15/03/2026
Après un mandat de pause et celui du pragmatisme de crise, voilà Frédéric Soulier réélu pour une troisième fois maire de Brive sans forcer (avec près de 58% des voix) et sans rien avoir prouvé.
Mais comme il aime à l'affirmer, encore récemment dans La Montagne, seul le résultat compte.
Deux fois élu au premier tour, ce n'est plus un accident !
La démocratie a parlé et elle se respecte mais elle risque aussi de se taire pendant les six prochaines années entre les élus falots de la majorité municipale et ceux de l'extrême-droite qui font leur entrée au conseil municipal.
Quant aux vrais opposants à la politique de Frédéric Soulier depuis 2014, ambitionnent-ils seulement de faire basculer un jour la mairie de Brive ou veulent-ils continuer à faire de la figuration ?
Quand est-ce que ses adversaires, certes valeureux mais impuissants, comprendront que l'on ne lutte pas avec les mêmes armes ?
Face au népotisme, qui a atteint son paroxysme avec le meeting des Trois Provinces à la veille du premier tour, on ne peut pas se contenter de subir la campagne.
Il faut insuffler un nouveau souffle pour Brive et être capable de proposer des solutions innovantes avec des méthodes de travail plus ouvertes qui ne se limitent pas à construire une liste.
Il faudrait aussi comprendre, une bonne fois pour toute, que les logos et les appartenances politiques, dans un scrutin municipal et qui plus est dans un contexte de défiance absolue envers la classe politique, ne font que rebuter.
Les brivistes n'ont pas besoin d'un savant dosage politique mais d'une équipe municipale qui les écoute et les valorise.
A tort ou à raison, ils croient que c'est le cas depuis 12 ans avec celle du maire réélu.
Or, ils ignorent, parce que personne ne le leur dit, que l'avenir de Brive ne se décide pas au conseil municipal mais au travers de réseaux et de liens invisibles, intangibles, mais bien réels.
On peut le regretter mais c'est une réalité qui doit être mise au jour.
Car faire de la politique autrement, cela passe autant par une dénonciation de l'existence de ce petit sérail que dans l'organisation de vrais débats sur le renforcement de l'attractivité économique pour fixer les actifs et éviter que Brive ne devienne une "ville dortoir" ; relever le defi démographique ou revitaliser les quartiers périphériques.
Autant de sujets totalement occultés dans cette campagne, dominée par l'obsession sécuritaire, qui pourront être une feuille de route pour tous ceux qui, comme à Brive Avenir et Passion, ne se résolvent pas à une hégémonie laissant peu d'espace à une contestation structurée.