14/06/2025
Il était une fois en 2020 un maire candidat à sa réélection qui se targuait d’« une gestion en bon père de famille ». Patatras, dès l’élection passée, on découvrait la ville au bord de la mise sous tutelle. 2025 : le maire, redevenu parangon de vertu budgétaire, explique doctement la nécessité d’un taux d’épargne brute* de 11% ; oubliant qu’il ne l’avait atteint qu’une seule année entre 2014 et 2021. Mais si le « père de famille » s’exonère de la crise, quel coupable alors pour le récit officiel ?
Là vient le refrain inlassablement surjoué de l’état qui pressure les communes. Pourtant, le taux d’épargne des communes comparables a progressé tous les ans entre 2014 et 2021 jusqu’à 18%, avant un repli à cause du coût de l’énergie.
Aujourd’hui, certes, l’équilibre est rétabli, mais qu’y a-t’il de caché derrière les discours triomphalistes ?
D’abord, si le niveau d’investissement est élévé à 6M€ en 2025 - année préélectorale oblige-, c’est que bien peu a été fait en 2024.
Les mauvaises affaires sont soigneusement passées sous silence. Hier le contentieux avec l’ancienne poissonnerie, une addition de plus de 80 000€. Maintenant un fonds de commerce de la Hacquinière acheté par la ville, désespérément vide, mais un loyer à payer. Addition d’au moins 50 000€. Sans oublier le coût exorbitant des cabinets de conseil et d’études.
Morale : ne vous fiez pas au ramage, il y a quelques accrocs au plumage !
* épargne brute : écart entre recettes et dépenses courantes