30/03/2026
Vendredi 27 mars, s’est tenue la séance d’installation du conseil municipal.
Au soir du second tour des élections, le maire sortant, dont la liste
n’avait recueilli que 45 % des suffrages (1 936 voix, soit moins du quart des électeurs inscrits) avait assuré vouloir gouverner avec
humilité et dans un esprit d’écoute, en tenant compte de l’ensemble des habitants, y compris ceux qui ne s’étaient pas reconnus dans sa liste ou qui s’étaient abstenus.
Force est de constater que ces engagements n’ont pas résisté à l’épreuve des faits.
Réélu sans surprise avec 25 voix contre 8, il a choisi de verrouiller entièrement la gouvernance municipale, écartant systématiquement l’opposition de toute responsabilité : aucun poste de maire délégué, aucun poste d’adjoint, aucune délégation ne leur a été confié.
Plus encore, il a annoncé que, dans quelques mois,
les communes déléguées seraient définitivement supprimées :
une réforme d’ampleur et irréversible, engagée sans véritable débat.
Ainsi, les cinq citoyens désignés comme maires délégués hier soir
(presque tous élus avec 25 voix contre 8) auront la responsabilité de signer
cette disparition.
Un rôle pour le moins singulier : celui de rendre inutile la fonction même qu’ils viennent d’endosser et d’endosser la responsabilité politique d’un choix peu démocratique.
Entre discours d’ouverture et pratique du pouvoir, le contraste est saisissant.