18/08/2026
𝐈𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭-𝐒𝐮𝐛𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐋𝐞 𝐌𝐢𝐧𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐁𝐚𝐧𝐪𝐮𝐞 C𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 P𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 M𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 E𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
Le Ministre du Commerce, 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚, a signé ce mardi 18 août 2026, une Convention de collaboration avec la Banque Camerounaise des Petites et Moyennes Entreprises (BC-PME),représentée par son Directeur général, 𝐀𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮 𝐇𝐚𝐦𝐚𝐧, en vue de la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH) dans le secteur du commerce.
La cérémonie s’est déroulée dans la Salle de Conférences du Ministère du Commerce en présence du Ministre de l'Élevage, des Pêches et des Industries Animales, 𝐃𝐫 𝐓𝐚ï𝐠𝐚, de Madame le Secrétaire Général du Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural, 𝐏𝐫 𝐆𝐫𝐚𝐜𝐞 𝐀𝐧𝐧𝐢𝐡 𝐌𝐛𝐨𝐧𝐠, représentant le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, et du Directeur Général de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (DGPAT) au Ministère de l'Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, 𝐙𝐨𝐮𝐭𝐞𝐧𝐞 𝐃𝐨𝐮𝐟𝐞𝐧𝐞, par ailleurs Coordonnateur national de la mise en œuvre du PIISAH.
Dotée d'une enveloppe de 400 millions de FCFA transférés par le Ministère du Commerce à la Banque des PME au titre de l'exercice 2026, cette convention intervient dans le prolongement des Hautes Instructions du Président de la République, 𝐒.𝐄 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐁𝐢𝐲𝐚, relatives à la mise en œuvre du PIISAH, annoncé dans son discours à la Nation du 31 décembre 2023. Le Plan s’inscrit dans les orientations de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND 30), notamment en matière de transformation structurelle de l’économie, de développement des chaînes de valeur locales et de souveraineté alimentaire. Pour le Ministre du Commerce, l’accord conclu avec la BC-PME traduit « la volonté commune de faire du commerce un véritable levier de transformation économique, de création de richesses et d’amélioration de la compétitivité des entreprises camerounaises ».
𝐏𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐢𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́
Le diagnostic posé par le Ministre du Commerce est clair. Le Cameroun dispose d’importantes potentialités agricoles, pastorales et halieutiques, mais continue de recourir aux importations pour satisfaire une partie substantielle de sa demande intérieure. L’objectif du PIISAH est donc de réduire progressivement cette dépendance en stimulant la production locale et en renforçant les chaînes de valeur nationales.
Mais une difficulté demeure : le passage de la production au marché. « Produire davantage ne suffit pas », a souligné 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚. Les productions nationales doivent pouvoir accéder aux marchés, être distribuées dans des conditions compétitives et répondre aux exigences de qualité, de traçabilité et de disponibilité des consommateurs. C’est précisément sur ce maillon que la convention avec la BC-PME entend agir.
Concrètement, le partenariat doit permettre d’accompagner les opérateurs économiques dans la structuration et la professionnalisation de leurs circuits de distribution. Les secteurs du riz, du maïs, de la farine, de l’huile de palme et du lait figurent parmi les filières concernées.
L’objectif est de favoriser l’émergence d’un tissu d’entreprises capables de prendre en charge les différentes étapes qui séparent la production de la consommation : transformation, conditionnement, stockage, logistique et distribution.
Dans cette perspective, la BC-PME apparaît comme un instrument de financement au service de la politique gouvernementale d’import-substitution. L’accompagnement financier et technique mis en place à travers cette Convention devrait contribuer à renforcer l’offre commerciale nationale, à améliorer l’approvisionnement des marchés et à accroître la compétitivité des entreprises camerounaises.
𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐢 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞
Au-delà du financement de quelques filières, la convention porte ainsi une ambition plus large : contribuer à asseoir la souveraineté alimentaire du pays. Le Gouvernement entend notamment encourager les opérateurs économiques à saisir les opportunités offertes par ce partenariat pour investir autant dans la production que dans la transformation, le conditionnement, la logistique et la distribution. Pour 𝐋𝐮𝐜 𝐌𝐚𝐠𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐫𝐠𝐚 𝐀𝐭𝐚𝐧𝐠𝐚𝐧𝐚, la mobilisation doit être collective. « La réussite du PIISAH repose sur une mobilisation collective de l’État, des organisations professionnelles et des entreprises », a-t-il relevé.
𝐂𝐞𝐥𝐜𝐨𝐦 𝐌𝐢𝐧𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞