28/08/2026
Ces figures qui ont marqué l’Anjou. Une série mensuelle proposée dans le cadre de l’année de la culture du Département de Maine-et-Loire.
8️⃣ Adrien Tigeot, l’instituteur résistant fusillé à 20 ans
👶 Né le 29 mai 1923 à Rennes, je me destine à une carrière d’instituteur.
En 1939, j’intègre l’École normale d’Angers. Cette même année, la guerre éclate. Mon père, invalide de la Première Guerre mondiale, suite à l’amputation de ses deux jambes, refuse ce nouveau conflit.
👨🏫 En 1942, j’obtiens mon premier poste d’instituteur à Contigné, avant d’enseigner successivement à Fontevraud-l’Abbaye, puis à Corzé.
🛡 En parallèle, j’entre dans la Résistance sous le pseudonyme de « Didi ». J’adhère au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France et aux Franc-tireurs et partisans. J’intègre aussi le groupe de résistants communistes des instituteurs d’Angers.
💥 Je participe à des sabotages contre des kiosques de propagande allemande et à des attaques contre des mairies pour récupérer des machines à écrire, des tampons et des tickets d’alimentation.
En juin 1943, je comprends que je suis en danger. J’apprends que Jacques Vasseur, un auxiliaire de la Gestapo (police politique allemande), nous a dénoncés, ma fiancée Noëlla Peaudeau et moi. Le 7 juin, j’entre en classe, ouvre une fenêtre et annonce à mes élèves « Bonjour les enfants, c’est la dernière fois que vous me voyez ». Peu après, je suis arrêté par la police et transféré à la prison du Pré-Pigeon, à Angers.
🪦 Le 13 décembre 1943, je suis fusillé avec sept autres résistants et inhumé au cimetière de l’Est. Après la guerre, un monument est érigé à Belle-Beille en hommage aux 45 résistants fusillés.
🏫 Mon nom a survécu à ma mort puisque deux écoles portent aujourd’hui mon nom : celle de Corzé, où j’ai enseigné et ai été arrêté, et une autre à Angers, dans le quartier des Justices.