07/02/2026
Nous avons pris acte de l’alliance entre la liste Pour Amiens, soutenue par le Parti socialiste, Place publique et Les Ecologistes, et la liste Amiens en mieux, portée par le Parti communiste, Debout et la Gauche écosocialiste.
Nous nous étonnons de l’écart entre les discours sur la nécessaire “rupture” régulièrement martelés par la tête de liste de cette dernière, Léon Deffontaines, et ce ralliement à une gauche d’accompagnement qui, au niveau national, a validé un budget de destruction des services publics et de baisse des dotations allouées aux communes. Une gauche qui a tourné le dos au programme du NFP à peine élue en 2024.
Nous notons également que dans cet accord baroque, allant de Ruffin à Glucksmann, il n’est question que de places et pas de programme.
Ce n’est pas à la hauteur des enjeux actuels. Aux échanges d’arrière-cuisine, nous avons toujours préféré aller à la rencontre des Amiénois. Pour leur parler de mesures urgentes et ambitieuses sur le logement, le transport, le pouvoir d’achat des familles. En rupture réelle avec les politiques menées depuis 30 ans à Amiens.
Depuis un an, le PS et le PCF ont toujours refusé un rassemblement avec la France insoumise et Génération.s. Nous avons formulé il y a encore peu à Léon Deffontaines une proposition d’alliance sur des bases programmatiques claires, contrairement aux mensonges proférés par ce dernier sur Ici Picardie. Nous comprenons maintenant pourquoi nous n’en avons même pas reçu un accusé de réception.
Maintenant, les choses sont claires : il y aura - comme toujours ou presque - deux offres différentes à gauche : une liste d’accommodement avec le système. Et une liste qui s’attaque à la pauvreté qui ronge Amiens, porteuse d’une réelle bifurcation sociale, écologique et démocratique.
Nous ne perdons pas de vue notre objectif principal : mettre fin au règne des barons locaux, Hubert de Jenlis en tête, qui dirigent cette ville au service de quelques privilégiés et au mépris des aspirations des Amiénois. Nous en serons les garants.
Nous continuons à tendre la main à toutes celles et ceux, heurtés par ce rapprochement hétéroclite, qui souhaitent réaliser l’Union populaire.
Les 15 et 22 mars, les Amiénois feront leur choix : la continuation du macronisme municipal ou la transformation profonde de notre ville.