16/08/2026
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L’indécence. S’il fallait résumer la Macronie depuis 2017 en un seul mot, celui-là ferait parfaitement l’affaire. Et cette nouvelle Une de Paris Match, montrant Emmanuel Macron sur un jet-ski, ressemble à une ultime provocation. B***e de match. Fin de partie.🤮
Il fut un temps où la fonction présidentielle se suffisait à elle-même. Aujourd’hui, elle semble devoir se mettre en scène jusque sur un jet-ski. Paris Match aura au moins réussi une chose : rappeler à quel point la frontière entre communication politique et culte de l’image peut devenir mince.😕
Et cette image prête à une comparaison aussi savoureuse que cruelle avec l’une des plus célèbres représentations du pouvoir : "Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard", le tableau monumental peint par Jacques-Louis David entre 1800 et 1803.😉
À gauche, Bonaparte, juché sur un cheval cabré, bravant les Alpes, le manteau au vent, dans une mise en scène destinée à fabriquer l’image d’un chef héroïque, conquérant et providentiel. À droite, Macron, juché sur un jet-ski, dans une mise en scène estivale qui donne surtout l’impression d’un président soucieux de son image.🙄
Bonaparte avait son cheval cabré. Macron a son jet-ski.🤭 L’un franchissait le Grand-Saint-Bernard ; l’autre fend les flots de la Méditerranée. L’un voulait conquérir les sommets ; l’autre semble surtout avoir conquis la Une de Paris Match.🤫 David transformait une traversée des Alpes en épopée. Deux siècles plus t**d, la communication politique transforme une balade nautique en image présidentielle. Il fallait oser.🙈 De l’épopée au shooting, du cheval de guerre au jet-ski de vacances : la mise en scène du pouvoir a changé de monture, pas forcément de logiciel.🙄
Mais il y a tout de même une différence fondamentale : Bonaparte était représenté en train de franchir les Alpes pour rejoindre son armée ; Macron est représenté en train de fendre les vagues pendant qu’une partie du pays affronte les incendies, la sécheresse, les canicules et les difficultés du quotidien.😢
David avait peint un conquérant. Paris Match nous sert un communicant. Et c’est précisément ce décalage qui rend la photographie si politiquement explosive.
Pendant que la France traverse des épisodes de canicule, de sécheresse et d’incendies, pendant que des familles voient leurs économies fondre sous le poids des factures, voilà le chef de l’État exhibé sur sa monture nautique. Et pendant que le prix de référence du gaz doit augmenter de 5,6 % en septembre pour une majorité d’abonnés, le président donne l’image d’un pouvoir qui semble vivre dans une autre réalité.😡
Évidemment, certains discuteront de la photo : véritable cliché, montage, intelligence artificielle, sosie ou mise en scène. Peu importe. Le problème n’est pas seulement l’image. C’est ce qu’elle raconte. Et politiquement, le symbole est désastreux.😢
Même s'il s'agissait d'un sosie, le symbole reste intact. Le fond surpasse la forme. Le Roi s’amuse devant la galerie, le monarque irradie dans toute sa splendeur, pendant que les gueux galèrent et que le pays sombre. Cette photo est le testament de son règne. 😡
Le roi s’amuse pendant que le peuple compte ses euros. Voilà l’impression que cette Une peut produire chez des millions de Français qui ne peuvent même plus se permettre quelques jours de vacances, qui redoutent la prochaine facture ou qui vivent directement les conséquences des catastrophes climatiques. Quand on prétend incarner la nation tout entière, on ne peut ignorer la puissance des symboles.😒
En 2022, il avouait son dessein sadique à l'égard des non-vaccinés : "J'ai très envie de les em****er. On va continuer de le faire, jusqu'au bout." Une formule brutale, assumée, qui avait profondément marqué les esprits. C’est là l'unique et éclatante réussite de ses deux mandats. Sauf qu'aujourd'hui, l'entreprise de démolition s'est étendue : ce sont tous les Français qu'il emmerde. Depuis, certains Français ont le sentiment que la promesse a été tenue bien au-delà de cette séquence : non plus seulement "em****er" les non-vaccinés, mais donner à une partie du pays le sentiment d’être méprisée, ignorée ou tenue à distance.😡
Neuf ans après son accession à l’Élysée, le contraste est devenu saisissant : d’un côté, le pouvoir et ses codes, ses images, ses vacances présidentielles et sa communication ; de l’autre, une France qui serre les dents.🤷
Le problème n’est pas qu’un président ait le droit de se détendre. Bien sûr qu’il l’a. Il peut pratiquer un sport nautique, prendre des vacances et profiter de la mer. Personne ne lui conteste ce droit. Le problème, c’est ce que le pouvoir choisit de montrer, à quel moment et dans quel contexte.🤔
Un président peut prendre des vacances. Mais lorsqu’une communication médiatique donne le sentiment de transformer cette scène privée en spectacle présidentiel, la question devient légitime : quel message veut-on envoyer ? Est-ce vraiment celui d’un président proche de tous les Français ? De ceux qui ont tout perdu dans les incendies ? De ceux qui ne partiront pas en vacances ? De ceux qui vivent avec la peur du découvert bancaire ? De ceux qui voient leur pouvoir d’achat se réduire mois après mois ?🤔
On peut en douter. Car la politique, ce n’est pas seulement gouverner. C’est aussi comprendre les symboles, mesurer les blessures, sentir l’époque et savoir quand il faut se montrer, et surtout quand il faut s’effacer.😏🙄
Cette photo, qu’elle soit spontanée ou savamment orchestrée, donne exactement le contraire : un pouvoir qui se regarde lui-même pendant qu’une partie du pays regarde ses factures. Et voilà pourquoi le parallèle avec Bonaparte devient si cruel.
Bonaparte franchissait les montagnes. Macron franchit les vagues. Bonaparte avait David pour immortaliser sa légende. Macron a Paris Match. Bonaparte avait le cheval cabré. Macron a le jet-ski. Mais surtout : Bonaparte voulait donner l’image d’un chef qui entraîne ses hommes derrière lui. Macron donne ici l’image d’un président qui semble voguer au-dessus des difficultés de ceux qu’il gouverne.🤮
La France n’a pourtant rien d’un décor de carte postale. Elle brûle. Elle suffoque. Elle compte. Elle s'inquiète. Et son président pose. C’est là que cette Une devient politique. Elle résume une présidence qui depuis longtemps met en évidence l’arrogance, la verticalité et la déconnexion. Elle donne chair à cette impression d’un pouvoir enfermé dans sa propre bulle, persuadé que la communication peut toujours prendre le dessus sur la réalité.😕 Et c’est peut-être cela, finalement, le véritable problème de la Macronie : avoir confondu trop souvent le pays réel avec l’image que l’on souhaite en donner.🙄
Le peuple n’a pas besoin d’un monarque en représentation. Il a besoin d’un président qui écoute, qui rassemble, qui protège et qui respecte. Alors oui, cette image peut sembler dérisoire. Un jet-ski n’est qu’un jet-ski. Mais parfois, une simple photographie en dit davantage qu’un long discours. Elle montre un pouvoir qui paraît loin du quotidien de ceux qu’il prétend représenter.🤷😡
De David à Paris Match, de l’épopée à la parade, de Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard à Macron chevauchant son jet-ski : deux siècles ont passé, mais le pouvoir aime toujours autant se mettre en scène. Sauf qu’aujourd’hui, derrière les flots et les sourires de façade, il y a une France qui souffre.😢
Et quand le pays souffre, le jet-ski ressemble moins à un cheval de bataille qu’à un cheval de parade. La France n’a pas besoin d’un président qui parade. Elle a besoin d’un président qui rassemble. Et après 2027, l’espoir de nombreux Français sera peut-être simplement celui-là : tourner la page d’une politique de confrontation permanente, retrouver de l’humilité, du respect, de la dignité et, pourquoi pas, refonder profondément nos institutions.😉
Le spectacle de ces journalisteux de Match, prosternés est une honte internationale. Voir ce despote s’exhiber à Brégançon avec ses sbires, montre à quel point ces gens sont toxiques, hors-sol, et fascinés par leur propre reflet. Depuis son accession au trône, il y a neuf longues années, ce roitelet dédaigne le petit peuple. Son arrogance nous asphyxie. Sa suffisance nous écœure.🤮
L’espoir le plus cher des Français tient désormais en quelques mots : vivement le jour où un président digne, humble et respectueux balayera ce système pourri. Vivement l'avènement d'une VIe République pour tourner définitivement la page de cette monarchie de carnaval. 😡
Parce qu’au bout du compte, une République digne de ce nom ne devrait jamais donner aux citoyens le sentiment que le pouvoir s’amuse pendant que le peuple galère. B***e de match. Fin de partie.🙄✊
Abdou Bill. ✍️😉