28/08/2026
Le burn-out parental ne commence pas par de la fatigue.
Il commence le jour où vous continuez à faire tous les gestes — le repas, le carnet, le bisou du soir — sans plus rien ressentir en les faisant.
Beaucoup de parents décrivent ce moment comme le plus effrayant de tous. Et beaucoup n'en parlent à personne, parce qu'ils le prennent pour la preuve qu'ils n'aiment plus leurs enfants.
Ce n'en est pas une. C'est un symptôme.
Les travaux d'Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak, à l'UCLouvain, ont décrit un syndrome à quatre dimensions : un épuisement lié spécifiquement au rôle de parent, une distanciation affective avec ses enfants, une perte de plaisir dans ce rôle — et un contraste douloureux avec le parent que l'on a été avant.
C'est cette dernière dimension qui signe le diagnostic. Le burn-out parental ne touche pas les parents qui ne se sont jamais investis. Il touche ceux qui ne se reconnaissent plus.
Leur modèle est d'une simplicité redoutable : ce n'est ni l'amour ni la volonté qui déterminent l'issue, c'est une balance entre les charges qui pèsent et les ressources qui soutiennent. Un déséquilibre durable, pas un trait de caractère.
Et c'est précisément pour cela que c'est réversible.
L'article complet, avec les trois leviers accessibles dès ce soir, est en premier commentaire. 🌿