants for 4 years.

Cameroon is not dead, it is sleeping.

Un Si Long Sommeil .  Comment est-ce qu'un fermier français, possédant moins de 100 vaches laitières arrive-t-il à se pa...
09/06/2023

Un Si Long Sommeil .

Comment est-ce qu'un fermier français, possédant moins de 100 vaches laitières arrive-t-il à se payer un salaire mensuel de 1300 euros, soit 800.000 F cfa tandis que son collègue camerounais, avec le même nombre de vaches et une production laitière identique en qualité et en quantité termine-t-il systématiquement ses mois avec moins de 80.000 F cfa ? La politique agricole de l’état.

Comment est-ce que les administrations publiques de Côte d'Ivoire ou du Gabon, parviennent-elles à payer 600.000 F cfa aux enseignants de lycées ou plus d’un million de francs au médecin débutants alors que leurs homologues camerounais perçoivent le tiers ? La politique expansionniste de l’état.

Avant 1990, les professeurs d’universités publiques au Cameroun avaient des salaires supérieurs à 600.000 Francs cfa . Cela , alors que le litre d’essence était à 180 F cfa correspond à prêt de 1.500.000 Francs d’aujourd’hui.

Les revenus confortables de centaines de milliers de fonctionnaires en faisaient une classe moyenne consommatrice de produits et services du secteur privé. Ce dernier pouvait à son tour payer des salaires conséquents à ses travailleurs, donc créer plus de consommateurs.

À la fin des années 1990, la détérioration des prix des matières premières (cacao, café) a occasionné une diminution drastique des revenus d’exportation ainsi qu’un déficit fiscal. L’état camerounais , à cours de devise dû solliciter l’aide du Fond Monétaire international. Celui-ci imposa sa recette habituelle à savoir une réduction des dépenses publiques par une baisse d’effectifs de la fonction publique accompagnée d’une coupure de salaires des fonctionnaires maintenus.
Une dévaluation du franc cfa a suivi peu après.

Le secteur productif s’est vu privé d’une large proportion de sa clientèle. En l’espace de quelques années, l’économie camerounaise exsangue s’est retrouvée pratiquement sans classe moyenne.

Le Cameroun n’est pas un cas à part. De nombreux pays producteurs de matières premières à un moment de leur histoire ont du emprunter le même chemin.

Toutefois, une fois passée la période de crise, ils se sont engagés dans des politiques expansionnistes afin de réveiller l’économie. Les salaires des fonctionnaires suivis du salaire minimum ont été rehaussés, des investissements en grands travaux d’infrastructures ont été implémentés. Le Cameroun lui est demeuré dans un sommeil de trente ans.

Pour que les hommes d’affaires nationaux développent des entreprises et industries, pour que la société immobilière du Cameroun ou d’autres promoteurs immobiliers locaux construisent les milliers de logements qui font cruellement défaut, le pays a besoin de millions de salariés en mesure de dépenser 200, 400, 500 mils francs mensuellement au paiement de leur logement ou à l’achat de biens de consommation.

Nous avons emprunté 1500 milliards pour l’organisation d’un tournoi de football de trois semaines. Cela représente 100.000 F cfa de salaire mensuel supplémentaire à 300.000 fonctionnaires pendant 4 ans.

Le Cameroun n’est pas mort, il dort.

Lire plus sur : https://anec-cameroun.org/blog/project/un-si-long-sommeil

Mangeons ensemble pour mieux "vivre ensemble".Un fonctionnaire camerounais en milieu de carrière, percevant 300.000 F cf...
06/06/2023

Mangeons ensemble pour mieux "vivre ensemble".

Un fonctionnaire camerounais en milieu de carrière, percevant 300.000 F cfa mensuel est un privilégié au regard de la majorité de ses concitoyens. S’il économise la totalité de son salaire pendant le reste de sa carrière , soit 15 à 20 ans, ça suffirait difficilement à payer les 65 millions de francs que coûte un véhicule TOYOTA PRADO. Pourtant, il voit tous les jours des collègues percevant le même salaire que lui ou même moins au volant de tels véhicules.

Les chauffeurs qui conduisent les Mercedes pour leur patron sont rarement payés plus de 80.000 F cfa par mois . Cependant, ils sont chargés des dépenses en carburant et en entretien de ces grosses cylindrées.
Des dépenses qui quintuplent leur salaire. Et malgré ces coûts, les voitures aux prix exorbitants pullulent dans les rues de Yaoundé, Douala, Bafoussam ou Garoua.

Des serveuses de restaurants huppés, payées 45.000 francs mensuels remettent plusieurs fois par jour aux clients des factures affichant le double ou le triple de leur salaire ; dépensé en une heure à peine.

Un agent de sécurité payé 39.000 francs par mois se retrouve parfois à protéger au risque de sa vie, une résidence d’un milliard, avec ses voitures de centaines de millions et ses patrons qui gardent à domicile des dizaines de millions en espèces.

Les inégalités existent dans tous les pays du monde. Partout, on trouve une petite classe de nantis servie par une immense classe de modestes. C’est le degré de modicité qui garantit ou non la paix sociale ou le vivre-ensemble dans une communauté.

Les riches des pays développés (suisse, France, Japon…) sont beaucoup plus fortunés que ceux de notre pays. Toutefois, bien malins, ils se sont assurés que leurs compatriotes moins fortunés disposent du minimum pour vivre décemment ; se nourrir, se loger, se soigner, s'éduquer, accéder à l’eau courante et à l’électricité. C’est pourquoi ils n’ont pas besoin de faire la propagande du “vivre-ensemble”.

Bien avant que les Européens ne montent de toute pièce cette entité que nous appelons “Cameroun”, nous cohabitions déjà presque pacifiquement. Nous épousons des cultures et traditions similaires.
Les familles de toutes ethnies consomment le Ndolè, le Eru ou le Sanga sans se poser de question sur leur origine .

Les célébrations se font naturellement à Garoua au rythme du Bikutsi, à Sangmelima ou à Bamenda au son du Makossa ou du Ben skin.
Chrétiens, musulmans et animistes participent indistinctement aux fêtes de Noël, au Ramadan ou aux cérémonies traditionnelles.

On se parle en français, anglais, fulfulde. On s’est inventé une langue nationale : le pidgin.
Bref, les Camerounais n’ont pas besoin d’un mode d’emploi du “vivre-ensemble”.

Dans notre pays, les seuls motifs de conflits entre personnes de la même ethnie ou d’ethnies distinctes sont presque toujours fonciers ou financiers.

Plutôt que de marteler des slogans sur le “vivre-ensemble”, on devrait simplement clarifier les conditions de partage des terres et du gâteau national.

Malgré les tensions, nous vivons depuis longtemps ensemble. Si nous mangions aussi ensemble, nous nous aimerions les uns les autres comme Jésus nous a aimé.

lire la suite sur : http://anec-cameroun.org/blog/article/mangeons-ensemble-pour-mieux-vivre-ensemble

Adresse

Rue Foe
Yaoundé

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque ANEC publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager