Soummam 2025

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soixante-neuf ans après la Soummam, cet appel rassemble des forces démocratiques et sociales autour des libertés publiques, de l’égalité femmes-hommes, de la justice sociale et de l’État de droit.

Forum National Pour la convergence démocratiqueMohamed Hennad : une voix libre s'est tueLe Forum national pour la conver...
30/05/2026

Forum National Pour la convergence démocratique
Mohamed Hennad : une voix libre s'est tue

Le Forum national pour la convergence démocratique s’incline avec une profonde tristesse devant la mémoire du défunt Mohamed Hennad, décédé mercredi dernier. Avec sa disparition, l’Algérie perd un grand homme, un universitaire respecté, un analyste hors pair et une voix libre qui n’a jamais cessé d’alerter, avec lucidité et courage, sur les dérives que traverse le pays.
Le camp démocratique perd, lui aussi, l’un de ses esprits les plus clairvoyants et l’un de ses visionnaires les plus sincères. Mohamed Hennad laisse derrière lui l’image d’un intellectuel intègre, fidèle à ses convictions et profondément attaché aux valeurs de liberté, de démocratie et de dignité.
Le Forum national pour la convergence démocratique adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ceux que sa pensée et son humanité ont marqués. Repose en paix.

08/04/2026

Forum national pour la convergence démocratique

Halte au harcèlement judiciaire

Depuis 2019, dans le but manifeste d’étouffer la dynamique citoyenne et politique née dans le sillage du mouvement populaire, le pouvoir en place a fait de l’institution judiciaire un instrument de répression.
Les arrestations n’ont cessé de se multiplier, et l’instrumentalisation de la justice contre les militants se poursuit avec constance. À ce rythme, rien n’indique une quelconque volonté d’y mettre un terme, d’autant plus que cette stratégie n’a en rien entamé les aspirations profondes du peuple algérien à la liberté et à l’Etat de droit.
Le cas d’Abdelkrim Zeghileche illustre de manière flagrante et inquiétante cette dérive. Militant politique engagé dans la mouvance démocratique, il est depuis des années la cible d’un acharnement judiciaire insoutenable. Après la fermeture du média qu’il avait fondé, les poursuites à son encontre se sont intensifiées. La semaine dernière encore, il a comparu dans trois affaires distinctes, révélant, ainsi une volonté manifeste de le maintenir sous pression judiciaire permanente.
Le Forum national pour la convergence démocratique dénonce avec la plus grande fermeté cet acharnement et réaffirme son entière solidarité avec toutes les victimes de ces pratiques arbitraires.
Le Forum rappelle que la lutte pour la démocratie ne saurait être anéantie par l’instrumentalisation de la justice. La criminalisation de l’action politique constitue une atteinte grave aux libertés fondamentales et aux principes les plus élémentaires de l’Etat de droit.
Face à cette situation, le Forum:

Dénonce la criminalisation de l’action politique et militante ;

Exige la libération immédiate de tous les détenus d’opinion et politiques ;

Exige la cessation de toutes les poursuites judiciaires à caractère politique ;
Appelle à la réhabilitation pleine et entière de toutes les victimes de ces abus.

Plus que jamais, la défense des libertés fondamentales et de la dignité citoyenne demeure un impératif collectif.

Le Forum

Joyeux yennayer à tous les amazighs d'Afrique du Nord . Amazighs , amazighones, arabophones, soient t-ils - Joyeux Yenna...
12/01/2026

Joyeux yennayer à tous les amazighs d'Afrique du Nord . Amazighs , amazighones, arabophones, soient t-ils
- Joyeux Yennayer ,même à ceux qui se considèrent arabes de bonne foi ou par aliénation culturelle et idéologique sur nos terres.
Joyeux Yennayer aux juifs et aux chrétiens natifs de cette terre.
-Joyeux Yennayer à tous les juifs et chrétiens qui ont fait l'inquantifiable choix défendre ce vaste pays de Tamazgha , au prix de leur libérté, au risque de se faire traiter de traitres à leur patrie d'origine.
Ma pensée va vérs Frantz Fanon , Daniel Timsit, William Sportis , vérs les porteurs de valises
- Vérs Maurice Audin , ce communiste français qui ,au lieu d'user de son génie de chimiste au sérvice de sa france coloniale, a fait le choix de le faire au sérvice l'indépendance de notre pays , pour ne citer que ces quelques figures ,non algériennes et qui ont donné de leurs vies ,de leur liberté pour notre idéal national .
C'est en ce jour de Yennayer qu'a été annoncée la date du procès dans l'affaire dite de Larbâa Nat Yiraten .
- Un double événement pour les familles des détenus ,elles qui souffrent le martyre.
Ce qui revient en leimotiv lors de mes échanges avec les familles des détenus dans cette affaire, c'est " Bonne nouvelle , ils vont les rapprocher de la Cour d'Alger "
- Croisons les doigts pour que tous les innocents dans cette affaire, soient non seulement rapprochès de la Cour d'Alger , mais y compris de leurs foyers.
Faisons tout pour que la raison du droit puisse l'emporter sur la déraison du politique dans cette affaire.
Agissons pour que la famille de feu Djamal Bensmail fasse enfin son deuil
Amen .

06/01/2026
16/12/2025

𝐀𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐦𝐧𝐢𝐬𝐭𝐢𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝'𝐨𝐩𝐢𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐀𝐥𝐠𝐞́𝐫𝐢𝐞

PADA appelle à une amnistie générale, claire et sans ambiguïté, comme acte de rupture avec la spirale répressive qui mine la société et fracture la nation. Nul État ne peut durablement se maintenir en piétinant la conscience de ses citoyens, en criminalisant la parole, en poursuivant l’engagement pacifique, en faisant de l’expression une faute et de la divergence un délit.

Les grâces au compte-gouttes ne peuvent occulter la répression persistante et les informations inquiétantes provenant du pays. L'Algérie ne peut avancer sans un véritable apaisement qui exige la libération des détenus politiques et d'opinion, la cessation immédiate des arrestations arbitraires, des poursuites judiciaires, des atteintes répétées aux libertés fondamentales, ainsi que le respect plein et entier de la liberté de circulation, droit pour chaque citoyenne et citoyen d’entrer et de sortir librement du territoire national. La liberté d’opinion, d’expression, d’organisation et de manifestation ne sont pas des concessions gracieuses du pouvoir : elles constituent le socle même de toute légitimité politique et de toute vie nationale digne de ce nom.

Sur le plan juridique, cette amnistie doit couvrir l’ensemble des détenus d’opinion et s’accompagner de leur réhabilitation pleine et entière, incluant la levée de toute discrimination et leur réintégration effective dans leurs postes de travail, avec restitution de l’ensemble de leurs droits professionnels, sociaux et civiques. Elle doit aussi concerner les personnalités civiles et militaires déchues dont les condamnations relèvent davantage du règlement de comptes que d’une justice sereine. Elle doit également permettre, dans un cadre strictement encadré par le droit et l’intérêt général, des mesures de clémence pour des personnes liées aux violences de la décennie noire, notamment celles dont la libération relèverait de considérations humanitaires.

Le pouvoir doit cesser d’instrumentaliser la justice, d’enrôler juges et magistrats au service d’agendas politiques, de violer les lois nationales et internationales et d'user des arrestations comme des libérations sélectives un instrument de chantage, de mise au pas et de communication.

À titre non exhaustif, il doit engager sans délai la révision du procès de Larbâa Nath Iraten, symbole de graves dérives judiciaires, de violation du droit à un procès équitable et de l’usage de la justice comme instrument de répression politique.

La pratique d’une politique de “repentance” imposée à des citoyens dont le seul tort est d’exprimer leurs opinions et d’exercer leurs droits civiques et politiques est une pratique scélérate. Elle ressuscite, sous des formes modernes, l’héritage du Code de l’indigénat : l’idée qu’il existerait des sujets à corriger, à humilier, à mettre à genoux, au lieu de citoyens à respecter. Une telle logique est indigne d’un État national censé exprimer la souveraineté de notre peuple. Cette politique est une impasse historique. Elle ne protège ni l’État ni la Nation ; elle prépare le pire, nourrit les ressentiments, radicalise les colères, et fait le lit de toutes les dérives possibles. Aucun ordre durable ne naît de la peur, aucun avenir commun ne se construit sur l’humiliation et le bâillonnement.

L’Algérie n’a pas besoin de murs de prisons et de silences forcés. Elle a besoin de confiance, de justice, de liberté et de responsabilité collective. Elle a besoin d’un horizon politique ouvert, où le débat remplace la contrainte, où le droit supplante l’arbitraire, où la citoyenneté l’emporte sur la soumission.

Sur le plan politique, cette amnistie doit s’inscrire dans une ouverture démocratique réelle, assumée, fondée sur le respect du pluralisme et le rétablissement de l'expression politique et médiatique pour permettre le nécessaire débat national de sortie de crise.

PADA affirme avec gravité et détermination : il est encore temps de choisir la voie de la raison, du dialogue et de la démocratie. Mais le temps presse. L’Histoire ne pardonne ni l’aveuglement ni l’entêtement. Elle juge sévèrement ceux qui, par calcul ou par peur, refusent d’entendre la voix de leur peuple.

𝐏𝐚𝐫𝐢𝐬, 𝐥𝐞 𝟏𝟔 𝐝𝐞́𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔

* Le groupe Soummam 2025 n’est pas à l’initiative de cet appel. Le PADA nous a sollicités uniquement pour en assurer la diffusion sur notre page.

15/12/2025

𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐫𝐠𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞
𝐃𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

Le discours officiel s’emploie inlassablement à présenter notre pays comme une nation encerclée par des périls multiples. Selon le chef de l’Etat lui-même, l’Algérie serait aujourd’hui la cible de menaces diverses. Pourtant, au lieu de s’attaquer aux fragilités structurelles qui rendent possible une telle vulnérabilité, le pouvoir préfère instrumentaliser ce climat d’inquiétude afin d’annihiler toute velléité d’émancipation de la société. Dans cette logique, la stratégie repose sur l’illusion qu’en réduisant au silence les voix critiques, il parviendra à neutraliser l’opposition et à faire taire durablement les détracteurs du système. Ainsi, la propagande en faveur d’un front interne, soigneusement enveloppée d’un patriotisme de façade, n’apparaît que comme une manœuvre destinée avant tout à légitimer un état d’urgence qui ne dit pas son nom.
Cette fuite en avant révèle un entêtement à confondre sécurité nationale et maintien au pouvoir. Toute menace, qu’elle soit réelle ou supposée, devient alors un prétexte pour sacrifier la vie démocratique au profit d’une stabilité imposée.
En réalité, les véritables dangers pesant sur le pays émanent du système lui-même. Dépourvu de légitimité populaire, il agit comme un mal insidieux qui fragilise la société de l’intérieur. Les dégâts provoqués par la confiscation de la souveraineté populaire sont considérables. La confiscation du champ politique, qui en constitue l’outil, l’idéologisation de l’Etat et de l’école, combinées à un paysage médiatique déconnecté des réalités sociopolitiques, étouffent l’opposition démocratique et détruisent toute forme de médiation politique légitime.
Le vide béant ainsi créé alimente les extrémismes, encourage les dérives radicales et bloque la dynamique sociale et politique du pays. Ce même vide propulse alors sur le devant de la scène des figures marginales et opportunistes en acteurs majeurs, en lieu et place d’alternatives structurées porteuses de véritables projets politiques. Parallèlement, l’Etat d’exception de fait, consolidé par une justice politique et une législation répressive, en particulier l’article 87 bis du Code pénal, qui entretient sciemment la confusion entre activisme politique et terrorisme, a poussé des cohortes d’opposants sur les chemins de l’exil ou tout simplement réduits au silence.
Beaucoup n’ont pourtant fait qu’exprimer des idées, des opinions ou adopter des postures politiques dissidentes.
Cependant, à côté de ces voix engagées dans une contestation structurée, émergent d’autres profils en rupture avec cet esprit de résistance. Profitant des libertés que leur offrent les démocraties d’accueil, des appels au séparatisme fusent, usant de la situation de fermeture hermétique du champ politique et médiatique. Le MAK, qui a franchi les limites, compte annoncer une indépendance factice de la Kabylie. Un projet qui, faute d’obtenir une adhésion populaire, exploite le désespoir, joue sur la victimisation pour espérer se concrétiser. Cet appel, comme la levée de bouclier inspirée et encadrée par le pouvoir contre ce mouvement, ne doivent en aucun cas nous faire oublier que tous les extrémismes naissent d’un déni, d’une fermeture et d’un bâillonnement. Ni l’aventurisme du MAK ni la répression du pouvoir ne doivent empêcher la société de produire ses propres médiations politiques légitimes. Il est impératif de déplacer l’arène du débat public, loin de cette bipolarisation, pouvoir–MAK, provoquée et voulue par les tenants du pouvoir, vers un large rassemblement des démocrates républicains.
Face à cette situation, il devient urgent de rouvrir les canaux d’expression légitimes et de restaurer un véritable pluralisme politique. C’est le seul moyen d’éviter que l’espace public ne soit confisqué par des figures opportunistes en quête de visibilité. L’instauration d’un cadre démocratique fondé sur l’Etat de droit et un modèle d’unité reposant sur la pluralité de l’Algérie permettra de réinstaller le débat politique dans la sphère nationale, en lui restituant sa dignité, sa rigueur et sa profondeur. En définitive, ouvrir le champ politique n’est pas un signe de faiblesse, mais une exigence de stabilité et de cohésion. Un pouvoir durable n’est pas celui qui réprime les voix discordantes, mais celui qui accepte la contradiction comme moteur essentiel de progrès et de légitimité. L’heure n’est donc plus aux faux-semblants. La Nation ne retrouvera durablement sa stabilité et sa dignité que lorsque la parole sera rendue à son véritable propriétaire : le peuple.

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