Château d'Ainay le Vieil

Château d'Ainay le Vieil Le château d'Ainay-le-Vieil date du XIII ème siècle. Ne pas manquer les jardins d'eau, sa roseraie et ses chartreuses à thème.

Dans la cour, deux logis, le féodal et une gracieuse demeure du XV ème siècle, qui marque le début de la Renaissance.

De nombreuses essences d'arbres ont rejoint les jardins du château d'Ainay-le-Vieil ces dernières années. Parmi celles-c...
01/09/2026

De nombreuses essences d'arbres ont rejoint les jardins du château d'Ainay-le-Vieil ces dernières années. Parmi celles-ci le cornouiller. Son nom vient du latin " cornu ", " la corne ", en référence à un bois si dense et résistant qu'il coule dans l'eau. C'est un arbre et arbuste à l'histoire particulièrement riche, façonnée par la dureté exceptionnelle de son bois, ses vertus médicinales et ses légendes à travers les cultures. Grâce à la rigidité de son bois, le cornouiller mâle était le matériau de prédilection des Grecs et des Romains pour fabriquer des piques et des javelots. Selon la légende de la fondation de Rome, le pieu lancé par Romulus depuis le mont Palatin se serait enraciné pour devenir un cornouiller sacré. Au Moyen Age et à la Renaissance les fruits du cornouiller mâle, appelés " cornouilles ", étaient largement consommés en Europe Centrale et Méditerranéenne (en confiture, gelée ou fermentés en vin). En médecine traditionnelle, la décoction de son écorce et de ses fruits était utilisée pour lutter contre la dysenterie et réduire la fièvre. A partir du 17ème siècle sa densité en fait un matériau irremplaçable avant l'avènement des plastiques industriels. On l'utilisait pour fabriquer des pièces soumises à de très fortes pressions et frottements : engrenages de moulins, navettes de tisserand, rayons de roues, manches d'outils et cannes. Au 18ème siècle, l'introduction en Europe de variétés ornementales venus d'Amérique du Nord et d'Asie transforme l'image de cet arbre. Apprécié pour ses bractées spectaculaires au printemps et ses écorces colorées en hiver, il devient un incontournable des jardins botaniques et des parcs. Dans le langage des fleurs, le cornouiller symbolise la durabilité, la résilience et la protection en raison de sa capacité à résister aux climats les plus rudes et à vivre plusieurs siècles.

Source: " Le petit livre des arbres ", Dominique Peu Du

Le Musée des Arts et Traditions populaire du Château d'Ainay-le-Vieil retrace l'histoire du village d'Ainay-le-Vieil à l...
19/08/2026

Le Musée des Arts et Traditions populaire du Château d'Ainay-le-Vieil retrace l'histoire du village d'Ainay-le-Vieil à la veille de la guerre de 1914. Ce musée est une excellente occasion de découvrir des savoir-faire pour la plupart oubliés à travers des outils utilisés par de nombreux artisans. Parmi ces outils : la pince de forgeron. La tenaille a très peu changé dans son principe mécanique depuis plusieurs millénaires, mais elle s'est considérablement spécialisée au fil du temps. A l'âge du Bronze, les premières " pinces " ressemblaient davantage à de grandes pincettes à linges élastiques (en forme de " U " ou de " V ") fabriquées d'une seule pièce de métal forgé ou plié. L'arrivée du travail du fer a rendu l'usage de pinces rigides indispensables. Le fer nécessite d'être chauffé à des températures beaucoup plus élevée que le bronze. Chez les Egyptiens, les Grecs et les Romains, la tenaille de forge atteint une forme quasi définitive. Dans la mythologie grecque et romaine, Héphaistos (Vulcain), le dieu forgeron, est presque toujours représenté avec deux outils dans les mains : le marteau et la tenaille. Au Moyen Age, la pince de forge est l'outil sacré du " fèvre " (le forgeron). Une particularité du forgeron médiéval est qu'il forge ses propres tenailles. Chaque pince était faite sur mesure pour s'adapter à la main de l'artisan et à la tâche spécifique à accomplir. Le terme " tenaille " apparaît dans la langue française autour du 12ème siècle (du latin " tenacula ", dérivé de " tenere ", " tenir "). Saint-Eloi, patron des forgerons et maréchaux-ferrants, est souvent représenté tenant une tenaille. Jusqu'au 19ème siècle, avec le développement des corporations, de la taillanderie (fabrication d'outils tranchants) et de la serrurerie, les mâchoires des tenailles se diversifient fortement. Avec la Révolution industrielle, la fabrication des tenailles est passée de l'artisanat rural à la production industrielle en série par estampage de l'acier. La tenaille de forge connaît aujourd'hui un regain d'intérêt grâce au renouveau de la coutellerie artisanale et de la ferronnerie d'art. Les formes sont restées pratiquement identiques à celles qu'utilisaient les forgerons gallo-romains il y à 2000 ans.

Source: " Le Fer et la Forge ", Serge Dufour.

L'écrivain Jules Renard aimait à dire que " L'abeille taille sa vie dans les fleurs ; elle fait du miel avec le monde "....
11/08/2026

L'écrivain Jules Renard aimait à dire que " L'abeille taille sa vie dans les fleurs ; elle fait du miel avec le monde ". L'écrivain était un observateur passionné et minutieux de la faune et de la flore. La préoccupation environnementale est depuis longtemps au cœur des préoccupations du château d'Ainay-le-Vieil, au travers notamment de ses jardins, vaste lieu d'expérimentation. Dans ce souci de préservation de la biodiversité des ruches ont été installé dans le parc, non loin de la seconde chartreuse qui abrite un verger de pommiers et de poiriers. Le délicieux miel que produisent les abeilles en butinant dans le vaste parc est ainsi à découvrir dans la boutique du château. Le saviez-vous ? Les seigneurs possédaient des ruches au Moyen Age, et il n'était pas rare d'en trouver dans l'enceinte directe ou les abords immédiats du château. A cette époque, les abeilles étaient une ressource d'une importance stratégique majeure pour un domaine seigneurial. Si le miel était apprécié comme édulcorant (le sucre de canne était un produit d'importation rare et hors de prix), c'est surtout la cire d'abeille qui donnait toute sa valeur aux ruches. Elle était un enjeu de prestige et de pouvoir. Les bougies en cire brûlaient proprement, sans fumée noire ni odeur désagréable, contrairement aux chandelles au suif. On utilisait également la cire d'abeille dans les sceaux administratifs, chartes et courriers. A quoi ressemblaient ces ruches ? On ne trouvait pas encore les ruches modernes à cadres. On utilisait principalement des ruches en paille tressée ou en osier (les cloches ou seps), des ruches-troncs ((des sections de troncs creusés). Dans les châteaux en pierre, on aménageait parfois des niches directement intégrées dans le mur d'enceinte ou le mur du potager seigneurial, exposées au sud pour abriter les ruches des intempéries et des prédateurs. On les appelle des " murs à abeilles " ou des " apiers ". Un seigneur ne s'occupait généralement pas lui-même de ses abeilles. La gestion du rucher du château et des abeilles sauvages de la forêt seigneuriale était confiée à un officier spécialisé appelé le " bigre " ( ou apiculteur forestier). Le seigneur imposait également des taxes sur le miel et la cire produits par les paysans de son domaine : c'était le droit de " bigrage" ou les redevances en cire.

Source: " l'homme et l'abeille ", Philippe Marchenay.

Les jardins du Château d'Ainay-le-Vieil sont une véritable œuvre d'art où la perception des couleurs y est très spécifiq...
06/08/2026

Les jardins du Château d'Ainay-le-Vieil sont une véritable œuvre d'art où la perception des couleurs y est très spécifique. On recherche l'harmonie, le contraste saisissant avec la pierre, et une symbolique forte. Au Moyen Age et à la Renaissance, la perception des couleurs et le goût des seigneurs pour leurs jardins d'agrément étaient intimement liés à la symbolique chrétienne, à la littérature courtoise et au prestige social. Dans le jardin médiéval, la palette de couleurs est fortement dictée par la symbolique religieuse et l'amour courtois. Les seigneurs recherchent des couleurs pures et contrastées. La couleur reine des jardins médiévaux est le blanc. Associé à la pureté et à la noblesse, elle est incarnée par le lys blanc (symbole de la Vierge Marie et de la royauté) et les roses blanches. Le blanc apporte de la lumière dans les zones d'ombre des châteaux. Le rouge est la couleur seigneuriale par excellence (celle du pouvoir). Dans le jardin, il est célébré par la rose rouge. A partir du 12ème siècle, le bleu acquiert un immense prestige (associé au manteau de la Vierge et aux armoiries royales). Les seigneurs adorent parsemer leurs pelouses fleuries de bleuets, d'ancolies, de pervenches ou d'iris. Le vert est aussi apprécié comme symbole de la jeunesse et de l'amour naissant. On le retrouve dans le gazon des prairies fleuries. A la Renaissance avec l'influence italienne, l'arrivée de la perspective et l'essor de la botanique, les jardins deviennent de véritables théâtres de pouvoir et de science. Le goût des seigneurs évolue vers des contrastes plus savants et l'appréciation de nouvelles nuances. La Renaissance consacre le règne du vert sombre et structuré. On adore le buis, l'if taillés en topiaires ou dessinant des broderies géométriques au sol. La grande nouveauté sont les couleurs or et orange. Les seigneurs de la Renaissance développent une véritable obsession pour les agrumes. Les orangers et citronniers cultivés en caisse apportent des touches de fruits orange et jaune d'or, symbole de richesse absolue, de soleil et d'immortalité. A la fin de la Renaissance, l'introduction de la tulipe bouleverse les codes. Les seigneurs s'arrachent les bulbes aux couleurs bicolores (rouge et blanc, jaune et rouge), qui deviennent le summum du chic et de l'exotisme.

Source: " L'Art du jardin de la Renaissance ", Lucia Impelluso

La chambre du Roi est un espace qui joue un rôle très important au sein d'un château. Le célèbre philosophe du 18ème siè...
29/07/2026

La chambre du Roi est un espace qui joue un rôle très important au sein d'un château. Le célèbre philosophe du 18ème siècle, Voltaire, aimait ainsi à dire : " Tout le secret de la monarchie est dans la chambre du Roi. C’est là que se font les réputations, que se distribuent les grâces, et que s'exerce le pouvoir absolu par un simple regard ou un silence. ». Le logis Renaissance du Château d'Ainay-le-Vieil possède une chambre du roi aménagé au premier étage sur la gauche, magnifiquement décorée avec sa loggia à l'italienne. La chambre de la reine occupe l'autre aile avec le même type de décor. Le roi Louis XII et la reine Anne de Bretagne occupèrent respectivement ces deux chambres lors de leurs séjours au château, au début du 16ème siècle. Le saviez-vous ? Si le roi et la reine faisaient chambres séparées, c'est que l'organisation des appartements royaux dans les châteaux de l'Ancien Régime répondait à des impératifs bien particuliers. Le roi et la reine mène des vies parallèles. Chacun possède sa propre " Maison " (son personnel, ses valets, ses dames de compagnies, ses ministres, ses courtisans). La reine a ses propres obligations : elle reçoit ses propres visites, donne des audiences dans sa propre chambre. Avoir deux appartements distincts permettait à chacun de gérer sa cour et ses courtisans sans empiéter sur l'espace de l'autre. C'est à la Renaissance que la séparation des chambres du roi et de la reine se consolide, mais elle prend une forme architecturale bien particulière. C'est à cette époque que naît et se théorise la notion " d'appartement double ". Au Moyen Age la cour est itinérante et les espaces encore très polyvalents. A la Renaissance, sous l'influence des architectes italiens et la volonté des rois de France, l'espace intérieur se rationalise. On invente des appartements dits symétriques ou miroirs. On conçoit généralement l'appartement du roi d'un côté (par exemple à l'étage ou dans une aile) et celui de la reine de l'autre (dans l'aile opposée comme au Château d'Ainay-le-Vieil). La chambre du roi et de la reine n'étaient donc pas des lieux d'intimité mais des lieux de réception majeurs où l'on traite des affaires de l'Etat. Le roi y recevait ses ministres et ambassadeurs, tandis que la reine y gérait sa propre cour, ses dames d'honneur et ses audiences. Séparer les appartements permettait d'éviter les embouteillages physiques des courtisans et les tensions politiques entre les factions du roi et celles de la reine.

Source: " La vie quotidienne dans le châteaux de la Loire au temps de la Renaissance ", Ivan Cloulas.

29/07/2026

😊 Chers visiteurs, il y a plusieurs manières de découvrir le 🏰

😊 Dear visitors, you can chose different ways to discover 🏰

Sans oublier :
👌Exposition du sculpteur -officiel dans les jardins en collaboration avec la
🖼️ Visite libre du Musée d’Art et Traditions populaires
🏰 visites guidées du château 🏰
🌸 visites libres et guidées des jardins 🌸
👌jardin de sculptures
👩‍🍳 Notre restaurant
🕵️ l’escape game créé par




.chateauxdelaloire

Deux nouveaux résidents ont pris leurs quartiers entre les murs d'enceinte et les douves du château d'Ainay-le-Vieil. " ...
24/07/2026

Deux nouveaux résidents ont pris leurs quartiers entre les murs d'enceinte et les douves du château d'Ainay-le-Vieil. " Jacques Coeur " et " Louis XII " sont des béliers de race Ouessant (la plus petite race ovine du monde, originaire de l'Île bretonne qui leur donne son nom). Leur mission : entretenir naturellement les berges entre les remparts et les douves. Leur présence s'inscrit dans une démarche de biodiversité : moins de machines, plus de vivant. Découvrons son histoire. Jusqu'au milieu du 19ème siècle, ce petit ovin vit en autarcie complète sur l'Île d'Ouessant. Les conditions y sont rudes : des hivers balayés par les embruns salés, une végétation rase et peu nourricière. Cette sélection naturelle a donné naissance à une race ultra-rustique et extrêmement petite, le bélier ne dépassant pas 50cm au garrot pour un poids de 15 à 22kg. Si le mouton d'Ouessant a survécu, c'est grâce aux grands propriétaires terriens du continent. A la fin du 19ème siècle, la noblesse et la haute bourgeoisie française (notamment en Île de France, dans le Centre et dans le Nord) avaient pris l'habitude d'acheter ces petits moutons d'Ouessant comme " animaux d'agrément " pour les parcs de leurs châteaux et domaines. En maintenant ces petits troupeaux isolés sur le continent, ces propriétaires ont, sans le savoir préservé la pureté génétique de la race. Grâce à ce sauvetage réussi, le bélier d'Ouessant a trouvé une seconde jeunesse. De nos jours, il est recherché par les collectivités, les entreprises et les particuliers pour entretenir les terrains difficiles d'accès sans abîmer les sols. On compte aujourd'hui près de 5000 moutons d'Ouessant en France.
© Arielle de La Tour d'Auvergne

Source: " Le mouton d'Ouessant ", François de Beaulieu

Adresse

7 Rue Du Château
Ainay-le-Vieil
18200

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