Les Esprits Libres - France

Les Esprits Libres - France Les Esprits Libres

LES ESPRITS LIBRES forment un MOUVEMENT POLITIQUE dans un objectif de réforme reposant sur quatre piliers :
Le Revenu Citoyen supprimant misère et assistanat,
La VIè République de démocratie vivante,
L'Europe à noyau fédéral et le souverainisme européen
Le Bien-Vivre écologique et culturel.

"La Liberté" Lettre d'information des Esprits Libres Août 2026
16/08/2026

"La Liberté" Lettre d'information des Esprits Libres Août 2026

Éditorial : Notre texte sur la liberté, traité de savoir libre à l’usage de tous invite à danser la vie et à faciliter g*i savoir et art vécu dans toutes nos situations individuelles ou politiques collectives en affirmant le pouvoir de l'engagement sur les forces aliénantes.Dans cette lett...

09/08/2026

La liberté : Ce que l’on veut autant que faire se peut
La liberté consiste, dans une situation donnée, à pouvoir faire ce que l’on veut autant que faire se peut.
Une situation donnée est une conjonction qui se présente et dépend de ce que les autres, le monde, la nature, le hasard et nous-mêmes avons fait de nous jusque-là et des causes, conditions et circonstances mêmes de la situation, de nous en situation vitaliste, existentielle. Un évènement est une activation de cette situation.
Dans toutes situations données, le champ, l’espace, l’instant du vouloir, des désirs et de la créativité et le champ, l’espace, l’instant du pouvoir, des possibles, du autant que faire se peut, sont, relativement aux conditions de la situation, ouverts et déterminent ce qui dépend de nous sur lequel nous pourrons agir et ce qui ne dépend pas de nous sur lequel nous ne pourrons agir.
Notre liberté est relative à notre situation dans la situation. Elle consiste, pour notre champ du vouloir, à pouvoir couvrir, par la créativité, la volonté, le choix, l’engagement, l’action, l’acte, le champ du pouvoir. La conjonction, l’instant, la dialectique, la correspondance, la superposition des deux champs est l’espace, le moment de notre liberté.
Il s’agit de transformer l’instant, la situation, en moment d’art vécu, de liberté.
Faire œuvre d’art de son existence, pratiquer l’art vécu, consiste à passer à l’action et à mettre en œuvre notre liberté, à agir et couvrir le plus possible le champ du pouvoir par celui du vouloir.
La servitude volontaire consiste à ne pas couvrir ce champ et à se résigner à ne rien pouvoir, souvent en feignant, de mauvaise foi et par lâcheté, de ne rien vouloir.
« Ne pas céder sur son désir » J. Lacan « Soyez déterminés à ne plus servir et vous voilà libres » E. de La Boétie.
La liberté consiste, pour nous-mêmes, à agir sur la situation et sur l’évènement, autant que faire se peut, afin que les situations et les évènements présents et à venir dépendent le plus possible de nous-mêmes et le moins possible des autres, du monde, de la nature, du hasard.
L’exercice de notre liberté en acte dans les situations et évènements, façonnent le présent, augurent du futur. Les situations et évènements à venir dépendront d’autant plus de nous-mêmes et d’autant moins des autres, du monde, de la nature, du hasard, facilitant ainsi d’autant notre action, notre pouvoir, la réalisation de nos désirs.
Dans toutes les situations, dans toutes les circonstances, la liberté consiste, par nos choix, à réduire la part de ce qui nous détermine et à augmenter la part de ce que nous déterminons.
Plus on choisit dans ce sens, moins on est choisi, plus on se choisit.
Le pouvoir des autres, de la nation, de la nature, de la culture, de la famille etc. sur nous est diminué et notre pouvoir sur nous-même est grandi. Façon de se façonner, de se déterminer, de se choisir, d’exercer son empire sur soi-même, sa liberté.
Nous reprenons la logique, tant des stoïciens que des épicuriens, qui nous incite à accepter ce qui est et à nous en réjouir autant que faire se peut, à ne pas nous occuper de ce qui ne dépend pas de nous et à nous occuper pleinement de ce qui dépend de nous.
Notre dialectique et notre vitalisme existentialiste, libertaire, situationniste et convivialiste va nous permettre d’occuper pleinement, par nos désirs et nos choix le champ de ce qui dépend de nous, des possibles, de l’autant que faire se peut, par notre g*i savoir, par notre esprit libre.
De sorte que cela va progressivement, ou plus rapidement, augmenter le champ de ce qui dépend de nous et réduire d’autant ce qui ne dépend pas de nous. Nous devenons notre propre poète, notre propre empire sur nous-mêmes.
A l’évidence le champ politique, celui de l’organisation de la cité, nous détermine et dès lors il entre dans notre champ de préoccupation et d’action et doit dépendre, autant que possible, de nous et le moins possible des autres. Nous parlons de champ d’action politique ou citoyen, s’agissant de notre dimension sociale culturelle collective, au-delà de notre champ d’action individuel, amical ou familial.
Qui dit ne pas faire de politique, ne se consacre en rien à l’organisation de la cité, s’en désintéresse, laisse faire une politique bien précise, celle des dominants du moment donné. Celui-là fait la politique de l’ordre établi, la cautionne, la laisse faire en l’état pour ne pas dire en l’Etat…

Quelques réflexions annexes singulières éclairant les dialectiques en mouvement :
1 - Quand Sartre nous indique que « nous sommes ce que nous faisons de ce que les autres ont fait de nous » nous ajoutons « de ce que les autres et de ce que nous-mêmes avons fait de nous ». Cela nous permet de considérer que notre action d’aujourd’hui influera sur notre situation et nos situations de demain tout comme nos actions passées ont influencé notre et nos situations d’aujourd’hui.
2 - Le passage ou le champ du désir se réalise en épousant par l’action le champ du possible est considéré comme « passage de l’instant au moment » dans la situation. Ce en référence à Raoul Vaneigem sur la transformation existentielle de l’instant en moment.
3 - Lorsque Sartre nous dit : « Nous n’avons jamais été aussi libres que pendant l’Occupation » ou « Nous sommes condamnés à la liberté », il nous faut entendre jamais aussi libre de résister ou de collaborer. N’est-ce pas évident ? Nous sommes libres, et si nous ne pouvons pas ne pas l’être surtout dans le choix de refuser de l’être, alors, nous sommes à l’évidence condamnés à la liberté et c’est la liberté de choix. La question de la liberté du point de vue existentialiste part du constat que notre liberté de choix est totale mais il est évident que cela ne concerne que de ce qui dépend de nous
4 - On notera que si la précieuse considération des anciens de la différence entre ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas est pleinement prise en compte il nous est paru important de la mettre en dialectique puisque les deux champs sont mouvant dans l’avenir en fonction de ce qu’est notre action présente.
5 - Il nous semble dès lors possible d’être à la fois d’accord :
avec Epicure, La Boétie, Nietzsche, Lafargue, Vaneigem,
avec Marcel Conche : « Faire au mieux même si c’est périssable »,
avec Spinoza : « Les hommes se trompent en ce qu’ils pensent être libres, et cette opinion consiste en cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions, et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés. »,
avec Sartre : « En fait, nous sommes une liberté qui choisit mais nous ne choisissons pas d’être libres : nous sommes condamnés à la liberté. »,
« Totalement déterminé et totalement libre. Obligé d'assumer ce déterminisme pour poser au-delà les buts de ma liberté, de faire de ce déterminisme un engagement de plus. »,
« L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on fait de nous. »,
« Être libre, ce n’est pas pouvoir faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut. ».
--
Jean-Pierre Roche - Aout 2026

04/08/2026

Art vécu, faire œuvre d’art de son existence

« Qu’est-ce que la vie ? A cette question répond pleinement et justement,
chaque œuvre d’art vraie et réussie » Arthur Schopenhauer
« L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art » Robert Filliou
« Aimer est entreprendre un voyage éternel »
« Le bonheur n’est pas une destination ou une gare atteinte un jour,
mais une façon de voyager » Margaret Lee Runbeck
« Nous sommes condamnés à la liberté » Jean-Paul Sartre
« Soyez résolus à ne plus servir et vous voilà libres » La Boétie
« Optimisme de la volonté, pessimisme de la raison » Antonio Gramsci
« Exister c’est danser avec le temps qui nous tue », comme s’il s’agissait de toujours revivre nos instants, de les transformer en moments éternels.
« L'art nous est donné pour nous empêcher de mourir de la vérité »
« On voit à la démarche de chacun s'il a trouvé sa route, l'homme qui s'approche du but ne marche plus, il danse. »
« Danse maintenant sur mille dos, sur le dos de lames perfides – Salut à qui crée des danses nouvelles ! Dansons de mille manières, que notre art soit nommé libre ! Qu’on appelle g*i notre savoir ! Sur tout ce qui fleurit prenons une fleur pour notre gloire et deux feuilles pour une couronne ! Dansons comme des troubadours parmi les saints et les putains, dansons entre Dieu et le monde ! »
« La liberté c'est de savoir danser avec ses chaines »
« Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde »
« Et ceux qui dansaient furent considérés comme fous par ceux qui ne pouvaient entendre la musique »
« Dansons la vie » Friedrich Nietzsche
« L’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie » Baruch Spinoza
« Les Chevaux du désir boiront l’eau des rivières sur les rives des villes envahies par les fleurs » Raoul Vaneigem
« Ne pas céder sur son désir » Jacques Lacan
« Faire au mieux même si c’est périssable. » Marcel Conche
G*i savoir face au tragique de l’existence, sagesse tragique.
Vivre pleinement, dans la joie, dans le passage à plus de perfection.
Amour, amitié, art, philosophie et poésie,
dont l’art politique, art d’organiser la cité,
façons d’outrepasser le tragique existentiel
et de toucher à l’immortalité de la spiritualité.
Existentialisme de l’art vécu et du libertinage politique et existentiel.
Vivre, voyager et aimer en esprit libre.

PROGRAMME DES ESPRITS LIBRESNe nous demandez pas de résoudre un problème, demandez-nous de les résoudre tous.Lorsque les...
04/08/2026

PROGRAMME DES ESPRITS LIBRES

Ne nous demandez pas de résoudre un problème, demandez-nous de les résoudre tous.
Lorsque les Esprits Libres croisent quelqu’un de gauche, ils font un pas à droite, lorsqu’ils croisent quelqu’un de droite, ils font deux pas à gauche.
Preuve que nous sommes sans tristes.
La politique c’est l’organisation de la cité.
Quelle introduction à la dialectique sociale et sociétale pouvons-nous retenir et quel programme pour nous animer ?
La contradiction principale se situe entre g*i savoir d'esprits libres pour une écologie intégrale, le Bien vivre, le « bonheur national et mondial brut » ET économisme-techniciste-productiviste, marxisme et social-démocratie inclus.
L'axe qui entraîne l'humanité est la créativité, élan vital mû par le g*i savoir.
Défendre l’écologie intégrale c’est bien, se donner les moyens institutionnels et financiers de la réaliser c’est mieux, c’est le programme des Esprits Libres.
Notre programme c’est l’art vécu, le bien-vivre, “danser la vie”, en esprits libres.
Pour LE CONVIVIALISME, L’EXISTENTIALISME, L’ART VÉCU ET LE G*I SAVOIR,
Pour l’art, l’amour, la culture, la créativité, la poésie, la beauté et l’écosystème,
"Nul n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être" Goethe Les Français, donneurs de leçons au monde, pensent vivre en république et en démocratie quand ils vivent en monarchie présidentialiste. Les pays européens sont démocratiquement exemplaires en regard de la France en monarchie présidentialiste depuis la forfaiture gaulliste de l’adoption de l’élection du président au suffrage universel en 1962, élection monarchiste conférant à la fonction présidentielle une légitimité supérieure à la légitimité parlementaire, ce aggravé par l’inversion jospiniste du calendrier républicain en 2002, commis par la gauche plurielle JLM inclus. Privé d’Assemblée Nationale souveraine, affublé d’un Sénat d’ancien régime, notre pays ne connait pas la démocratie qui est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.
Si république et démocratie s’incarnaient dans la 5ème République, nous serions hostiles à la république et à la démocratie. Sans jeter la démocratie représentative avec l'eau du bain, combattons les populistes, R. Haine et LFI, partisans de la démocratie directe et référendaire et de la proportionnelle intégrale nocives, et adoptons une démocratie vivante et citoyenne. Les idées pour restaurer la démocratie ne manquent pas mais les forces de gauche les ignorent.
"Qui est conduit par la crainte et fait le bien pour éviter le mal, n'est pas conduit par la Raison." Spinoza

DÉMOCRATIE VIVANTE
Pour la suppression de l’élection monarchiste,
Pour le rétablissement du calendrier républicain législatives avant présidentielle,
Pour le scrutin mixte, mère de toutes les batailles, premier temps proportionnel à 80%, second temps majoritaire permettant aux citoyens de choisir la coalition gouvernementale. Les cartes ne seront pas rebattues si le mode de scrutin reste non représentatif et n’offre pas une gouvernabilité. Pour la représentation des votes blancs, au prorata des votes blancs, par des élus tirés au sort sur les listes de votants blancs volontaires. Cette représentation constituerait une avancée remarquable remobilisant le corps social abstentionniste, réduisant les votes extrémistes devenus inutiles, réduisant le pouvoir des partis de l’ordre établi, recomposant les assemblées et nous rapprochant de la juste représentation démocratique qu’est la sortition, le tirage au sort.
Pour l’inscription automatique sur les listes du lieu d’habitation et l’incitation fiscale au vote,
Pour le bicamérisme de Conseils Citoyens tirés au sort doublant toutes les assemblées élues,
Pour un Conseil Citoyen tiré au sort remplaçant le Sénat. Exit les référendums diviseurs.

FÉDÉRALISME EUROPÉEN
Pour des armes sophistiquées et troupes européennes d’élite en Ukraine, sol, air, mer,
Pour des brigades internationales en Ukraine face à Poutine, à Taïwan face à Xi, à Gaza, en Cisjordanie et au Liban face au Hamas, à Netanyahou et au Hezbollah, au Soudan.
Pour le fédéralisme européen et la défense européenne autonome. Noyau fédéral européen puissant, coopérations renforcées, fiscalité et armée communes, arme atomique et siège à l’ONU partagés, institutions harmonisées, refus de commerce d’armes avec les pays non démocratiques. Pour des groupes européens remplaçant progressivement les Gafams.
Pour l’offensive culturelle, économique et militaire et le front démocratique mondial face aux impérialistes Poutine, Xi et Trump.

CONVIVIALISME
Et non capitalisme, économie et société AVEC marché et non de marché.
Pour l’individualisation de la dette échéancée sur vingt ans au prorata des patrimoines et revenus. Ce permettant à l’État une nouvelle politique sans dette et sans intérêts de la dette.
Pour le Revenu Citoyen supprimant la misère et l’assistanat des riches et des pauvres, engageant la suppression des classes sociales et de l’esclavage salarié. Crédit d’impôt de 1000 € mensuels pour tous financé par un impôt de 1000 € en moyenne au prorata des revenus et patrimoine. Parler de redistribution est insuffisant s'agissant d'établir l'égalité des chances, vrai libéralisme, droit à l'héritage pour tous, égalité effective, liberté de ne pas être obligé de se salarier, Possibilité de travailler moins, fraternité de partage d’un bien commun. Économie distributive et "égalité du point de départ", reprenant un principe bakouninien, renouvelée chaque mois avec le Revenu Citoyen organisateur de la cité et consolidée par l'offre de culture et d'éducation.
Pour la réduction drastique du temps de travail, des innombrables productions inutiles et gaspillages. Moins mais mieux. 24h légales, 18h pour les travaux pénibles, laissant le temps pour la culture, l’art vécu et la reconversion. Un État sans pauvres, cessant de faire du social et d’aider les riches, consacre l’action sociale à la santé, à la culture et aux services publics.
Pour la fiscalité d’utilité publique et écologique et une économie sociale AVEC marché sortant de l’économie capitaliste DE marché destructrice de la nature et de l’humanité,
Pour la retraite égale pour tous, 2200 € mensuels équivalents au Revenu Citoyen doublé,
Pour le passage progressif à la retraite sur dix ans avec augmentation progressive du Revenu Citoyen compensant la baisse progressive du temps de travail.
"Ce que l'on ne peut prohiber il faut nécessairement le permettre" Spinoza
Pour la légalisation contrôlée du cannabis et des drogues. La prohibition embolise police et justice, le commerce passif et dissuasif sera efficient, limitant les risques, cassant les mafias,
Pour la légalisation contrôlée de l’immigration répondant aux besoins des collectivités locales et au refuge politique mais refusant toute régularisation d’entrées clandestines,
Pour la légalisation contrôlée de l’IA, Priorité à la ressource en eau destinée à l'alimentation, respecter l’habitabilité, réserver l'IA principalement à la santé. Faire disparaître les IA génératives.
Pour la légalisation contrôlée de : religions, enseignement privé, prostitution, publicité, alcool, tabac, sport professionnel, jeux d’argent, confection vestimentaire…
Pour l’écologie intégrale et une agriculture exclusivement bio,
Pour la laïcité et l’école publique, argent public à l’école publique, ni cléricalismes, ni voiles,
Pour l’éducation civique conviviale mêlant générations, âgés, malades, isolés, prisonniers,
Pour des prisons citoyennes et des peines alternatives liées à l’éducation nationale,
Pour la 6ème République convivialiste, société d’art et de culture, sociale, girondine, laïque, écologique, libérale-libertaire, universalisme, fédéraliste européenne.

Les Esprits Libres lesespritslibres.org
[email protected] 0619996299 0556440931
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MOUVEMENT CULTUREL ET POLITIQUEArt vécu, Art politique, 6ème République écologique, Revenu Citoyen, Europe Fédérale. Existentialistes, républicains, écologistes, fédéralistes européens, convivialistes, libéraux-libertaires, féministes, anti-cléricaux, universalistes, humanistes, malthu...

04/08/2026

Introduction au programme
Ne nous demandez pas de résoudre un problème, demandez-nous de les résoudre tous

Pourquoi cette phrase en exergue du programme des Esprits Libres ci-dessous ? C’est en saisissant la complexité des choses que nous les percevront le plus simplement possible dans leur logique dialectique.

A nous de saisir les liens dialectiques sociétaux de la pensée critique émancipatrice. Il s’agit de comprendre la logique et la cohérence du programme de société des Esprits Libres, programme qui dans le cadre de la pensée critique, « de gauche » diront certains, entre en contradiction avec les programmes marxisants et avec les sociaux-démocrates et prétend à la fois intégrer et dépasser les programmes écologistes. Rien que cela…

Quels rapports entre le Revenu Citoyen, le mode de scrutin démocratique, la réduction du temps de travail, la légalisation contrôlée, la citoyenneté… ?
Pour accomplir le « travail de citoyen », l’exercice de la démocratie exige d’avoir du temps pour s’y consacrer et d’avoir assez de revenus afin de n’être pas absorbé par l’objectif légitime d'atteindre la fin du mois.
Les citoyens grecs avaient assez de temps et assez d’argent et ne travaillaient pas. Des esclaves travaillaient pour eux.
Aujourd’hui les machines doivent être nos esclaves modernes et nous libérer d’une large part du travail nous laissant du temps, si nous ne sommes pas productivistes et si nous en profitons pour réduire le temps de travail.
Le Revenu Citoyen, aligné sur le seuil de pauvreté, nous donne les moyens de ne pas perdre de revenus tout en réduisant le temps de travail qui diminue le salaire. Il permet à ceux qui ne travaillent pas d’avoir les moyens de consacrer du temps à la politique, à l’organisation de la cité.
Sans Revenu Citoyen, la réduction drastique du temps de travail est difficile car les revenus baisseraient trop,
Sans réduction du temps de travail pas assez de temps libre à consacrer à la politique,
Sans revenu suffisant, Revenu Citoyen et, ou, salaire et autre revenu, pas de possibilité non plus de penser à autre chose et exit probablement le travail de citoyen.
Qui n’a pas les moyens décents de vivre risque d’aborder la politique sous les angles d’affects négatifs, de passions tristes : frustration, colère, abstentionnisme, extrémisme, populisme…
L’incitation fiscale au vote, dans le cadre d’une inscription automatique sur les listes électorales, sous la forme d’une retenue de 100 euros en cas d’abstention, vient parachever légitimement ces rapports dialectiques et vient « récompenser » ce travail citoyen.
Inscription automatique sur les listes électorales et incitation fiscale au vote justifiées par la représentation effective des votes blancs par des élus tirés au sort au prorata des votes blancs. Ce entrainant une inutilité du vote pour les extrêmes. Celui que veut marquer sa défiance vis à vis de l’ensemble du système va voter blanc, va voter pour lui sans avoir recours aux extrêmes. Dire qu’il va voter pour lui n’est pas exagéré puisqu’il y a deux possibilités de vote blanc. Le vote blanc simple comptabilisé et le vote blanc « volontaire » ou celui qui vote blanc ajoute dans son enveloppe une deuxième enveloppe contenant son numéro de carte d’électeur. Au dépouillement c’est dans ce tas d’enveloppes « volontaires » que seront tirés au sort les « élus blancs ». 20% de votes blancs entrainant 20% de sortition, de tirage au sort. Ce dans toutes les élections.
Les tirés au sort de la sortition dans les assemblées auront d’autant plus de facilité à répondre positivement s’ils ont du temps disponible.
Ce nonobstant les considérables liens et retombées positifs de liberté, d’égalité et de fraternité qu’aurait le Revenu Citoyen créant un revenu commun que chacun partage de façon égalitaire dans une communauté donnée.
Les effets sur la démocratie devenue vivante, sur la participation au vote devenue active, sur le travail devenu plaisir choisi et non contrainte subie, sur la sensation de citoyenneté, sont tout à fait considérables et transforment littéralement la société dans le sens du Bien vivre.
Le Revenu Citoyen s’avère un véritable organisateur de la cité imposant pour son financement une répartition fiscale beaucoup plus juste, un héritage pour tous, une réduction des écarts de richesses, une égalité des chances, entrainant la disparition de la pauvreté c’est-à-dire une santé physique et mentale et une éducation meilleures, une fin de l’assistance et des économies considérables, un développement de la créativité grâce au temps libéré, un essor de l’économie de proximité et de meilleures rentrées d’impôt. Le revenu des agriculteurs, des intermittents du spectacle, des étudiants, des sans-emplois sera considérablement revalorisé permettant de développer le bio, la culture, la formation.
Le Revenu Citoyen introduit le premier pas fédérateur communiste libéral-libertaire, social-écologique, transition vers la fin du capitalisme, avec une économie AVEC marché et non de marché, vers la réconciliation-disparition des classes sociales, vers le travail plaisir, vers la créativité, vers la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme et au passage essentiel vers la libération effective de la femme.
Dans tous les domaines les liens dialectiques s’imposent.
La légalisation contrôlée des drogues ne va pas sans Revenu Citoyen car il s’agit de remplacer une économie parallèle souterraine par une économie distributive cassant les mafias. Justice, police et prisons se trouvent désengorgées avec là encore de considérables économies. La culture et la formation occupent le terrain. Le jeune délinquant rentre dans le rang dès qu’à la première incartade il voit comme peine une amputation de son Revenu Citoyen. Taper au portefeuille et vous aurez de probants résultats. Sans drogue à vendre, avec une prostitution légale, seule la bonne tenue civique garantira un portefeuille bien garni… C’est une inversion totale des logiques de prohibition et de répression, c’est une réponse culturelle de République du g*i savoir.
Milles autres exemples de rapports dialectiques entre nos différentes propositions pourraient être considérées. Notre méthode dialectique dépasse le registre de simples propositions mises bout à bout avec lesquelles on ne peut qu’être d’accord, celle des Verts par exemple, mais qui ne donnent pas le cadre politique dialectique institutionnel et fiscal de transformation de la société.
Autant de rapports dialectiques qui lient nos propositions d’Esprits Libres, les justifient, les rendent plus judicieuses, plus nécessaires et plus aisées à mettre en œuvre.
L’insurrection citoyenne des Esprits Libres est proche et l’érection pestilentielle risque de n'être pas très simple à faire passer. C'est l'heure du vrai grand remplacement, celui de toute la classe politique et exit les deux extrêmes. Une espèce de Nuit Debout des Esprits Libres adaptée à la nouvelle situation. "Une étincelle peut mettre le feu à la plaine"
En Esprits Libres, transformons l’instant en moment, ce n'est qu'un combat continuons le début. J-P Roche 2 08 2026

04/08/2026

NOTRE “APPEL DE BORDEAUX”
Bordeaux est menacée aujourd’hui par le feu, demain par la montée des eaux et en permanence par la proximité du nucléaire de Blaye. Comme tout le pays Bordeaux est également menacée par la guerre en Europe et enfermée dans la droitisation depuis 1958 sans interruptions, dans l’absence de démocratie, dans le mépris de l’écologie, de l’écosystème et de son humanité.
Dans cette conjoncture une partie de la population a cru bon de se séparer de son maire écologiste comme pour donner un coup d’accélérateur productivisme à cette calamité qu’est le capitalisme financier bardé de ses valets de droite. Le nouveau maire de Bordeaux était sous ministre aux comptes publics et a organisé, avec B. Le Maire et G. Attal, une « annulation de crédits pour la sécurité civile entrainant un important re**rd dans le renouvellement de la flotte des Canadairs à l’horizon 2030 ». Voir Canard Enchaîné 29 07 26.
Nous sommes gouvernés par de grands criminels au regard de l’histoire. Le capitalisme financier et son productivisme ne sont rien d’autre. Les forces marxistes et les sociaux-démocrates qui relèvent de ce productivisme sont inadéquats. Les partis et mouvements non-écologistes doivent disparaitre de l’échiquier politique et le plus vite sera le mieux.
Quand l’urgence devient politique, la politique devient urgente.
"Qui est conduit par la crainte et fait le bien pour éviter le mal, n'est pas conduit par la Raison." Spinoza
La posture écologique c’est bien, les mouvements écologistes ont tous d’excellentes propositions surtout lorsqu’ils n’écoutent pas les rappeurs islamistes ou ne flirtent pas avec la secte LFI poutinienne et pro-hamas, mais se donner les moyens institutionnels et fiscaux pérennes permettant d’adopter et de mettre en pratique cette écologie intégrale c’est mieux. C’est le programme des Esprits Libres.
Exigeons une réforme immédiate du mode de scrutin pour un scrutin mixte représentant au mieux le pays, une dissolution de l’Assemblée nationale rétablissant le calendrier républicain, imposant un débat législatif de société et reléguant l’imbécile et nuisible élection monarchiste qui nous divise, avec ses petits chevaux poutiniens en tête des sons d’un autre âge, des sondages. C’est la suppression de l’élection monarchiste que devra prononcer la nouvelle Assemblée nationale. Quelle candidate, quel candidat fait ces propositions et a ce programme ?
« Celui qui existe c’est celui qui danse avec le temps qui le tue » F. Nietzsche. Sans aucune peur, sans aucune précipitation, en choisissant de « faire au mieux même si c’est périssable » comme l’indique Marcel Conche, considérons qu’il est toujours temps d’agir et de réagir, que nous sommes toujours libres et même “condamnés à la liberté”, pour une nouvelle démocratie vivante, pour une écologie intégrale salutaire et incontournable, pour une république éthique du g*i savoir, du Bien vivre, d’Esprits Libres. C’est un appel à l’insurrection existentielle, à l’art vécu, à former et rejoindre les comités d’action et de réflexion que sont les Salons des Esprits Libres : « Dansons la vie ». Bordeaux 27 07 2026

04/08/2026

FEU SUR LE CAPITALOCÈNE

Cairn.info Sciences humaines & sociales :
« Ces grands incendies ont surtout révélé les contradictions d’un socio-écosystème modelé par le capital depuis sa création en 1857 par Napoléon III. Cet avènement du capitalisme relève des mécanismes décrits par Karl Polanyi dans La grande transformation [1944]. Une bascule du pouvoir s’opère de la sphère politique vers la sphère économique, dans des sociétés où la terre et les hommes sont désormais soumis aux lois du marché. En 2022, dans les Landes de Gascogne, les grands incendies ont mis au jour les limites de cette hégémonie économique. En dépit de ces contradictions, la forêt landaise est progressivement assujettie à la financiarisation, sous couvert de gestion des risques.
Ainsi, par la rente spatiale qu’elle offre, la forêt landaise est caractéristique du Capitalocène. Les incendies révèlent les limites du modèle de plantation en futaie régulière de pins maritimes, détruisant au passage le capital forestier accumulé. Le marché carbone, le risque incendie, et peut-être bientôt la surveillance du massif, sont autant de conquêtes récentes qui cherchent à perpétuer la rente forestière au détriment de la protection des habitants et de l’environnement. »
Lire la totalité de l’article :
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Texte résumé d’une chercheuse :
" Rappelons-nous que la forêt des Landes fut une hérésie de la fin du 19ème siècle pour créer de nouvelles richesses aux bourgeois ... l’argent, toujours l'argent qui corrompt ...
A propos du couvert végétal qui donne son caractère très identifié à la Gironde ou au département des Landes, on parle le plus souvent de forêt.
C'est assez impropre puisqu'il s'agit pour l'essentiel de plantations, plantations exclusives de pins maritimes en l'occurrence.
Il faudrait donc parler de pinèdes artificielles, propriétés d'exploitants privés, dont on peut facilement appréhender le dessin rectiligne dans les vidéos aériennes des surfaces de troncs calcinés et dénudés qu'on nous diffuse depuis ce matin sur les chaînes d'info.
Le pin est bien sûr un résineux hautement inflammable, son tronc droit guide rapidement les flammes vers sa canopée et le sous-bois de ces plantations constitué d'un tapis d'aiguilles, de pommes (de pin) et de fougères desséchées par les semaines sans pluie s'embrase à la première étincelle.
Faute d'avoir pu le juguler dans la minute, le départ de flammes du 22 juillet est devenu un méga feu historique qui se nourrit comme un ogre à la vitesse de 1000 ha de l'heure.
Il ne s'éteindra qu'après avoir épuisé toute forme de combustibles dans la région, les prévisions météo interdisent d'espérer l'aide de précipitations, et déviera de sa trajectoire au gré du vent et de barrières naturelles (la Garonne vers l'est, l'océan vers l'ouest) ou artificielles (la ville de Bordeaux où je me trouve j'espère).
Je voulais intéresser ceux qui le méconnaissent à l'écosystème des Landes de Gascogne qui préexistait à l'intervention définitive de la main de l'homme vers 1857 sous le règne de Louis Napoléon Bonaparte (dit Le Petit).
Je me paye à cette occasion une bonne tranche de wokisme (et ça fait du bien) tellement l'histoire de l'implantation de la forêt des Landes est celle de la spoliation d'une société indigène sophistiquée, riche de sa culture et de sa langue propre, fondée sur le pastoralisme extensif.
Les brebis constituaient alors le patrimoine des familles de bergers Landais, elles étaient élevées sur des terres communales sans limites de propriété et l'entraide paysanne codifiait le quotidien de communautés adaptées à leur écosystème.
A tout point de vue, la plantation des pinèdes à la fin du 19ème siècle, ordonnée depuis Paris et mise en application par une élite des Ponts et Chaussée nourrie au positivisme idéologique s'apparente à un élan irrésistible de colonisation intérieure.
Similaire au sort fait aujourd'hui aux bédouins du Neguev par le gouvernement israélien.
Les terres communales dont l'usage était délibéré ont été parcellisées et livrées à des propriétaires lointains, acquéreurs aux enchères (à très vil prix la plupart du temps) qui ont pu restaurer une quasi-féodalité des rapports sociaux sur ces territoires.
Les familles de bergers n'ont pu que tenter de s'adapter ou migrer, ce fut la consécration économique du gemmage (récolte de la résine, "or blanc") et le statut d'ouvrier agricole salarié devint la norme.
L'appropriation brutale de ces terres et la formation des paysages qui nous sont aujourd'hui familiers découlent donc d'une décision politique et centralisée.
Les bouleversements sociaux et culturels qu'elle a pu engendrer, comme dans tout mouvement de colonisation, ont été parés d'une propagande qui de génération en génération (des élèves de la 3ème république jusqu'à aujourd'hui) continue de nourrir le discours naïf de nombre d'entre nous.
Assèchement de marais pestilentiels, œuvre civilisatrice, éradication de maladies endémiques, toutes ces fables accompagnent en général l'histoire du développement capitaliste par la spoliation.
Aujourd'hui, l'écologisme et la recherche scientifique ont permis d'établir le rôle considérable des zones humides dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Et aujourd’hui, le gouvernement vient de consacrer une nouvelle loi agricole qui met en péril les dernières zones humides de notre pays.".
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