23/07/2026
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Participation de la République de Djibouti au Sommet extraordinaire de l'Union africaine sur la santé
Session extraordinaire de la Conférence de l'Union africaine.
Accra, République du Ghana, 21 et 22 juillet 2026
Les chefs d'État et de gouvernement, ministres de la Santé, décideurs, partenaires au développement et acteurs de la santé mondiale se sont réunis à Accra les 21 et 22 juillet 2026, à l'occasion du Sommet extraordinaire de l'Union africaine sur la santé.
Tenue sous la présidence de S.E. M. Évariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi et Président en exercice de l'Union africaine, la rencontre a été accueillie par S.E. M. John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana. Les travaux ont été conduits par S.E. M. Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l'Union africaine.
La délégation djiboutienne était conduite par S.E. Madame Mouna Osman Aden, Ministre de la Santé. Elle comprenait S.E. M. Abdi Mahamoud Haybe, Ambassadeur de Djibouti auprès de la République fédérale démocratique d'Éthiopie et Représentant permanent auprès de l'Union africaine, ainsi que S.E. M. Mohamed Bourhan Ali, Ambassadeur accrédité auprès de la République du Ghana. Elle comptait également M. Ali Sillaye Abdallah, Chef de cabinet du Premier Ministre, et Mme Mounira Ali Ahmed, Directrice des Programmes de Santé Prioritaires du Ministère de la Santé.
Ce sommet intervient dans un contexte marqué par des mutations géopolitiques profondes, un multilatéralisme affaibli et une réduction des financements extérieurs, qui exposent les fragilités structurelles du système mondial de la santé. Face à ces défis, les dirigeants africains ont réaffirmé leur volonté de faire de la santé un levier stratégique de transformation économique et de souveraineté.
L'action sanitaire de Djibouti s'inscrit dans la vision de Son Excellence M. Ismail Omar Guelleh, Président de la République, qui a fait du capital humain, et de la santé en particulier, l'un des piliers de la Vision Djibouti 2035 et du Plan national de développement. Dans son intervention devant la Conférence, la Ministre de la Santé a exprimé l'adhésion de la République de Djibouti à la Déclaration d'Accra et exposé les orientations nationales. Rappelant que « les Nations qui réussissent sont celles qui savent faire un bilan lucide de leur parcours », selon la formule du Chef de l'État, elle a décliné les trois convictions sur lesquelles Djibouti fonde son action : la souveraineté sanitaire, un financement durable reposant d'abord sur les ressources nationales, et l'équité dans l'accès aux services de santé, portée notamment par l'assurance maladie universelle.
Les travaux ont mis l'accent sur la nécessité d'une réforme en profondeur de l'architecture de la gouvernance sanitaire mondiale, conçue dans un contexte révolu et ne reflétant plus les réalités démographiques, politiques et économiques actuelles. Les participants ont relevé que les progrès accomplis, notamment le recul de la mortalité maternelle et infantile et la baisse des décès liés au VIH et au sida, sont aujourd'hui menacés par l'insuffisance des financements, la fragmentation de la gouvernance et des inégalités qui frappent d'abord les populations les plus vulnérables.
À l'issue de leurs travaux, les chefs d'État et de gouvernement ont adopté la Déclaration d'Accra, document d'orientation qui fixe des principes partagés et une feuille de route pour la réforme de la gouvernance sanitaire. Ce texte prévoit de réduire la dépendance de l'Afrique à l'aide extérieure en mobilisant les ressources nationales et en associant le secteur privé. La souveraineté sanitaire y devient un levier d'intégration commerciale et de politique industrielle, porté par le renforcement de la production continentale de produits de santé. Les signataires s'engagent également à consolider les soins de santé primaires, ainsi que les infrastructures et les ressources humaines en santé. La Déclaration vise enfin à réduire la transmission de la mère à l'enfant, à lutter contre les maladies transmissibles et non transmissibles ainsi que contre les inégalités et la stigmatisation, et à renforcer la prévention et la promotion de la santé.
Les participants ont réaffirmé que mettre fin au sida en Afrique d'ici 2030 demeure un défi majeur de santé publique, mais constitue un objectif atteignable, à la condition d'un engagement politique fort et durable, d'un financement adéquat et d'une action ciblée sur les inégalités. Ils ont invité l'ensemble des parties prenantes, États, organisations internationales, partenaires techniques et financiers, société civile et secteur privé, à s'engager résolument dans la mise en œuvre de la Déclaration d'Accra.