01/06/2026
POUR 2027 FAUT SAVOIR ÉCOUTER LE PEUPLE CAMEROUNAIS
À ceux qui s’investissent véritablement pour l’alternance par les urnes, ayez ceci à l’esprit :
Le narratif de disqualification de l’adversaire politique qui consiste à l’envelopper de soupçons de copinage avec le régime est sans portée politique réelle. À bien y regarder, il sert juste à légitimer la fraude électorale. Et s’employer à déconstruire ce narratif est autant une perte de temps, ce d’autant qu’en communication, le démenti a toujours dix fois moins de portée que la diffamation elle-même. Lorsqu’on s’y intéresse, faut juste saisir la justice et la laisser faire. Sinon on court le risque de se mettre à la remorque des marchands de fakes qui se font des fortunes à en inventant chaque jours de plus spectaculaires.
En 2018 et 2025 les électeurs camerounais ont majoritairement accordé leurs suffrages au Président sortant (1er à chaque fois) et à ses anciens Ministres (2ème à chaque fois). Avoir copiner longtemps avec le régime au Cameroun est en fait sans conséquence négative. A bien des égards, c’est même un atout. La démission suffit largement pour naître de nouveau dans des délais très brefs.
D’ailleurs, ceux qui iront s’imaginer que ceux ont été classés 2ème l’ont été parce qu’ils ont démissionné du régime, font fausse route eux aussi. En 2020, le Peuple électeur a propulsé l’UNDP au 2ème rang à l’Assemblée. Nationale. Ce parti était encore un Parti allié et son Président en fonction au Gouvernement.
La victoire électorale, c’est la combinaison de certains de ces facteurs : le terrain, la proximité, les idées, le vote massif, la surveillance du vote, le back-up communautaire. Voilà l’essentiel.
CL