14/05/2026
Il existe une version romantique expliquant pourquoi Cézanne aimait tant peindre des pommes.
Un jour, alors qu’il était adolescent, il prit la défense d’un nouvel élève au collège. Cela se passa dans le collège d’une petite ville de province, Aix-en-Provence.
Paul Cézanne, lui non plus, ne s’y sentait pas vraiment à sa place, mais il était tout de même assez solide et indépendant : son père l’avait élevé avec dureté.
Le nouvel élève, lui, était timide, petit, et il zézayait en plus. Bref, le harcèlement commença.
L’intervention de Cézanne aida : on laissa le garçon tranquille. En signe de gratitude, celui-ci apporta à Cézanne un panier de pommes.
C’est ainsi que leur amitié commença.
Plus t**d, cet ami convaincra Paul de partir à Paris pour étudier. Ce sera très difficile pour tous les deux. Cézanne reviendra chez lui, puis repartira de nouveau à Paris. Son ami connaîtra le succès, tandis que Cézanne devra attendre très longtemps avant d’être reconnu.
Il peindra, entre autres, ses célèbres pommes. Il travaillait lentement, très lentement.
En réalité, les pommes sont tout simplement idéales pour une nature morte, pour la recherche de nouveaux principes picturaux — ce à quoi Cézanne consacrait son travail. Mais cette version est belle, oui.
Et ce malheureux garçon du vieux collège s’appelait Émile Zola.