02/06/2022
Nous sommes le département le plus déficitaire de France en termes de médecins généralistes et spécialistes.
Pourtant l'État n'a même pas souhaité classer tout le sud de notre circonscription parmi les zones d'intervention prioritaires. Concrètement, tout médecin libéral, quelle que soit sa spécialité, s'installant pour la première fois dans une zone d'intervention prioritaire (ZIP) peut bénéficier d'une aide financière de 50.000€ versée par l'Assurance maladie.
Mais aujourd'hui Barjouville, Berchères-les-Pierres, Briconville, Champhol, Chartres, Coltainville, Corancez, Dammarie, Fontenay-sur-Eure, Fresnay-le-Comte, Fresnay-le-Gilmert, Gasville-Oisème, Gellainville, Jouy, Le Coudray, Luisant, Mignières, Morancez, Nogent-le-Phaye, Poisvilliers, Prunay-le-Gillon, Saint-Prest, Sours, Thivars et Ver-lès-Chartres font face à une discrimination dommageable pour la santé de nos concitoyens.
Nous devons obtenir un changement de classification, pour permettre à l'État d'activer ces aides et ces avantages. Plaider pour cela, c'est le rôle d'une députée de combat.
À l'échelle nationale, nous devons aussi activer d'autres leviers à effet immédiat : nous ne pouvons pas attendre les effets de l'augmentation du numerus clausus, qui ne se feront pas sentir avant 10 ans au moins.
Nous devons faire autant sans compter sur une augmentation du nombre de médecins. C'est un pari audacieux.
Voilà pourquoi, comme députée, je solliciterai un rendez-vous dès les premiers jours de mon mandat pour demander au ministère de déléguer tous les actes ne relevant pas de la médecine générale à d'autres professions de santé.
Ainsi les médecins seront soulagés, et pourront soigner réellement davantage de patients.
Un bon de transport, un dossier d'ALD, un arrêt de travail pour rhino-pharyngite, un dossier MDA, un dossier EHPAD, une déclaration initiale de maladie professionnelle, un certificat "enfant malade", rien de tout cela ne nécessite d'avoir fait 10 ans d'études. D'autres professionnels peuvent s'en charger avec succès, et en responsabilité. Ce sont des idées partagées par de nombreux professionnels de santé en Eure-et-Loir, et j'ai choisi de les écouter.
Pour l'hôpital, j'ai vu les fonds et l'énergie que l'on a su déployer en urgence lors de la crise sanitaire. Il s'agit de les rendre durables, et je me battrai pour qu'ils soient fléchlés sur l'investissement.
Je pense que nous avons la capacité, en France, de reconstruire nos hôpitaux, à la fois pour améliorer les conditions de travail de tous les soignants, et pour améliorer celles de tous les patients.