25/12/2016
Dans le rétroviseur les dernières élections municipales
Il y aura donc bien trois listes en lice aux prochaines élections municipales. Celle emmenée par le maire, celle de « dynamisme démocratie pour Barlin » de Jean-Michel Cavigneaux et enfin, « pour Barlin, d’abord l’humain ». Un nom qui sonne comme un écho au slogan du front de gauche. Redoutant les raccourcis, Jean-Paul Courchelle tient à préciser qu’elle est composée « de gens de sensibilités différentes. » « Des communistes, des écologistes, des gens du Parti de gauche, des républicains, des socialistes déçus, des barlinois non cartés… », énumère-t-il. Avec comme tête de liste Jean-Paul Courchelle ? « Peut-être les membres du groupe choisiront, je suis présent pour apporter mon expérience comme d'autres, cette décision sera prise sans précipitation, actuellement nous travaillons pour nous donner les moyens d'une gestion communale apportant des propositions dans un débat avec la population », répond l’intéressé. À ses côtés, on retrouve son voisin au conseil municipal, Philippe Reszel. Ils seront accompagnés de Michèle Trouvilliez, Louis Tahon, déjà présent sur la liste en 2008, mais aussi de Maryline Mahy et Frédéric Crispyn (responsables de l’association arche 62 et élu syndical CGT), ou encore Didier Demont. Jean-Paul Courchelle annonce aussi le retour Sabrina Lacroix. Cette professeur des écoles, élue sous la bannière Barlin Autrement avait démissionné du conseil municipal et fut remplacée par Joël Hagneré, fin 2009. Ce dernier suivra-t-il son colistier Joël Quilliet, parti rejoindre Dynamisme démocratie pour Barlin ?
Un bilan qui a « engendré de la colère »
Lundi soir, Joël Hagneré que l’on dit moins disponible pour des raisons professionnelles, a été vu dans l’assemblée de la salle Gainsbourg, mais n’est pas resté. En revanche, Marie-José Dhaise, ex-adjointe socialiste à Michel Dagbert, élue sous l’étiquette PRG en 2008, ne devrait pas se représenter.
La liste devrait donc être classée comme divers gauche et participera bien à la bataille des municipales. On pouvait se poser la question puisque dans un premier temps, les oppositions à Michel Dagbert avaient annoncé leur fusion, pour être plus fortes. Mais en bout de course, le groupe a décidé de reprendre ses billes, considérant qu’ils n’avaient pas « tout l’espace d’expression nécessaire depuis qu'un nouvel arrivant Jean-Michel Cavigneau imposa un collectif décideur de neuf personnes, imposant cinq nouveaux, en ne laissant que quatre places à pourvoir nous plaçant minoritaire pour un groupe d'une vingtaine de membres dont Robert et Michelle Trouvilliez, Philippe Reszel, Joël Hagneré, Frédéric Cryspyn, Jean-Paul Courchelle, Louis Tahon, Paul Dessaint, Patricia Ricart, Raphaël Fréville et ......» De plus il s'st payé le culot de dire que l'on est toujours emmerdé par la minorité, la réponse de Philippe Rezsel résonna dans la salle "Sachez messieurs que la minorité vous dit M... ". Nous ne pouvions engager une campagne pour une gouvernance municipale sur des bases ressemblant à une dictature et lundi soir, ils ont ainsi pu prendre la parole à leur guise. Et de constater que les actions entreprises par François Hollande ont « engendré de la colère au niveau d'un grand nombre de collectivités territoriales». Localement, Jean-Paul Courchelle s’est livré à un exercice de comparaison entre les villes de Barlin, Beuvry et Haillicourt. « Le montant de l’encours de la dette par habitant explose à Barlin, on est passé de 105 € par habitant en 2000 à 707 € par habitant en 2012, alors que Beuvry a baissé de 868 €/h à 275€/h et Haillicourt de 309€/h à 275€ /h », a assuré Jean-Paul Courchelle.
L’organisation des tickets-repas a la cantine scolaire, jugée pas assez souple pour les personnes qui travaillent, et l’aménagement des rythmes scolaires ont aussi montré du doigt. Quant aux propositions, elles se rassemblaient autour du service à la personne âgée (taxi), de mesures pour éviter la fuite des professions médicales et paramédicales (maison médicalisée), la création d'un marché couvert et des jardins solidaires, la sécurisation des passages piétons, le centre de loisirs ou encore le coût de maintenance des « projets pharaoniques du maire », comprenez l’espace culturel ou encore le pôle associatif. On n’a pas fini de parler gros sous à Barlin.