15/06/2021
Extrait du Rapport de Hocine AÎT-AHMED au Comité central élargi de Zeddine, fin décembre 1948
« La politique des cadres est un état d’esprit qui est lié à la notion même de cadre. Il faut avoir une notion révolutionnaire du cadre pour faire une politique révolutionnaire des cadres et inversement »
Manque de cadres et de formation idéologique,
Le parti se heurte à l’insuffisance des cadres, du point de vue de la quantité et de la qualité. Le mouvement s’est développé très rapidement, parce que ses mots d’ordre patriotiques répondent aux aspirations profondes de notre peuple. L’encadrement, par contre, ne s’est pas développé dans des proportions correspondantes, il a poussé de lui-même, parfois aux hasards des rencontres, souvent dans la violence des luttes quotidiennes contre la répression et l’humiliation. La diversification des tâches, la spécialisation des militants des militants requièrent un nombre de responsables locaux, régionaux et nationaux sans cesse accru. Sans doute est-ce sympathique de voir encore à la tête des structures maintenant importantes, les mêmes éléments qui fondaient l’Etoile Nord Africaine, mais l’efficacité révolutionnaire exige un renouvellement des méthodes et des hommes et d’abord des idées. Tout se tient. Le nationalisme n’est plus à l’époque des balbutiements, des slogans sentimentaux et des méthodes à
la BabEllah « Hasard ».
L’élargissement des assises sociales, du patriotisme révolutionnaire est une réalité nationale à laquelle doivent correspondre un élargissement et un approfondissement dans les horizons théoriques et organisationnels. L’ascension de la révolution est à ce prix. Le problème des hommes constitue un goulot d’étranglement, « un bouchon de route » sur la voie de la libération. Le renouvellement et le renforcement des cadres ne doivent pas se faire d’une façon bureaucratique par le grand sommet ou les petits sommets. Ils doivent être conçus d’une façon ouverte et démocratique afin de donner à nos structures des é