28/07/2026
Iɴᴄᴇɴᴅɪᴇs : sᴏᴜᴛɪᴇɴ ᴀ̀ ᴛᴏᴜ·ᴛᴇs ʟᴇs ᴅᴇ́ᴘʟᴀᴄᴇ́·ᴇs ᴇᴛ ᴀ̀ ᴛᴏᴜᴛᴇs ᴄᴇʟʟᴇs ᴇᴛ ᴄᴇᴜx ǫᴜɪ ʟᴜᴛᴛᴇɴᴛ ᴇᴛ ᴀɪᴅᴇɴᴛ.
Lᴇ ᴄᴀᴘɪᴛᴀʟɪsᴍᴇ ᴇsᴛ ᴅᴇ́ᴘᴀssᴇ́ ᴘᴀʀ ʟᴇs ᴄʀɪsᴇs ǫᴜ’ɪʟ ᴘʀᴏᴠᴏǫᴜᴇ : ᴘʀᴇɴᴏɴs ɴᴏs ᴀꜰꜰᴀɪʀᴇs ᴇɴ ᴍᴀɪɴ !
À l'image du monde entier, les incendies brûlent le département avec une rage f***e, impactant les populations bien au-delà du département.
Alors qu’une quatrième canicule est annoncée en 2 mois en Gironde, 𝗶𝗹 𝗲𝘀𝘁 𝗲́𝘃𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗿𝗲́𝗰𝗵𝗮𝘂𝗳𝗳𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗹𝗶𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗮 𝗰𝗿𝗲́𝗲́ 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗹'𝗲𝗺𝗯𝗿𝗮𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁. La monoculture de pins, exploités par une multitude de propriétaires privés, a de toute évidence constitué un terrain favorable. L'austérité des gouvernements successifs a rabougri les conditions d'exercice du travail des hommes et femmes pompiers, qui paient un lourd tribut dans leur travail, aujourd’hui glorifié·es, hier violemment réprimé·es par les CRS.
Alors que tout le monde connaissait le danger depuis les immenses incendies de 2022, aucun canadair supplémentaire n'a été livré depuis ! Ce feu n'est malheureusement pas une surprise.
Face aux ravages de cet incendie, cet incendie du capitalisme, les travailleur·ses du feu sont en première ligne.𝗟𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲́𝘃𝗼𝘂𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲 𝗹'𝗮𝗱𝗺𝗶𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗺𝗼𝘆𝗲𝗻𝘀 𝗺𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗼𝘂𝘁. Ils sont aidés par des centaines d'agriculteurs, d'habitant·es, 𝘁𝗼𝘂𝘁𝗲𝘀 𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗶 𝗽𝗼𝘀𝘀𝗲̀𝗱𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗶𝘁𝗲𝗿𝗻𝗲 𝘁𝗲𝗻𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮𝗶𝗱𝗲𝗿 𝗮𝘂 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲 𝗱𝘂 𝗳𝗿𝗼𝗻𝘁 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝘀𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗰𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗲 𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ . Agriculteurs et travailleur·ses des sociétés de travaux agricoles se mobilisent pour créer des pares-feux. Les dons affluent pour accueillir les réfugie·és, faire à manger, etc. Dans les Ehpads, les hôpitaux où le plan blanc a été activé, dans les centres d’accueil, des centaines de soignant·es et médecins, de bénévoles, ont pris elles et eux-mêmes en charge les choses face à des pouvoirs publics dépassés.
𝗟𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿·𝗲𝘀, 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗾𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗼𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗼𝗿𝗶𝗴𝗶𝗻𝗲 𝗼𝘂 𝗴𝗲𝗻𝗿𝗲, 𝗺𝗮𝗹𝗴𝗿𝗲́ 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗰𝗮𝘁𝗮𝗰𝗹𝘆𝘀𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀, 𝗱𝗲́𝗺𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲. Une solidarité à la base, entre agriculteurs, pompiers, habitant·es, bénévoles, travailleur·es du BTP, paysagistes etc. Une solidarité 1000 fois plus efficace que la ridicule propagande sur l'A400M.
Oui en ce moment, en Gironde, les travailleur·es et la population prennent leurs affaires en main. Car nous sentons tous que l'Etat, les classes dominantes, la société capitaliste sont incapables de gérer leurs propres crises.
Car oui, il y a urgence à remplacer ce système. Face à l'évidence du réchauffement climatique, 𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝘂𝗿𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗮̀ 𝗿𝗲𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗳𝗼𝗻𝗱 𝗲𝗻 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗹𝗲 𝗹'𝗲́𝗰𝗼𝘀𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗼𝗿𝗲̂𝘁𝘀 𝗴𝗶𝗿𝗼𝗻𝗱𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗟𝗮𝗻𝗱𝗲𝘀, 𝗲𝗻 𝗶𝗺𝗽𝗼𝘀𝗮𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗿𝗲́𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲, 𝘀𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗼𝗰𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗰𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗶 𝘆 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝗻𝘁, 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗲𝗻 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗹𝗶𝗴𝗻𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘀𝗮 𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝘆 𝘃𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁. Leurs intérêts passent avant les profits des propriétaires.
Il y a urgence à réembaucher, fonctionnariser et doter de grands moyens les pompiers, ainsi que la DFCI et l'ONF.
Il y a urgence à ce que les travailleur·ses, la population, nous donnions les moyens de décider nous-mêmes de la marche de la société et de l’économie, de l’organisation de toute la production en remettant en cause la propriété capitaliste et le pouvoir de la minorité parasite, de la finance qui dirige le monde.
𝗦𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗹'𝗶𝗻𝗰𝗲𝗻𝗱𝗶𝗲, 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗺𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗾𝘂𝗶 𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗮𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱'𝗵𝘂𝗶 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗯𝗮𝘀𝗲, 𝗼𝘂̀ 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿·𝘀𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗻𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗮𝗳𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗲𝗻 𝗺𝗮𝗶𝗻 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗮𝘂 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝘂𝗿𝘀, 𝘀𝗼𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗳𝗲𝗿𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱'𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗲́𝘁𝗲́ 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲.