PCF Carcassonne

PCF Carcassonne Section Carcassonnaise du Parti communiste français.

Le billet de Christine Culture, action — coupez ! La Palme d'or de l'entre-soiLa montée des marches de Cannes, c'est cha...
24/05/2026

Le billet de Christine
Culture, action — coupez ! La Palme d'or de l'entre-soi
La montée des marches de Cannes, c'est chaque année le même rituel fastueux : robes de couture, strass, sourires calibrés pour les photographes. Un spectacle total, millimétré, où le film — prétexte officiel de la cérémonie — disparaît derrière l'écran de la mise en scène de soi. C'est ce que Goffman appelait la gestion des impressions : chaque geste, chaque tenue, chaque sourire est une performance destinée à un public. L'authenticité n'est pas sur la liste des invités. Monsieur et Madame Tout-le-Monde non plus.
La question mérite d'être posée franchement : la culture, pour qui ?
Le cinéma est né populaire. Les frères Lumière projetaient leurs images pour des foules ouvrières, ébahies de se voir enfin représentées à l'écran. Le 7e art était, à son origine, le divertissement des gens ordinaires — accessible, collectif, ancré dans le quotidien. Cannes a retourné cette origine comme un gant. Le festival a construit, décennie après décennie, un espace où la légitimité culturelle et le capital économique se renforcent mutuellement — exactement ce que Bourdieu décrivait comme le mécanisme central de la distinction sociale. Ce n'est pas un accident, c'est une structure.
Et puis il y a la contradiction qui saute aux yeux, celle qu'on voudrait réduire à de la simple hypocrisie parce que ce serait plus simple. Marion Cotillard, engagée de longue date auprès de Greenpeace, monte les marches en Chanel — la même maison qui se drape dans le vocabulaire du développement durable entre deux collections planétaires, sans que personne ne sourcille. D'autres militent pour le climat, pour la justice sociale, pour les droits humains — et posent en Une des magazines de luxe. On ricane, on dénonce l'hypocrisie, puis on passe à autre chose.
Mais ce serait aller trop vite. Boltanski et Chiapello ont montré, dans Le nouvel esprit du capitalisme, que le système ne s'effondre pas sous la critique — il l'absorbe. Il se régénère précisément en intégrant les discours contestataires, en les rendant inoffensifs par récupération. Marion Cotillard en Chanel et militante, ce n'est pas une anomalie du système : c'est le système à l'œuvre. Chanel se rachète une image responsable. Cotillard conserve sa place et sa visibilité. Et la critique écologique se retrouve neutralisée, transformée en accessoire de la marque.
Adèle Haenel, elle, a tiré les conséquences de ce qu'elle voyait et assumait ses engagements et positions. En mai 2023, dans une lettre ouverte à Télérama, elle a officialisé son départ en des termes sans ambiguïté : elle quittait le cinéma pour dénoncer la complaisance généralisée du métier vis-à-vis des agresseurs sexuels et la manière dont ce milieu collabore avec un ordre qu'elle jugeait mortifère. En 2026, après la condamnation de son agresseur, elle confirmait définitivement : une industrie structurellement sexiste et raciste, dans laquelle elle refusait de continuer à jouer un rôle. Une cohérence que peu ont le courage d'assumer.
Ce qui est en jeu dépasse les individus. Et il ne s'agit pas seulement des acteurs et actrices. On a vu Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité, monter ces mêmes marches, sourire aux mêmes photographes. La ministre de l'égalité — sur les marches du festival le plus inégalitaire qui soit. L'ironie serait drôle si elle n'était pas si révélatrice. Mais il y a plus fort encore : pendant qu'elle paradait sur la Croisette, la France refusait d'accorder son visa à Mohammed Alshareef, cinéaste palestinien de 36 ans, invité à présenter son documentaire sur un père et sa fille à Gaza. Soutenu par une pétition signée par Costa-Gavras, Gilles Jacob, Mathieu Kassovitz, il attendait. La ministre de l'égalité posait pour les photographes. Une ministre représente l'État, donc le peuple. Que fait-elle là ? Elle ne défend pas un film. Elle ne porte pas une politique culturelle. Elle consomme du prestige. Elle valide, par sa présence, ce que ce monde représente. C'est ce que Debord appelait la société du spectacle : le politique cesse de réguler le spectacle pour s'y fondre, y devenir image. Et pendant ce temps, des bibliothèques ferment, des cinémas de quartier meurent faute de subventions, des compagnies de théâtre amateur survivent avec trois bouts de ficelle. Ça, c'est la politique culturelle réelle — loin des marches, loin des flashs.
La vraie question n'est pas la vertu ou le manque de vertu de telle ou telle actrice, de tel ou tel ministre. C'est de savoir qui détient le pouvoir de définir ce qui compte comme culture légitime. Cannes décerne des Palmes, consacre des œuvres, fabrique des réputations. Mais cet espace de consécration est socialement très fermé, économiquement très homogène. La culture qu'il produit et célèbre n'est pas universelle : elle est le reflet d'un monde particulier, qui se donne l'apparence de l'universel.
A mon avis une culture vraiment populaire ne peut pas naître dans un tel cadre. Elle se construit ailleurs — dans les festivals de village, les ciné-clubs, les salles associatives, les créations collectives loin des projecteurs. Pas parce que le luxe serait en soi scandaleux, mais parce que quand la culture se drape dans le faste, elle envoie un message très clair sur qui elle est faite pour — et qui elle exclut.

le billet de Christine Culture, action — coupez ! La Palme d'or de l'entre-soiLa montée des marches de Cannes, c'est cha...
17/05/2026

le billet de Christine
Culture, action — coupez ! La Palme d'or de l'entre-soi
La montée des marches de Cannes, c'est chaque année le même rituel fastueux : robes de couture, strass, sourires calibrés pour les photographes. Un spectacle total, millimétré, où le film — prétexte officiel de la cérémonie — disparaît derrière l'écran de la mise en scène de soi. C'est ce que Goffman appelait la gestion des impressions : chaque geste, chaque tenue, chaque sourire est une performance destinée à un public. L'authenticité n'est pas sur la liste des invités. Monsieur et Madame Tout-le-Monde non plus.
La question mérite d'être posée franchement : la culture, pour qui ?
Le cinéma est né populaire. Les frères Lumière projetaient leurs images pour des foules ouvrières, ébahies de se voir enfin représentées à l'écran. Le 7e art était, à son origine, le divertissement des gens ordinaires — accessible, collectif, ancré dans le quotidien. Cannes a retourné cette origine comme un gant. Le festival a construit, décennie après décennie, un espace où la légitimité culturelle et le capital économique se renforcent mutuellement — exactement ce que Bourdieu décrivait comme le mécanisme central de la distinction sociale. Ce n'est pas un accident, c'est une structure.
Et puis il y a la contradiction qui saute aux yeux, celle qu'on voudrait réduire à de la simple hypocrisie parce que ce serait plus simple. Marion Cotillard, engagée de longue date auprès de Greenpeace, monte les marches en Chanel — la même maison qui se drape dans le vocabulaire du développement durable entre deux collections planétaires, sans que personne ne sourcille. D'autres militent pour le climat, pour la justice sociale, pour les droits humains — et posent en Une des magazines de luxe. On ricane, on dénonce l'hypocrisie, puis on passe à autre chose.
Mais ce serait aller trop vite. Boltanski et Chiapello ont montré, dans Le nouvel esprit du capitalisme, que le système ne s'effondre pas sous la critique — il l'absorbe. Il se régénère précisément en intégrant les discours contestataires, en les rendant inoffensifs par récupération. Marion Cotillard en Chanel et militante, ce n'est pas une anomalie du système : c'est le système à l'œuvre. Chanel se rachète une image responsable. Cotillard conserve sa place et sa visibilité. Et la critique écologique se retrouve neutralisée, transformée en accessoire de la marque.
Adèle Haenel, elle, a tiré les conséquences de ce qu'elle voyait et assumait ses engagements et positions. En mai 2023, dans une lettre ouverte à Télérama, elle a officialisé son départ en des termes sans ambiguïté : elle quittait le cinéma pour dénoncer la complaisance généralisée du métier vis-à-vis des agresseurs sexuels et la manière dont ce milieu collabore avec un ordre qu'elle jugeait mortifère. En 2026, après la condamnation de son agresseur, elle confirmait définitivement : une industrie structurellement sexiste et raciste, dans laquelle elle refusait de continuer à jouer un rôle. Une cohérence que peu ont le courage d'assumer.
Ce qui est en jeu dépasse les individus. Et il ne s'agit pas seulement des acteurs et actrices. On a vu Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité, monter ces mêmes marches, sourire aux mêmes photographes. La ministre de l'égalité — sur les marches du festival le plus inégalitaire qui soit. L'ironie serait drôle si elle n'était pas si révélatrice. Mais il y a plus fort encore : pendant qu'elle paradait sur la Croisette, la France refusait d'accorder son visa à Mohammed Alshareef, cinéaste palestinien de 36 ans, invité à présenter son documentaire sur un père et sa fille à Gaza. Soutenu par une pétition signée par Costa-Gavras, Gilles Jacob, Mathieu Kassovitz, il attendait. La ministre de l'égalité posait pour les photographes. Une ministre représente l'État, donc le peuple. Que fait-elle là ? Elle ne défend pas un film. Elle ne porte pas une politique culturelle. Elle consomme du prestige. Elle valide, par sa présence, ce que ce monde représente. C'est ce que Debord appelait la société du spectacle : le politique cesse de réguler le spectacle pour s'y fondre, y devenir image. Et pendant ce temps, des bibliothèques ferment, des cinémas de quartier meurent faute de subventions, des compagnies de théâtre amateur survivent avec trois bouts de ficelle. Ça, c'est la politique culturelle réelle — loin des marches, loin des flashs.
La vraie question n'est pas la vertu ou le manque de vertu de telle ou telle actrice, de tel ou tel ministre. C'est de savoir qui détient le pouvoir de définir ce qui compte comme culture légitime. Cannes décerne des Palmes, consacre des œuvres, fabrique des réputations. Mais cet espace de consécration est socialement très fermé, économiquement très homogène. La culture qu'il produit et célèbre n'est pas universelle : elle est le reflet d'un monde particulier, qui se donne l'apparence de l'universel.
A mon avis une culture vraiment populaire ne peut pas naître dans un tel cadre. Elle se construit ailleurs — dans les festivals de village, les ciné-clubs, les salles associatives, les créations collectives loin des projecteurs. Pas parce que le luxe serait en soi scandaleux, mais parce que quand la culture se drape dans le faste, elle envoie un message très clair sur qui elle est faite pour — et qui elle exclut.

Ce billet à la fin de sa lecture vous offre un scoop !!! Jeanne d'Arc était transexuelle!le billet de Christine.: cultur...
13/05/2026

Ce billet à la fin de sa lecture vous offre un scoop !!! Jeanne d'Arc était transexuelle!
le billet de Christine.: culture et contre pouvoir, Alloncle, Jeanne d'Arc et les falsificateurs de mémoire : qui contrôle le récit contrôle l'avenir
I. La tronçonneuse idéologique et nos antennes communes
Un rapport de 551 pages, 70 recommandations, un milliard d'euros à tailler : Charles Alloncle, député UDR allié du RN, vient de publier le manifeste de la destruction programmée de l'audiovisuel public. Fusion de France 2 et France 5, suppression de France 4, démantèlement de France 3 régions. Et, glissée discrètement entre deux lignes techniques, la mesure la plus explosive : nommer les dirigeants de l'audiovisuel public directement par le président de la République. Ce n'est pas une réforme. C'est une prise de contrôle.
« Les idées de la classe dominante sont, à chaque époque, les idées dominantes ; autrement dit, la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est en même temps la puissance dominante spirituelle. »
Marx nous l'avait dit : ce n'est jamais par hasard qu'on attaque ce qui pense, questionne, informe. L'audiovisuel public n'est pas une ligne budgétaire abstraite. C'est la parole des territoires, la culture que le marché juge non rentable, le miroir que les peuples tendent à eux-mêmes. Le démanteler, c'est affamer le débat démocratique pour mieux nourrir les capitaux privés qui attendent dans l'ombre.
« La suprématie d'un groupe social se manifeste de deux façons : comme domination et comme direction intellectuelle et morale. »
Gramsci avait un mot pour ça : l'hégémonie. Contrôler les récits, c'est contrôler le consentement. Mettre la main sur les nominations à la tête de France Télévisions et de Radio France avant 2027, c'est exactement ça : préparer la superstructure avant de prendre le pouvoir. Bourdieu complétait : les dominants font toujours passer leurs intérêts particuliers pour l'intérêt général. « Un milliard d'économies », dit Alloncle. Économies pour qui ? Vers quoi ? Vers le patrimoine immobilier de l'État et le désendettement — pendant que les régions se vident de leurs voix.
II. Maurras, Jeanne d'Arc et le symbole volé
Ce pillage du présent a un précédent dans le pillage du passé. Et nul n'en a été plus habile artisan que Charles Maurras, fondateur de l'Action française, théoricien du nationalisme intégral, condamné à la Libération pour collaboration avec l'ennemi. Maurras a fait de Jeanne d'Arc l'icône de sa droite catholique, monarchiste et antisémite. Il en a fait le symbole d'une France charnelle, organique, purgée des Lumières, de la République et des Juifs. Ce mythe, le RN l'a hérité. Ses défilés annuels devant la statue de Jeanne place des Pyramides à Paris en sont la liturgie.
L'ironie historique est vertigineuse. Jeanne d'Arc — née paysanne, illettrée, mystique — a été brûlée vive en 1431 à l'âge de dix-neuf ans par un tribunal d'ecclésiastiques qui collaboraient avec l'occupant anglais. Elle a été condamnée non par les ennemis de l'ordre, mais par ses gardiens. Et Maurras, défenseur de cet ordre-là, l'a choisie comme étendard. Comme si les héritiers de Caïphas se réclamaient du Christ.
« La tradition n'est pas la transmission d'une cendre, c'est l'entretien d'une flamme. » (Gustav Mahler, cité par Arendt dans La Crise de la culture)
Ce que Maurras a transmis, ce n'est pas la flamme de Jeanne. C'est la cendre de son bûcher, repackagée en oriflamme. Hannah Arendt nous rappelait que les régimes autoritaires ont toujours besoin de s'inventer des ancêtres glorieux, de plier l'histoire au service du présent. Le symbole volé est le premier acte de toute hégémonie culturelle.
III. Le révisionnisme en cours : quand les collabos deviennent résistants
Ce pillage symbolique ne s'arrête pas au Moyen Âge. Il s'attaque aujourd'hui frontalement à la Seconde Guerre mondiale. La doxa qui circule dans les sphères d'extrême droite, et qui commence à infuser les médias complaisants, est simple dans sa perversité : l'extrême droite était dans la Résistance, et les communistes étaient vendus aux Allemands.
Ce que l'histoire établit — les faits contre le mensonge
Il est vrai que le Pacte germano-soviétique d'août 1939 a placé le PCF dans une position d'attentisme ambigu jusqu'en juin 1941. Il est vrai que des individus de gauche ont collaboré — Doriot, Déat, quelques autres, des trajectoires personnelles de trahison réelles.
Mais voilà ce que le révisionnisme efface : dès l'invasion de l'URSS en juin 1941, le PCF devient le fer de lance de la Résistance armée. Les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) sont majoritairement communistes. Jean Moulin lui-même coordonne des réseaux où militants communistes et gaullistes combattent côte à côte. À l'inverse, la Milice — qui torture, dénonce et assassine des résistants — est d'idéologie d'extrême droite. L'Action française de Maurras soutient Pétain. Maurras lui-même appelle à la collaboration et sera condamné pour cela à la Libération.
Pierre Vidal-Naquet, dans ses Assassins de la mémoire, décrit avec une précision chirurgicale le mécanisme révisionniste : il ne procède pas par invention totale, mais par sélection, décontextualisation et inversion. On prend un fait réel — l'attentisme communiste de 1939 à 1941 — on efface le contexte, on ampute la suite, et on retourne l'ensemble pour produire exactement l'inverse de ce que l'histoire dit. Orwell l'avait formulé autrement : « Celui qui contrôle le passé contrôle l'avenir. »
« Le révisionnisme, c'est faire l'anatomie d'un mensonge. Et pour le combattre, il faut analyser leurs textes comme on fait l'anatomie d'un mensonge. » (Pierre Vidal-Naquet, Les Assassins de la mémoire)
Ce révisionnisme n'est pas anodin ni anecdotique. Il prépare les esprits. Il normalise. Il construit la légitimité d'un courant politique dont les racines plongent dans la collaboration, en lui fabriquant une généalogie résistante de toutes pièces. Et il peut prospérer d'autant mieux que les espaces d'information indépendants rétrécissent.
IV. Le pied de nez — ou la démonstration par l'absurde
Une petite expérience de pensée — pour comprendre comment on falsifie l'histoire
Et si Jeanne d'Arc était transexuelle ?
Après tout, les faits sont là : elle portait des habits d'homme de façon obsessionnelle et refusait de les quitter malgré les injonctions répétées du tribunal. Ce refus de la norme de genre fut l'un des chefs d'accusation officiels au procès. Elle fut condamnée, entre autres, pour cette non-conformité.
Alors voilà : Jeanne d'Arc, première victime trans de l'histoire de France, brûlée par une Église gardienne de l'ordre genré. Et les héritiers de Maurras, qui la célèbrent chaque année, seraient donc les descendants spirituels de ceux qui l'ont brûlée pour ce qu'elle était.
Vous voyez comme c'est facile ? Quelques faits vrais. Un contexte effacé. Une interprétation projetée. Et voilà une « vérité historique » qui n'existait pas. C'est exactement ce que fait le révisionnisme quand il transforme les collabos en résistants et les communistes en traîtres. La méthode est identique. Seule change la direction du mensonge.
Umberto Eco avait raison : l'une des caractéristiques du fascisme ordinaire est de construire ses propres mythes fondateurs, quitte à réécrire entièrement ce qui s'est passé. L'histoire ne se falsifie pas dans les grandes révélations dramatiques. Elle se falsifie par petites touches, dans les émissions du soir, dans les chroniques complaisantes, dans les chaînes qui ne posent jamais les bonnes questions.
V. L'audiovisuel public : enjeu de mémoire, de culture et de démocratie
Voilà pourquoi le rapport Alloncle n'est pas une réforme technique. C'est le maillon d'une chaîne.
Détruire l'audiovisuel public indépendant, c'est couper le dernier espace où l'histoire peut être dite sans filtre partisan, où la culture populaire existe sans rentabilité comme critère, où Jeanne d'Arc peut être une paysanne mystique plutôt qu'une icône nationaliste, où la Résistance peut être racontée dans sa complexité et sa vérité.
Nommer les dirigeants de France Télévisions par décision présidentielle — c'est-à-dire, demain, par décision du RN si 2027 tourne mal — c'est remettre les clés de la mémoire collective à ceux qui ont intérêt à la réécrire. Gramsci appelait ça la bataille pour l'hégémonie culturelle. Marx appelait ça le contrôle de la superstructure. Hessel appelait ça une raison de s'indigner.
« Ce que le monde social a fait, le monde social peut, armé de ce savoir, le défaire. » ( Pierre Bourdieu, La Misère du monde)
Nous connaissons le mécanisme. Nous reconnaissons le visage. Défendre l'audiovisuel public, c'est défendre le droit des peuples à se raconter eux-mêmes — à choisir leurs héros, à assumer leurs zones d'ombre, à ne pas laisser d'autres réécrire ce qu'ils ont vécu. C'est défendre la mémoire comme bien commun. Et ça, aucune commission d'enquête ne nous l'enlèvera.
A la semaine prochaine!! Voir moins

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15/05/2024

Vous êtes invités à la réunion de notre association France Kurdistan qui aura lieu :

- le samedi 25 mai, de 18h à 20h
A la salle du foyer de Maquens

Notre solidarité avec les Kurdes est plus importante que jamais à l'heure où s'accentue la répression menée en France par le gouvernement contre des militants kurdes. (Voir ci-joint le communiqué).
Parallèlement, il y a aussi des bonnes nouvelles comme le récent scrutin municipal en Turquie où ERDOGAN a subi un désaveu massif.

Sur ces sujets et d'autres, nous aurons l'occasion de faire le point de la situation et des besoins concrets d'organiser la solidarité.
Nous bénéficierons de la participation de Pascal Torre, responsable national de notre association.

Comptant sur votre présence, salutations fraternelles

Pour l'association France Kurdistan

Micheline Moulin
Denis Renard

Hier matin, samedi 4 mai, des militant•e•s de la section carcassonnaise du PCF étaient sur le marché à la rencontre des ...
05/05/2024

Hier matin, samedi 4 mai, des militant•e•s de la section carcassonnaise du PCF étaient sur le marché à la rencontre des passant•e•s. Ils et elles distribuaient des tracts annonçant la réunion publique du mardi 7 salle Joë Bousquet (Carcassonne). À partir de 18h Sigrid Gérardin, syndicaliste, numéro 2 sur la liste conduite par Léon Deffontaines, y parlera Europe et, plus précisément, enseignement.

Adresse

93 Rue Aimé Ramond
Carcassonne
11000

Téléphone

+33676233238

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