06/06/2026
Esplanade de la place Thiers, anciennement Place Sainte-Ursule
Si l’esplanade de la place Thiers est aujourd’hui connue pour ses squares et la Halle Gaillarde, elle a d’abord accueilli un couvent, puis l’un des premiers hôpitaux de Brive.
L'esplanade, qui regroupe aujourd’hui les places De-Lattre-de-Tassigny et Winston Churchill, autrefois place Sainte-Ursule et place Brune, formait un centre religieux et hospitalier. En effet, le couvent des Ursulines, monastère de jeunes filles, est construit à partir de 1607, remplaçant le couvent des Cordeliers fondé vers 1226 par Antoine de Padoue. Il est rejoint en 1678 par l’hospice Dubois, du nom du neveu du cardinal Dubois en hommage à ce généreux donateur. Un cimetière divisait les deux bâtiments et une fontaine se dressait à l’entrée de l’hospice.
La place Thiers est ensuite réaménagée dans la première moitié du XXe siècle. L’hospice Dubois est démoli en 1901 et reconstruit sur les fondations de l’hôpital actuel. De même, le couvent des Ursulines, alors école publique de filles, est fermé en 1906 suite à la loi contre les congrégations religieuses. La place se constitue alors en vaste espace urbain destiné à la tenue des foires de commerce, dont la foire aux bestiaux devient l’activité centrale. L’ancienne fontaine sert d’abreuvoir au bétail et les cafés et restaurants, où se concluent les affaires, se développent autour de la place. L’étendue est aussi parfois la scène de fêtes foraines, réunissant les familles brivistes.
Des squares sont installés dès 1910, dont l'actuel square Germain-Auboiroux, où fut ajouté le monument à Joseph Germain en 1914, briviste qui s’est illustré dans le cadre de la mission Congo-Nil et l’incident de Fachoda. En 1923, le monument à la Victoire de la guerre est inauguré sur la place en présence de Raymond Poincaré. Enfin, dans les années 1930, la place adopte sa physionomie presque définitive, avec la construction de lotissements et l’installation de l’Hôtel des Postes.
Texte réalisé par Candice Prevost dans le cadre d’un stage.
Légende : aquarelle extraite d’un registre de l’hôpital de Brive (AH-N101)
carte postale de l’hospice Dubois (37Fi385) et de la place Thiers (37Fi66)