17/07/2026
La mobilisation continue ✊ !
Loi d’urgence agricole
« À notre santé », deux rassemblements samedi dans le Doubs avant le vote final
Alors que le département du Doubs a basculé en alerte sécheresse maximale, le Parlement s'apprête, lui, à adopter définitivement – le 21 juillet - la loi dite « d’urgence agricole » qui n'a d'urgence que le nom.
La commission mixte paritaire ne s’est pas contentée de ne rien régler : elle a aggravé le texte qui ressort du Sénat et qui, déjà, renforce les renoncements taillés pour quelques intérêts agro-industriels, contre l'intérêt de tous les autres usagers de l’eau.
Le texte qui sera soumis au vote définitif des parlementaires la semaine prochaine organise, via l’intégration des propositions de la désastreuse loi Duplomb 2, le retour de pesticides que la science a identifiés comme dangereux pour la santé. Il facilite l'accaparement de la ressource en eau au bénéfice de l'agro-industrie, au moment précis où partout, y compris dans notre région historiquement préservée, les nappes et les rivières sont à sec. Choisir la fuite en avant, supprimer les garde-fous est criminel, au regard de la gravité de la crise climatique, des menaces qui pèsent sur la ressource en eau et sur notre souveraineté alimentaire.
Nous avions été plus de 200 à Morteau pour porter ce message le 27 juin dernier.
La mobilisation se poursuit ce samedi avec deux rassemblements symboliques « À notre santé » organisés dans le Doubs :
- À Besançon, 10h, à la Gare d'eau à l'initiative du groupe local Générations Futures Grand Besançon, avec le soutien des Amis de la Confédération paysanne, de la LPO, de Terre de Liens et du Collectif de défense du massif jurassien.
- À Morteau / Les Fins, 10h, à la Fontaine des Fenolots à l'initiative de l'Association de défense du Marais de la Tanche et des Amis de la Confédération paysanne.
Comment est-il possible de ne pas voir les cours d'eau baisser, les zones humides s'assécher, les pratiques agricoles vertueuses fragilisées faute de soutien ?
Comment est-il possible d’admettre qu'une loi votée à la va-vite vienne encore aggraver la fracture entre écologistes et agriculteurs sans même améliorer les revenus de ces derniers ?
J'appelle toutes celles et ceux qui, dans le Doubs et au-delà, sont attachés à une agriculture qui nourrit sans détruire, à une eau préservée comme un bien commun, et à une santé publique qui ne se négocie pas, à se joindre à ces rassemblements.