Itinéraire

PS Bassens Section du Parti socialiste de Bassens (33)

✍️ L'expression politique du groupe majoritaire à retrouver dans le dernier numéro (105) du Bassens Actus. Chères Bassen...
24/10/2026

✍️ L'expression politique du groupe majoritaire à retrouver dans le dernier numéro (105) du Bassens Actus.

Chères Bassenaises, Chers Bassenais,

La trêve estivale est habituellement le moment pour faire une pause, se reposer, se recentrer, se détendre. L’été que nous venons de passer ne nous a malheureusement pas laissé ce loisir. Les températures inédites ont eu pour conséquence de créer un terrain propice aux feux de forêt. C’est alors que la Gironde s’est embrasée, percutée par des incendies détruisant près de 45ha de nos forêts et provoquant des évacuations et des déplacements de population. La mobilisation qui a suivi immédiatement a été remarquable, supérieure aux feux de 2022.

À Bassens la population a répondu avec générosité aux appels aux dons et vous êtes nombreux à vous être engagés aux côtés de la Ville pour aider les habitants touchés et soutenir l’action des pompiers, en ne ménageant ni votre temps, ni votre énergie. Cet élan de solidarité ne nous a pas surpris. Nous savons pouvoir compter sur vous dans les moments où il est nécessaire de s’investir et de se serrer les coudes. Maintenant il nous faut en tirer des enseignements et tracer des perspectives pour qu’à l’avenir nous soyons capables de mieux nous prémunir contre les très fortes chaleurs et le risque d’incendies majeurs. Pour cela, il nous faut des moyens... c’est là que le bât peut blesser. En effet, les projections du Projet de Loi de Finances 2027 ne laissent pas présager grand-chose de bon, ni pour le pays, ni pour les collectivités. Le désengagement de l’État vis-à-vis des collectivités territoriales est de plus en plus prégnant et l’avenir plus qu’incertain pour nos villes. Il en est de même pour la métropole dont l’audit financier (et surtout la lecture parfois biaisée qui en est faite) engendre des consignes d’économies drastiques qui auront une incidence inévitable sur les 28 communes. Dans les scénarios les plus pessimistes nos marges de manœuvre se verraient réduites de façon telle que les budgets seraient complexes à boucler et notre capacité à faire encore diminuée. Non l’ambiance générale n’est pas au beau fixe.

Pourtant à Bassens nous gardons le cap et ne baissons pas les bras. Ici la résilience n’est pas un vain mot et nous nous employons au quotidien à trouver des solutions et à donner les lignes claires à chaque habitant de bien y vivre. Tous les élus s’y emploient. Tous ? La réalité ne dit pas tout à fait ça. Force est de constater que les élus du Rassemblement National ont plutôt tendance à briller par leur absence. Chacun a pu le constater cet été : pendant les périodes de canicules, lors des manifestations ou bien encore durant les commémorations. Seule leur présence au conseil municipal prouve qu’ils sont encore un groupe. Comme vous avez pu l’apprendre lors de la dernière séance du conseil, le « turn over » dans leurs rangs semble être une pratique répandue. En effet, la mairie, au cours des derniers mois, a enregistré 12 démissions consécutives des membres du groupe RN, dont la tête de liste, si elle est toujours en poste, a quant à elle rappelons-le déménagé en avril dernier à l’autre bout de la métropole. Chacun dans son parcours de vie peut être confronté à des difficultés, des changements d’orientations, des erreurs de choix. Personne n’est à l’abri de ça et il n’est pas question ici de se poser en donneurs de leçon. Cela étant, si les élus du groupe d’opposition ont légitimité pour siéger, la hauteur de leur investissement pour la commune est pour le moins questionnant. Lire en conseil des déclarations pré écrites, dont le contenu retranscrit d’ailleurs parfaitement l’esprit et les valeurs qui animent leur parti, est une chose. Mais il est un temps, lorsque l’on est un élu local impliqué dans la vie de sa commune, où les mots et les postures partisanes déconnectés des réalités de terrain ne suffisent plus. S’investir, être présent, dialoguer, être attentif, à sa ville et à ses habitants (à tous ses habitants) est clairement une autre approche. Au sein du groupe majoritaire c’est notre approche : l’échange, l’écoute, la proximité. Parce que lorsque la situation générale est morose, lorsque les repères se brouillent, vous savez pouvoir compter sur des élus et des services à vos côtés.

Nicolas Perré
Pour le groupe L'Esprit Bassens

23/10/2026

⚫️ 𝗟𝗮 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗺𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗲 𝘂𝗻 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲 𝗵𝗼𝗿𝗶𝘇𝗼𝗻 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲𝗹𝘂𝗶 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘆𝗼𝗻𝘀 𝘀𝗲 𝗱𝗲𝘀𝘀𝗶𝗻𝗲𝗿.

L’attentat raciste commis aujourd’hui à Trappes et à La Verrière nous bouleverse et nous révolte. Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles et à leurs proches. Nous exprimons toute notre solidarité aux habitants, aux élus des deux communes, ainsi qu’aux forces de l’ordre et aux secours mobilisés.

Personne ne devrait craindre pour sa vie en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion réelle ou supposée. Cette promesse d’égalité et de protection oblige la République tout entière.

Nous devons mesurer la gravité de ce qui se joue lorsque la désignation de boucs émissaires devient une habitude, que le racisme se banalise et que la haine s’installe dans le débat public. Chacun porte la responsabilité de ses paroles et de ses actes.

Cet horizon de peur et de division n’est pas une fatalité. À nous de construire une autre voie, fondée sur la justice, la fraternité et la possibilité, pour chacun, de trouver sa place dans un avenir commun. C’est une responsabilité politique autant qu’une exigence humaine.

22/10/2026

📰 𝗨𝗻𝗲 𝗥𝗲́𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗮̀ 𝘀𝗲𝘀 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲𝘀

L’attachement des Français aux services publics exprime une exigence fondamentale : pouvoir se soigner, apprendre, être protégé et accompagné, quels que soient ses revenus ou son lieu de résidence. Lorsque les réponses s’éloignent et que les démarches deviennent un obstacle, c’est la confiance dans la capacité de la République à tenir ses promesses qui se fragilise.

Les services publics doivent retrouver leur place au cœur des choix budgétaires. Leur qualité exige des moyens durables, une organisation efficace et une capacité à répondre aux réalités vécues par les habitants. Ils engagent notre cohésion et notre avenir ; leur financement mérite mieux que de devenir une variable d’ajustement d’arbitrages qui privilégient d’autres priorités.

Une nouvelle étape de décentralisation doit répondre à cette ambition : prendre appui sur la commune comme communauté de vie, confier aux territoires de véritables pouvoirs de décision, garantir leurs ressources et renforcer la solidarité nationale.

La commune, une communauté de vie au cœur de la République :

La commune est un lieu de vie, un territoire d’attachement et de repères. C’est là que se nouent les relations du quotidien, que les enfants grandissent, que les générations se croisent et que se construit une histoire partagée. Les écoles, les associations, les commerces, les équipements et les espaces publics font vivre cette communauté, dans laquelle chacun doit pouvoir trouver sa place.

Cet ancrage permet de se sentir appartenir à un collectif, d’éprouver la solidarité et de prendre part à la vie démocratique. Dans une société traversée par l’isolement et la perte de confiance, la commune offre un cadre pour se rencontrer, débattre et agir ensemble. Cet attachement se nourrit aussi de l’accueil de nouveaux habitants, qui contribuent à leur tour à son histoire.

C’est à partir de cette communauté de vie que la commune doit être reconnue comme un pilier central de l’action publique. Le maire et le conseil municipal doivent disposer des moyens d’agir et d’une capacité réelle à peser sur les choix qui engagent son avenir.

L’intercommunalité doit prolonger cette capacité d’action en permettant aux communes de construire ensemble des services, des solidarités et des investissements qui nécessitent une échelle plus large. Sa force repose sur un projet partagé et une gouvernance qui associe effectivement les communes aux décisions, respecte leur diversité et rend les arbitrages compréhensibles pour les citoyens.

Reconnaître le rôle des élus et permettre l’engagement :

Les élus locaux donnent un visage et une responsabilité à l’action publique. Ils écoutent, confrontent les attentes, expliquent les contraintes et prennent des décisions dont ils répondent devant les habitants. Leur rôle consiste à porter une vision de l’avenir, à arbitrer entre des besoins parfois contradictoires et à construire un intérêt commun.

Cette légitimité démocratique doit se traduire par une capacité effective à décider. Les engagements soumis au suffrage doivent pouvoir être mis en œuvre avec des compétences claires, des ressources prévisibles et une liberté d’action réelle. La responsabilité politique perd de son sens lorsque les élus doivent répondre de choix sur lesquels ils n’ont plus suffisamment de prise.

Encore faut-il que chacun puisse s’engager. Le mandat demande du temps, de la disponibilité et implique des responsabilités importantes. Son exercice doit pouvoir se concilier avec une activité professionnelle et une vie familiale, sans être réservé à ceux qui disposent déjà des moyens matériels de l’assumer.

Le statut des élus locaux doit garantir des indemnités adaptées aux responsabilités, des droits effectifs à la formation, une protection sociale et juridique solide, ainsi que des conditions permettant l’interruption et la reprise d’une activité professionnelle. Les frais de garde et les besoins liés au handicap doivent être pris en compte. La protection face aux menaces, au harcèlement et aux violences doit être effective.

Ces garanties vont de pair avec une exigence d’intégrité, de transparence et de présence auprès des habitants. Elles doivent favoriser la diversité des parcours et le renouvellement démocratique. Les élus ont aussi pour responsabilité de soutenir l’engagement associatif et citoyen, de donner des débouchés concrets à la participation et d’expliquer les décisions prises au nom de tous.

Donner aux territoires une véritable liberté de décision :

La proximité produit pleinement ses effets lorsque ceux qui doivent répondre aux besoins disposent du pouvoir d’agir. Les collectivités doivent pouvoir adapter leurs interventions et construire des solutions avec les professionnels et les habitants, dans un cadre national qui garantit les droits.

En matière de logement, une prochaine étape pourrait confier aux intercommunalités volontaires, en associant étroitement les communes, une responsabilité plus complète : réunir les aides publiques aujourd’hui dispersées et leur donner davantage de liberté pour répartir les moyens entre rénovation, adaptation au vieillissement, mobilisation des logements vacants et production de logements accessibles. Ces choix seraient ainsi mieux articulés avec l’urbanisme, les transports et les équipements publics.

Pour les services de l’État et de ses opérateurs, les élus locaux doivent être pleinement associés aux décisions concernant les implantations, les permanences et les modalités d’accueil. Toute réorganisation doit faire l’objet d’une concertation préalable et d’une évaluation publique de ses conséquences pour les habitants, notamment les plus fragiles.

Aucune fermeture ou réduction importante de l’accueil ne devrait pouvoir intervenir sans qu’une solution garantissant l’accès effectif au service soit présentée, financée et opérationnelle. Cette garantie doit prendre en compte les distances, les possibilités de déplacement et le besoin d’un accompagnement humain. En cas de désaccord avec les élus locaux, l’autorité compétente doit motiver publiquement sa décision et répondre des conditions de continuité du service.

Chaque évolution doit préciser les décisions confiées, les moyens correspondants et les résultats attendus. Cette liberté exige des compétences professionnelles, une évaluation publique et un accès à l’ingénierie pour les collectivités les moins dotées.

Refonder la fiscalité locale et garantir la visibilité :

Une décentralisation ambitieuse exige une réforme profonde de la fiscalité locale. Il faut sortir de cette forme de mise sous tutelle institutionnelle qui se développe lorsque des recettes fiscales sur lesquelles les collectivités disposent d’un pouvoir de décision sont remplacées par des compensations nationales dont elles ne maîtrisent ni les règles ni l’évolution.

Le problème tient au décalage entre des responsabilités durables et des ressources dépendantes d’arbitrages successifs. Les élus restent comptables du fonctionnement des services et de leurs engagements, alors qu’une partie des conditions nécessaires pour les tenir leur échappe. Lorsque les compensations deviennent des variables d’ajustement du budget national, la liberté locale se réduit et la responsabilité démocratique se brouille.

Les collectivités doivent retrouver un pouvoir fiscal effectif sur une part significative de leurs recettes. Cette réforme doit tenir compte des capacités contributives et éviter de concentrer toujours davantage l’effort sur les seuls propriétaires. Elle doit également rétablir un lien équitable entre l’activité économique et les ressources des territoires qui accueillent les entreprises, aménagent les infrastructures et assument des contraintes industrielles ou environnementales.

Ce lien doit s’accompagner d’une péréquation renforcée, afin que les territoires disposant de peu d’activité économique puissent eux aussi financer les services nécessaires à leur population. L’autonomie fiscale et la solidarité nationale doivent être pensées ensemble.

La stabilité et la visibilité sont essentielles. Recruter, entretenir une école ou développer une offre de mobilité engage une collectivité sur plusieurs années. Les relations financières avec l’État doivent reposer sur des engagements pluriannuels fiables, des règles d’évolution transparentes et une évaluation partagée des charges. Toute responsabilité nouvelle doit être accompagnée de ressources adaptées à son coût et à son évolution. Toute révision des engagements financiers doit être discutée en amont et laisser le temps d’adapter les projets et les budgets.

Sortir de la logique des appels à projets :

Cette liberté suppose de sortir des appels à projets comme mode ordinaire de financement de l’action locale. Leur multiplication conduit les collectivités à adapter leurs initiatives aux priorités, aux critères et aux calendriers des financeurs. Elle mobilise du temps pour constituer des dossiers sans garantie de financement et avantage les territoires qui disposent des équipes nécessaires pour y répondre.

Les collectivités doivent pouvoir partir des besoins de leur population, définir leurs priorités et programmer leurs investissements. Cela exige des ressources stables et, pour les financements nationaux dédiés, des enveloppes pluriannuelles réparties selon des critères transparents de besoins, de charges et de ressources.

L’adaptation au changement climatique illustre cette nécessité. Rénover les écoles, végétaliser les espaces publics, gérer l’eau et prévenir les risques demandent une programmation cohérente. Dans le cadre d’objectifs nationaux, les élus locaux doivent pouvoir choisir les opérations à conduire et leur calendrier, avec une liberté d’arbitrage au sein des financements accordés.

Les dispositifs ponctuels peuvent soutenir une expérimentation particulière. Les besoins essentiels et les transformations de long terme exigent de la continuité. L’évaluation doit porter sur l’utilisation des fonds et les résultats obtenus, selon des modalités proportionnées aux enjeux.

Un État qui assume ses responsabilités et garantit l’égalité :

Cette nouvelle étape exige un État pleinement engagé dans ses propres responsabilités : rendre la justice, assurer la sécurité, protéger les libertés, garantir l’accès à la santé, l’égalité des droits et la solidarité nationale. Ces missions demandent des moyens à la hauteur des besoins et une présence effective sur l’ensemble du territoire.

En matière de santé, cette responsabilité doit se traduire par un accès effectif aux soins, un soutien durable à l’hôpital public et une politique de prévention ambitieuse. Les collectivités y contribuent par leurs actions de proximité et leur soutien aux professionnels, mais leur mobilisation ne peut compenser durablement les insuffisances de la réponse nationale.

Il en va de même pour la justice et la sécurité. Les coopérations avec les élus locaux sont essentielles, notamment pour la prévention et la tranquillité publique. Elles doivent reposer sur des responsabilités claires et permettre aux maires d’obtenir des réponses aux difficultés qu’ils constatent.

L’État doit aussi définir des exigences communes d’accès, de continuité et de qualité pour les services essentiels, puis garantir les moyens de les respecter. Lorsqu’un territoire rencontre des difficultés, un soutien doit pouvoir être déclenché, associant financement, assistance technique et engagements de rétablissement du service.

Les organisations peuvent différer selon les réalités locales. L’égalité se mesure à la possibilité effective d’accéder à un service de qualité, ce qui peut nécessiter des moyens et des modalités d’intervention différents. Pour chaque politique, les citoyens doivent pouvoir comprendre qui agit, qui finance et qui répond des résultats.

Une République qui fait confiance à ses territoires donne aux élus les moyens d’exercer les responsabilités que les citoyens leur confient. Elle prend appui sur la commune, communauté de vie et premier lieu de la démocratie quotidienne, organise les coopérations nécessaires et garantit la solidarité entre tous. Cette confiance doit se traduire dans les pouvoirs accordés, les ressources assurées et les engagements tenus, afin que chacun retrouve une prise sur les décisions qui le concernent et puisse compter sur une République présente dans sa vie.

📊 𝗟𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗰𝗵𝗼𝗶𝘅 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗲́𝘁𝗲́. 𝗜𝗹𝘀 𝗱𝗼𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗶𝗼𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗯𝘂𝗱𝗴𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲.Cette consultation rappel...
21/10/2026

📊 𝗟𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝘂𝗻 𝗰𝗵𝗼𝗶𝘅 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗲́𝘁𝗲́. 𝗜𝗹𝘀 𝗱𝗼𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗶𝗼𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗯𝘂𝗱𝗴𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲.

Cette consultation rappelle l’attachement des Français à leurs services publics et leur attente d’une amélioration concrète de leur fonctionnement. Cette exigence mérite d’être entendue au moment où leurs moyens sont trop souvent traités comme une variable d’ajustement de choix budgétaires qui privilégient d’autres priorités.

Un budget traduit des choix politiques. Les moyens consacrés à l’école, à la santé, à la justice ou aux services de proximité déterminent notre capacité à garantir l’égalité, à accompagner les parcours de vie et à préparer l’avenir.

Cela exige des financements à la hauteur des besoins, mais aussi une organisation plus efficace, une présence humaine accessible et davantage de liberté pour adapter les réponses aux réalités des territoires.

L’attente exprimée en faveur d’un rôle accru des collectivités doit ouvrir un véritable débat : celui d’une nouvelle étape de décentralisation, qui leur donne les pouvoirs et les ressources nécessaires pour agir, dans le cadre d’une solidarité nationale renforcée.

Le deuxième volet de la consultation "Dites-le ICI", qui recueille vos attentes à six mois de l'élection présidentielle, révèle ce mercredi que 72% des Français attendent du prochain président qu'il améliore les services publics, notamment la justice, l'éducation et la santé.

📰 𝗠𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀, 𝘂𝗻 𝗮𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮̀ 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗶𝗿𝗲.En 2025, la France métropolitaine a enregistré environ 610 000 naissanc...
20/10/2026

📰 𝗠𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀, 𝘂𝗻 𝗮𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮̀ 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗶𝗿𝗲.

En 2025, la France métropolitaine a enregistré environ 610 000 naissances, son niveau le plus bas depuis 1942. En quinze ans, leur nombre a diminué de près d’un quart. Sans confondre des époques profondément différentes, ce repère historique donne la mesure d’une transformation qui engage les grands équilibres de notre société et appelle une réflexion dépassant largement le temps d’un mandat.

Cette baisse ne relève pas d’une cause unique. Les enfants arrivent plus t**d dans les parcours de vie, les aspirations familiales évoluent et le nombre d’enfants souhaités diminue. Certains choisissent de ne pas devenir parents ou d’avoir une famille moins nombreuse ; cette liberté doit être pleinement respectée. D’autres reportent ou abandonnent un projet auquel ils tiennent, faute de logement accessible, de stabilité professionnelle ou de solution de garde. Distinguer ces situations est indispensable pour apporter des réponses justes.

La confiance dans l’avenir entre également en jeu. Devenir parent suppose de pouvoir se projeter, d’imaginer une vie pour son enfant et de croire aux possibilités que la société lui offrira. Les inquiétudes économiques, climatiques et internationales peuvent peser sur cette décision, sans que leur influence puisse être précisément isolée. Cette courbe ne suffit donc pas à démontrer un pessimisme généralisé, mais elle nous oblige à interroger les perspectives offertes aux nouvelles générations.

Notre responsabilité est double : permettre à chacun de réaliser ses aspirations et préparer le pays à une natalité durablement plus faible. Nous ne pouvons conditionner l’avenir de nos solidarités à un rebond des naissances dont personne ne peut garantir l’ampleur ni le calendrier. Les enfants qui naissent aujourd’hui n’entreront dans la vie active que dans une vingtaine d’années ; les défis du vieillissement exigent, eux, des décisions dès maintenant.

La première priorité est de donner aux jeunes adultes les moyens de construire leur vie. L’accès au logement, la sécurité des parcours professionnels, l’accueil de la petite enfance et la possibilité de concilier travail et vie familiale doivent former une politique cohérente. Cela implique des solutions de garde accessibles, des congés parentaux adaptés et un partage plus équitable des responsabilités entre les femmes et les hommes. Ces engagements doivent être suffisamment stables pour que les familles puissent compter sur eux dans la durée.

L’efficacité de cette politique ne saurait se résumer au nombre de naissances supplémentaires. Elle doit aussi se mesurer à la liberté rendue aux personnes de réaliser leurs projets. Le coût d’un logement supplémentaire, l’absence de mode de garde ou des horaires professionnels incompatibles avec la vie familiale sont des difficultés concrètes sur lesquelles l’action publique peut agir. Une aide ponctuelle ne remplacera jamais la sécurité que procure un environnement durablement favorable.

Nous devons, dans le même temps, organiser une société plus âgée. Vivre plus longtemps est un progrès qui doit s’accompagner de la possibilité de vivre dignement, de conserver son autonomie et de participer à la vie collective. Adapter les logements et les transports, renforcer la prévention, soutenir les aidants et lutter contre l’isolement constituent des priorités. Elles supposent aussi de mieux reconnaître les métiers du soin et de l’accompagnement, par la formation, les rémunérations et les conditions de travail.

Toutes les politiques publiques sont concernées. Les besoins en écoles, en services de santé, en équipements et en mobilités évolueront différemment selon les territoires. Une baisse des effectifs scolaires peut permettre d’améliorer les conditions d’apprentissage ; elle ne doit pas conduire mécaniquement à réduire les moyens. Ailleurs, l’arrivée de nouvelles familles continuera d’exiger des investissements. Les collectivités ont besoin de projections fiables, d’une capacité de décision et de ressources durables pour anticiper ces transformations au plus près des habitants.

Le financement des retraites, de la protection sociale et des services publics devra également être repensé dans ce contexte. La démographie pèse sur ces équilibres, mais elle n’en détermine pas seule l’avenir. L’accès à l’emploi, la qualité du travail, les salaires, la productivité et la répartition des richesses sont autant de leviers. Mieux former, permettre aux personnes éloignées de l’emploi d’y accéder et prévenir l’usure professionnelle doivent prendre toute leur place dans cette réflexion. Les efforts nécessaires devront être justement répartis entre les générations et selon les capacités de chacun.

Ces défis appellent aussi une politique d’accueil dépassionnée, fondée sur les réalités démographiques, les besoins du pays et le respect de la dignité humaine. L’immigration ne constitue pas une réponse suffisante au vieillissement, mais son exclusion par principe ne prépare pas davantage l’avenir. Ceux qui prônent une « immigration zéro » doivent expliquer comment ils entendent répondre aux besoins humains et économiques d’une société vieillissante.

Nous devons pouvoir débattre des conditions d’accueil, des capacités d’hébergement, de l’apprentissage du français et de l’accès à l’emploi sans céder aux caricatures. Cela suppose des règles claires, des moyens d’intégration et une coopération avec les territoires, les associations et les employeurs. Les personnes accueillies doivent pouvoir trouver leur place, exercer leurs droits, assumer leurs devoirs et contribuer à la vie collective. Cette politique exige de l’anticipation et de la constance, loin des surenchères qui empêchent de construire des réponses durables.

Enfin, la transformation démographique doit être pensée avec la transition écologique. Les logements que nous construisons ou adaptons, les infrastructures que nous finançons et les services que nous organisons devront répondre à la fois au vieillissement, aux contraintes climatiques et aux attentes des générations futures. L’État doit fixer un cap, garantir les solidarités et donner aux territoires les moyens d’agir, dans une coopération durable avec les acteurs économiques, sociaux et associatifs.

Ce graphique nous parle finalement de notre capacité à transmettre. Transmettre des finances soutenables, mais aussi des institutions solides, des services publics accessibles, un environnement habitable et la confiance nécessaire pour construire sa vie. La jeunesse ne peut avoir pour seul horizon de financer les engagements du passé : elle doit recevoir les moyens de choisir son avenir et de prendre part à celui du pays.

19/10/2026

📰 𝗜𝗹 𝗻’𝘆 𝗮 𝗽𝗮𝘀 𝗱’𝗼𝗿𝗱𝗿𝗲 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗲.

La colère qui traverse la France et trouve des échos ailleurs en Europe doit être entendue. Les mobilisations ont leurs causes propres, leurs revendications et leurs différences, mais elles nous interrogent sur un malaise profond : la difficulté à se projeter dans l’avenir, le sentiment d’injustice et la conviction, de plus en plus répandue, de ne plus avoir prise sur les décisions qui engagent nos vies.

Les violences, les pillages, les dégradations de commerces et les attaques contre les forces de l’ordre ou les institutions doivent être condamnés sans ambiguïté. Aucune revendication ne les justifie, et leurs auteurs doivent répondre de leurs actes devant la justice. Notre soutien va aux personnes blessées, aux commerçants touchés, aux forces de sécurité et aux secours mobilisés. Mais cette fermeté nécessaire ne peut tenir lieu de réponse à l’ensemble des difficultés du pays, ni servir à disqualifier celles et ceux qui manifestent pacifiquement.

Il ne peut y avoir d’ordre durable sans justice. Lorsque les inégalités se creusent, que les efforts semblent toujours exigés des mêmes et que les services publics peinent à remplir leurs missions, la confiance dans les institutions s’érode. Le désordre se nourrit aussi de ces injustices grandissantes, de l’humiliation de ne pas être entendu et du sentiment que les règles communes ne s’appliquent pas à tous avec la même exigence. Comprendre ces mécanismes n’excuse aucune violence ; cela oblige à agir sur ce qui fragilise notre vie collective.

Depuis une dizaine d’années, une pratique toujours plus verticale du pouvoir a accentué cette fracture. Les corps intermédiaires ont trop souvent été considérés comme des obstacles, les syndicats contournés et les collectivités territoriales contraintes d’assumer des responsabilités croissantes sans disposer de moyens à la hauteur. Les partis politiques eux-mêmes peinent à remplir leur rôle de représentation et de construction d’un avenir commun. Ces fragilités sont anciennes, et chacun doit examiner sa propre responsabilité, mais la concentration du pouvoir a affaibli les espaces où les désaccords peuvent être entendus et les compromis élaborés.

Une démocratie a besoin de ces médiations. Les syndicats donnent une expression collective aux difficultés du travail, les associations entretiennent les solidarités, les élus locaux relient la décision publique aux réalités vécues et les partis doivent transformer les aspirations en projets. Lorsque ces relais s’affaiblissent, les tensions trouvent moins de débouchés démocratiques et se concentrent sur un pouvoir central qui prétend tout décider, tout en révélant son impuissance à répondre à toutes les attentes.

Ceux qui ont contribué à brutaliser le débat public et à affaiblir le dialogue ne peuvent aujourd’hui s’ériger en seuls arbitres de la responsabilité. L’exigence de respect engage aussi ceux qui gouvernent, dans leur manière de décider, de parler aux citoyens et de considérer les désaccords. On ne peut durablement réclamer la confiance sans accepter la contradiction, ni appeler à la cohésion sans répondre aux injustices qui divisent le pays.

La jeunesse qui manifeste pacifiquement mérite particulièrement d’être écoutée. Elle ne peut avoir pour seul horizon la réduction de la dette publique ou le financement des retraites. Ces responsabilités collectives doivent être assumées, mais elles ne constituent pas à elles seules un projet de société. Une génération a besoin de savoir ce qu’elle pourra construire, et pas seulement ce qu’elle devra payer.

Elle est en droit d’attendre une école qui lui donne les moyens de s’émanciper, un travail qui lui permette de vivre dignement, un logement accessible et une transition écologique qui protège son avenir. Elle doit pouvoir participer aux décisions qui l’engagent. Notre responsabilité est de lui transmettre des finances soutenables, mais aussi des services publics solides, une société plus juste et une planète habitable.

La baisse des naissances nous invite également à interroger les conditions dans lesquelles les nouvelles générations peuvent construire leur vie. Ses causes sont multiples ; elle ne peut être présentée comme la seule conséquence d’une perte de confiance. Mais permettre à celles et ceux qui souhaitent devenir parents de se loger, de trouver un mode de garde et de concilier leur vie familiale avec leur travail relève pleinement de la responsabilité publique. Chacun doit pouvoir choisir son avenir sans que la précarité ne l’oblige à renoncer à ses aspirations.

Face à ces difficultés, les facilités des extrêmes constituent une impasse. Désigner des boucs émissaires, transformer chaque désaccord en affrontement et promettre des solutions immédiates à des problèmes profonds entretient la polarisation sans construire de réponse durable. Pour autant, dénoncer ces discours ne dispense jamais ceux qui exercent le pouvoir de rendre compte de leurs résultats. Les appels à la modération restent sans portée s’ils ne s’accompagnent d’aucune perspective de changement.

Renouer avec la promesse d’un pacte républicain exige donc des actes : reconnaître les partenaires sociaux, respecter la liberté associative, rendre au Parlement toute sa place et garantir aux collectivités des responsabilités claires accompagnées de ressources durables. Ces institutions doivent aussi se renouveler, rendre compte de leur action et mieux représenter celles et ceux qui restent éloignés de la vie démocratique.

La France a besoin d’un État capable de protéger, de garantir la solidarité nationale et de préparer l’avenir, en s’appuyant sur les forces de l’ensemble du pays. L’autorité publique se consolide lorsque les décisions sont justes, les responsabilités assumées et la parole des citoyens prise au sérieux. C’est ainsi que nous pourrons retrouver un ordre républicain durable et donner à la jeunesse un horizon à la hauteur de ses aspirations.

Adresse

Bassens

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque PS Bassens publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager

Catégorie