08/04/2026
Retour sur le conseil municipal d’installation du 27/03/2026
Vendredi 27 mars dernier, nous étions au conseil municipal d’installation des nouvelles et nouveaux élu·es. L’espace réservé au public, restreint, ainsi que l’affluence, sans doute un peu particulière à ce premier conseil, nous a contraint à rester bloqué·es dans l’entrée avec une vision partielle de ce qui se passait dans la salle, ainsi que des difficultés pour entendre correctement les échanges. Cette situation illustre l’intérêt de notre proposition de captation systématique du conseil municipal afin qu’il puisse être retransmis dans une autre salle en cas d’affluence et rendu accessible en différé pour celles et ceux qui souhaiteraient suivre les échanges sans pouvoir se rendre au conseil.
Malgré cela, nous pouvons vous faire part des principaux éléments de cette soirée. Ce conseil d’installation a été l’occasion de réélire la maire, Mme Nouhaud, dans un vote à bulletin secret avec 26 voix pour et 7 bulletins vides. Comme pour la maire, l’unique liste d’adjoint·e candidate a été élue avec les mêmes scores. S’en est suivi un cocktail auquel nous n’avons pas assisté.
Dans ce contexte, Mme Nouhaud a insisté sur l’élite que constituerait selon elle les élu·es dans son discours d’investiture. Un tel positionnement est en contradiction complète avec la vision que nous avons porté de la démocratie locale au cours de la campagne et nous semble incompatible avec les efforts de démocratie participative que souhaite porter l’actuelle municipalité. La maire a en effet annoncé dans ce même discours que Nicolas Pierret et Arnaud de Champsavin seraient en charge de la démocratie participative. Nous pensons au contraire que les élu·es ne constituent pas une élite autoproclamée mais sont des citoyen·nes au même rang que les autres à qui l’on confère temporairement un pouvoir de décision.
Cette représentation doit se baser sur une proximité et une écoute sur un pied d’égalité avec les habitant·es, pour répondre au plus près à leurs besoins. Idéalement, dans notre vision d’une démocratie locale plus directe, l’élu·e n’aurait qu’un rôle de relais, d’animation et de facilitation de la prise de décision, qui serait aux mains de l’ensemble des habitant·es. Bien que conscients des difficultés qu’impose cet exercice, le rôle de l’élu·e est de mobiliser et redonner foi dans la capacité à participer à la décision politique, notamment en reconnaissant l’expertise d’usage des citoyen·nes qui, bien souvent, peut dépasser celle de l’élu·e.
Nous regrettons aussi que la féminisation du discours ne soit pas encore à l’ordre du jour. Ce geste simple nous parait pourtant être une manière symbolique, bien que largement insuffisante, de rappeler l’importance de lutter contre les inégalités femmes-hommes.
Finalement, nous avons été touchés que, n'étant pas élu·es au nouveau conseil municipal, un candidat fraichement élu ait eu une pensée pour nous. Nous regrettons cependant un discours assez confus qui, tout à la fois, fait allusion à des candidatures d'extrême droite qui auraient infiltré certaines listes, mais sans aller au bout d'une vraie dénonciation, puis qui amalgame notre liste citoyenne locale avec un fait divers malheureux durant lequel un jeune militant d'extrême droite est décédé de ses blessures à l'issue d'une rixe qu'il avait lui-même préparée par un guet-apens dans la ville de Lyon.
Rappelons à l'occasion qu'un parti qui siège à l'extrême gauche dans l'hémicycle n'est pas pour autant constitué de gens extrémistes. Curieux glissement de vocabulaire pour un responsable politique. Hélas, il se situe dans la lignée des manipulations des personnels politiques à l’échelle nationale pour semer la zizanie à gauche et laisser penser que les extrêmes se rejoindraient, alors que tout les oppose dans leurs valeurs.