27/01/2013
Notre TRIBUNE à paraître dans la r***e municipale Aix en Dialogue :
2013… Ne pas rater le train !
En ce début d’année, le groupe Agir pour Aix présente aux Aixois et à ses lecteurs ses vœux de santé et de prospérité.
Cette année sera pour notre territoire une année charnière. Le projet de création de la métropole Aix-Marseille-Provence donne parfois lieu à des comportements, des prises de positions surprenants.
La configuration de notre département est particulière et deux « capitales » s’imposent tant territorialement qu’administrativement.
L’une Marseille s’impose par sa taille et son ouverture sur la mer certes mais aussi par la présence d’administrations et services de première importance : Préfecture, C.H.U., C.N.R.S.
L’autre Aix-en-Provence s’impose par son rayonnement culturel et par son histoire. Capitale de la Provence, siège du Parlement de Provence elle en conserve aujourd’hui les stigmates, la Cour d’Appel et la Cour d’Assises, l’Office National des Forêts, la Direction Régionale des Affaires Culturelles et le Rectorat.
C’est dire la nécessaire complémentarité de ces deux bassins de vie.
Refuser aujourd’hui que se mette en place une coopération intercommunale qui va au-delà de la seule communauté du Pays d’Aix est à notre sens marcher à contre-courant de l’histoire.
Cette coopération doit s’organiser autour de quelques axes dont aujourd’hui personne ne conteste la pertinence :
Les déplacements sur l’axe Aix-Marseille mais aussi sur le territoire de la Métropole, le logement, l’économie et l’emploi, et plus largement l’aménagement et la gestion de notre territoire.
Nous avons la volonté de voir aboutir cette métropole de projets, sans pour autant voir les prérogatives des maires fondre dans une superstructure qui interdirait toute action au plan local. Les enjeux métropolitains dépassent le cadre de l’espace communal voire intercommunal.
Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique a, lors de ses dernières interventions le 21 décembre et le 8 janvier, tenu le plus grand compte de la concertation et des conclusions des ateliers. Elle a apporté des réponses de nature à rassurer tant les citoyens que nous sommes, que les élus ou les personnels des intercommunalités appelées à disparaître.
Il est d’ailleurs très significatif que le nouvel intitulé de la Métropole fasse la place belle à notre ville d’Aix.
On peut s’interroger sur l’attitude de Madame le Maire qui s’oppose à tout et voit partout et en tout lieu des opposants ou de la concurrence.
La gestion des transports en est symptomatique.
A la création du Syndicat Mixte des Transports dont l’objectif était d’harmoniser l’offre de transport sur le département, instaurer un système unique de titres de transport, notre édile refuse dans un premier temps d’y adhérer pour finalement adhérer un an plus t**d.
Prochainement va s’ouvrir place de la Rotonde la Maison des Déplacements. Tous les opérateurs de transports vont s’y retrouver, sauf les Cars du Pays d’Aix et Aix en Bus.
On croit malheureusement revivre une histoire qui nous a conduit à l’engorgement routier que nous connaissons aujourd’hui.
Si l’air que nous respirons est un des plus pollués de France, c’est en grande partie à cause de la circulation automobile, des déplacements entre bassins de vie et bassins d’emplois, entre Aix et Marseille.
Plutôt que s’opposer frontalement à ce projet et de pratiquer « la politique de la chaise vide », madame le Maire d’Aix aurait dû participer aux débats et à la négociation.
Sans préjuger de ce que pourra devenir la liaison ferroviaire à voie unique Aix-Marseille, il est urgent d’assurer le développement économique de notre département, pour offrir une meilleure qualité de vie à nos concitoyens de gérer ce territoire qui s’étend de Salon à La Ciotat et de Martigues à Saint Paul L*z Durance.
Si on doit reconnaître à Antoine AUDE maire d’Aix-en-Provence de 1835 à 1848 la réalisation de nombreux projets structurants pour notre ville : l’Ecole Nationale des Arts et Métiers, la Faculté des Lettres, la ligne ferroviaire Aix Rognac, on est en droit de lui reprocher d’avoir en 1836 refusé de voir la ligne Marseille Paris traverser notre territoire.
« Aix-Marseille-Provence Métropole » est aujourd’hui une opportunité pour notre territoire. Ne ratons pas une nouvelle fois le train.
Jacques AGOPIAN, Chantal DAVENNE, Brigitte DEVESA, Michèle EINAUDI, André GUINDE, Fleur SKRIVAN.