Association La Gauche debout

Association La Gauche debout L'association a pour but d'élaborer des propositions en relation avec les citoyen-ne-s et soutenir les actions des élu-e-s de la Gauche debout.

Où iront les médecins Junior les prochaines années ?Une question intéressera toutes celles et tous ceux qui n'ont plus d...
08/09/2026

Où iront les médecins Junior les prochaines années ?

Une question intéressera toutes celles et tous ceux qui n'ont plus de médecins, c'est celle du lancement du dispositif des médecins Junior.
En effet dès octobre ce sont 16 médecins Junior qui s'installeront pour un an dans le Cotentin ( Barneville, Urville, Barfleur, Valognes, Les Pieux, Cherbourg..) et seront suivis par des maitres de stages. L'intérêt étant que ces étudiants en fin de parcours pourront recevoir des patients.
Le second intérêt est que chaque année, une nouvelle cohorte s'installera. Il pourrait par exemple y avoir 19 médecins Junior en octobre 2027 puisque possiblement 3 d'entre eux exerceraient dans le quartier des Provinces si toutefois le bailleur communautaire fait enfin les travaux nécessaires.

Ensuite, l'enjeu des prochaines années réside dans l'installation de ces jeunes médecins. Sur ce point l'analyse des formateurs est que plusieurs seraient d'ores et déjà susceptible de s'installer sur le territoire.
Mais la question est où ?

Dans la stratégie conduite ces dernières années, l'acquisition d'un centre de santé tout neuf à Valognes a permis l'installation de spécialistes. Et l'accueil trés prochainement de 3 mèdecins Junior.

Et ?
Si dans la cohorte d'octobre 2026, au moins 5 ( dont 1 à Bres Croizat) y exerceront, puis 8 en 2027, il y a ensuite un enjeu pour eux de pouvoir trouver des lieux où s'installer plus durablement.
S'il existe chez certains bailleurs des cabinets disponibles, et si les départs en retraite offrent de nouvelles opportunités, il subsiste néannmoins un point sensible qui est celui des quartiers centraux de la ville.
Il est donc impératif d'anticiper et de prévoir des lieux d'accueil.
Et c'était précisément l'objet du projet de la Zac des bassins. Mais aussi celui dans une des friches urbaines, nous y reviendrons.

Plusieurs commentaires suite à notre vidéo rappellent notre défaite de mars. Nous ne le contestons pas.

En revanche quand on connait le temps nécessaire pour mener à bien des projets bâtimentaire, interrompre ceux en cours est quand même très hasardeux.

Madame le maire dans son programme proposait des maisons de santé professionnelles pour l'installation de futurs libéraux.
C'est au passage ce qui était envisagé dans le projet multi-site autour du secteur du Maupas et du Boulevard Amiral Lemonnier.

La dynamique nouvelle qu'engendrera le lancement des médecins Junior souligne le besoin de contribuer au développement de façon complémentaire d'une offre salariée, et d'une offre libérale. Car les débuts de carrière des jeunes générations seront variés et évolutifs.

Avec Valérie Varenne, nous allons demander une audience à Madame le maire de Cherbourg.

Ralph Lejamtel : Président de l' Association La Gauche debout

03/09/2026

Non à l'interruption d'un projet utile et nécessaire.

A trois reprises, en septembre et décembre 2025, et en janvier 2026, la perspective d'un programme pour un nouveau centre de santé et pour des logements en bail réel solidaire a été exposée en conseil municipal, en bureau communautaire, et en séminaire de rentrée.
Une méthode précise était lancée, des acteurs pour mener à bien le projet avaient été identifiés. Et les professionnels de santé de Bres-Croizat avaient rencontré la présidente de la Cac. L'étape qui restait à réaliser consistait en un passage devant le conseil communautaire et/ou la conférence des maires.

L'existence de ce terrain qui est le dernier de la Zac des bassins était une aubaine pour ce projet mixte d'intérêt général. Notons que la ville a investi 10 millions d'euros dans la concession d'aménagement de cette ZAC sur les 33 millions de celle-ci et cela sur une période de 20 ans.
Quant au crédit pour que la CAC se porte accquéreuse du centre de santé, il avait été envisagé sur une période de 30 ans à 3.5 % pour un coût estimé à 2.3 millions d'euros.
A la clef un projet pour accueillir 15 professionnels de santé ( Ils sont 10 pour le moment).

A la clef de ce projet également 25 logements en bail réel solidaire. L'aggravation au niveau national des difficultés d'accès à un logement aboutit à un nombre de plus en plus grand de ce type d'offre.

Nous porterons plusieurs initiatives présentées dans cette vidéo pour essayer de faire évoluer la décision de Madame le Maire de , et de Madame la présidente de la Communauté d'agglomération du Cotentin

Presqu'île Habitat : un sous-investissement chronique du bailleur communautaire ?Début juillet 2026, l’ANCOLS, l’Agence ...
01/09/2026

Presqu'île Habitat : un sous-investissement chronique du bailleur communautaire ?

Début juillet 2026, l’ANCOLS, l’Agence nationale de contrôle du logement social, a publié une étude sur le sous-investissement d’une partie des organismes HLM français.
Le constat est loin d’être anodin : 96 bailleurs sont concernés, pour près d’un milliard d’euros qui auraient pu être consacrés à la construction de logements, à leur entretien ou à leur réhabilitation. Parmi eux, 48 organismes seraient particulièrement concernés sur plusieurs années. À ce jour, leurs noms ne sont pas publics.
Mais lorsque l’on reprend la méthodologie de l’ANCOLS, disponible dans son rapport, et qu’on la confronte aux données disponibles dans les rapports d’activité et financiers de Presqu’île Habitat, une question se pose forcément : notre bailleur communautaire fait-il partie de ceux qui investissent moins qu’ils ne le pourraient réellement ?

Nous ne pouvons pas l’affirmer mais les éléments dont nous disposons sont suffisamment nombreux pour que le doute soit fondé.
Des millions programmés… mais pas réalisés
Depuis plusieurs années, Presqu’île Habitat affiche des programmes d’investissement et de réhabilitation ambitieux. Les besoins sont connus et les budgets sont votés par le Conseil d’Administration.
Sur les quatre derniers exercices, les écarts entre les investissements ou travaux programmés, et ceux réellement effectués, se chiffrent chaque fois en millions d’euros.

Alors une question toute simple se pose : que deviennent ces travaux ?
Sont-ils reportés à l’année suivante ? Reprogrammés ? Certains sont-ils finalement abandonnés ? Quelles résidences sont concernées ? Et surtout, combien de temps peut-on continuer ainsi alors que les besoins, eux, s’accumulent en même temps que les bâtiments continuent de vieillir ?
L’une des explications régulièrement avancées est le manque d’entreprises disponibles sur le territoire, les salariés étant « aspirés » par les grands groupes du Nord Cotentin. Cette difficulté existe et personne ne cherche à la nier. Elle peut expliquer un re**rd ponctuel, voire une ou deux années particulièrement difficiles. Mais lorsqu’on apporte la même réponse quatre années de suite, elle ne peut plus suffire.

À un moment donné, il appartient donc au bailleur et à son pilotage politique (Présidence et autorité de tutelle) de trouver les moyens de sortir de cette impasse : mieux anticiper les marchés, revoir certaines programmations, rechercher de nouveaux opérateurs, développer des partenariats ou organiser différemment les travaux.
Les solutions ne sont probablement ni simples ni immédiates mais répéter chaque année le même constat ne peut pas tenir lieu d’unique réponse.
Car pendant que les investissements sont reportés, le patrimoine, lui, vieillit.
Fenêtres vieillissantes, isolation insuffisante, ventilation parfois inadaptée, absence de protections solaires, logements qui peinent à conserver la chaleur en hiver et deviennent étouffants l’été : les besoins sont réels. Les épisodes de canicule de cet été nous l’ont rappelé de manière particulièrement brutale.
Dans de nombreux logements, les températures ont dépassé les 30°C en journée et sont restées très élevées une grande partie de la nuit. Les personnes les plus fragiles, des ainés au nouveaux nés, les personnes malades ou en situation de handicap, toutes ont souffert énormément de cette chaleur. Quand le logement n’est plus un endroit de repli et de sécurité cela n’est pas acceptable.
Derrière chaque million d’euros de travaux non réalisé, ce sont potentiellement des fenêtres qui auraient pu être remplacées, des bâtiments mieux isolés, des protections solaires installées, des ventilations améliorées ou des logements rénovés plus rapidement.

Presqu’île Habitat investit-il réellement à la hauteur de ses moyens et des besoins de son patrimoine depuis toutes ces années ?
Presqu’île Habitat est un bailleur communautaire dont les capacités financières devraient lui permettre d’accélérer la rénovation et l’adaptation de son patrimoine. Cette situation ne peut donc pas être regardée comme une question concernant uniquement sa direction ou ses services techniques. L’Agglomération du Cotentin a elle aussi une responsabilité dans les orientations données et dans le pilotage du bailleur.
Lorsque, année après année, plusieurs millions d’euros d’investissements ne se concrétisent pas et sont mis de côté, que les besoins de réhabilitation restent importants et que l’urgence climatique s’accélère, le politique doit prendre pleinement la mesure de la situation.
Il faut comprendre et identifier ce qui bloque et surtout mettre en place les moyens permettant de lever ces obstacles. Un budget qui reste sur le papier n’améliore aucun logement ni les conditions de vie des habitants.
Investir aujourd’hui plutôt que courir derrière les problèmes demain
Les besoins des prochaines années sont déjà devant nous : rénovation thermique d’hiver comme d’été, vieillissement de la population, handicap, adaptation au changement climatique…Ces besoins vont augmenter, pas disparaître.
Reporter année après année une partie importante des investissements ne fait donc que repousser les problèmes et rendre leur résolution future plus difficile, voire plus coûteuse.

Finalement, la question essentielle n’est même pas de savoir si Presqu’île Habitat figure à la 10e ou à la 48e place d’une liste nationale.
Elle est beaucoup plus concrète : combien de temps peut-on encore accepter que plusieurs millions d’euros de travaux nécessaires restent chaque année sur le papier ?
Presqu’île Habitat et la Communauté d'agglomération du Cotentin doivent maintenant apporter des réponses claires et transformer les ambitions affichées en réalisations.
Parce qu’au bout du compte, les premiers concernés ce sont les locataires qui vivent, été comme hiver, dans ces logements.

Prochaine réunion de l' Association La Gauche debout Les adhérentes et adhérents de l'association La gauche debout se ré...
30/08/2026

Prochaine réunion de l' Association La Gauche debout

Les adhérentes et adhérents de l'association La gauche debout se réunissent le samedi 05 septembre à partir de 09h à la salle Ghandi de Octeville.
Si vous êtes intéressé-e vous pouvez vous inscrire en envoyant un message à [email protected]

La réunion sera consacrée au lancement du journal "Le Sursaut". Ce second numéro du journal de l'association aborde notamment les questions de santé et de logement. Après un été d'aggravation de la crise climatique et de persistance des inégalités face aux conséquences de celle-ci, la matinée sera mise à profit pour consolider et intensifier l'activité de la gauche debout dans les prochains mois.

Rendez vous samedi prochain.

Pour le bureau, Ralph Lejamtel, président de la Gauche debout !

Le logement et    : Quelques chiffres et quelques pistes pour améliorer la situation d’ensem0ble. Entre 2013 et 2023, la...
23/08/2026

Le logement et : Quelques chiffres et quelques pistes pour améliorer la situation d’ensem0ble.



Entre 2013 et 2023, la part des personnes seules dans la ville a fait un bond passant de 40 à 47 % de la population, dont 26 % de femmes.

Dans le même temps, le nombre de couples avec enfants a subi un net décrochage passant de 22.6 % à 17.5 %.

A Cherbourg la structure d’habitation est très différente des moyennes nationales. Il y a moins de propriétaires, 44.6%.

15 % en plus de locataires que pour la moyenne nationale, c’est-à-dire 54.3 % avec 33 % sont dans le parc social. Notons au passage une érosion du parc social de Cherbourg en Cotentin entre 2012 et 2023 de 35.2% à 33.3 %.

Mais à Cherbourg comme ailleurs en France, le segment qui crée le plus de difficultés d’accès demeure celui de l’accès à la location privée. Et le sujet n’est pas seulement celui de la dynamique de constructions neuves, mais plutôt un ralentissement net du nombre de déménagements en interne du parc. Ce qui veut dire que si les constructions neuves contribuent à offrir des solutions aux habitants en recherche d’un logement, la dynamique interne du parc de logements y contribue beaucoup plus. Il faut donc travailler les deux leviers, suivant le principe de « la chaîne de logements » ou « chaîne de vacances ». Un logement libéré en libère plusieurs autres, en fonction de la place et de la fonction qu’il occupe dans le part. Le principe est donc le suivant et il contredit l’intuition courante :

La principale offre de logements ne vient pas de la construction, mais des mouvements de population.

Or au pniveau national la part de déménagements est passée de 10.8 % en 2012 à 8.8 % en 2023.

Cela se traduit par moins d’offres dites intermédiaires pour des ménages jeunes ou des personnes seules cherchant à se stabiliser quelques années avant un éventuel projet d’accès à la propriété.

Ces évolutions sont bien renseignées dans les dernières enquêtes INSEE de 2023 qui notent un accès à la propriété de plus en plus précoce (Entre 30 et 39 ans, 4 ménages sur 10 sont déjà propriétaires).

Une autre évolution dans la période est le bond spectaculaire du nombre de demandeurs d’un logement social, plus 50 % depuis 2013.

Certes le stock global de logements en location privée ne s’est pas effondré. C’est notamment lié au maintien des dispositifs d’exonérations fiscales (Pinel et aujourd’hui Jeanbrun) venus notamment se substituer au départ des investisseurs institutionnels (15 % du parc en 1990, 2 à 3 % aujourd’hui)

Mais cela demeure insuffisant. Suffisamment insuffisant d’ailleurs pour que l’industriel Orano ait rompu avec la doctrine des grands donneurs d’ordre du cœur de métier. En choisissant de devenir à nouveau propriétaire d’un parc de logements pour héberger ses salariés, est-ce qu’Orano sera suivi par d’autres ? Se constitueront-ils en groupements inter-entreprises pour mener de façon conjointe des opérations ? C’est un enjeu fort pour les salariés.

Quelles sont aujourd’hui les initiatives que peuvent prendre les collectivités pour améliorer ce parc locatif privé ?

Certaines d’ordre règlementaire ont déjà été prises.

- Le permis de louer sur un secteur expérimental de la ville.

- Le régime d’autorisation pour les meublés touristiques : RBNB.

D’autres sont en cours comme les aides à remise en location de logements du centre-ville de Cherbourg. C’est la politique dite OPAH RU. C’est d’ailleurs cette politique qui peut donner un signal fort en coordonnant les actions entre ingénierie et maîtrise d’œuvre. Et en réduisant autant que possible le reste à charge, avec des contreparties ensuite en termes de coût à la location.

Un point important est ici à souligner, intéressant les personnes seules notamment.

Dans le périmètre d’intervention de cette politique publique, les logements sont plus petits, 78 mètres carrés en moyenne, contre 113 mètres carrés à l’échelle communale.

Il conviendra donc de scruter de près l’ambition qui sera affichée par la CAC pour remettre en location une partie des logements vacants.

Le constat selon lequel il faut améliorer le stock de logements locatifs privés va de pair avec celui selon lequel une offre en accession sociale à la propriété permettrait de redonner plus de mobilité, notamment au sein du parc social.

Mais dans l’immédiat chacun réalise que les coûts proposés dans le neuf ne sont accessibles qu’à 10 à 15 % de la population. Ailleurs cela a conduit les métropoles bénéficiant d’une forte dynamique économique à déployer une politique publique associant la maîtrise publique foncière avec une offre en bail réel solidaire.

Si rétrospectivement on peut comprendre la prudence des acteurs locaux à se lancer dans ce type nouveau d’accès à la propriété, la réalité actuelle d’offres dans le neuf inaccessible à la majorité devrait inciter à valoriser type de programmes.

Trois étaient envisagés à Cherbourg. Deux à notre connaissance continuent, à proximité de la gare, et à Octeville. Un en revanche est abandonné, en face des Eleis.


Le dernier segment, pas le moindre, est celui du parc social. Historiquement important (plus de 15 500 logements sociaux sur la ville) ce secteur a été rappelé à l’ordre par le gendarme des bailleurs sociaux (Ancols). Ce dernier identifiant notamment un sous-investissement chronique chez le bailleur communautaire et ce sur plusieurs exercices budgétaires.

On ne peut que former le vœu que les enseignements de la canicule historique que nous venons de traverser conduisent ce bailleur à investir à nouveau à la hauteur de ces missions et des besoins.

Pour résumer voici quelques une synthèse de ce qui pourrait améliorer la situation en matière d’accès au logement :



- Engagement accru des investisseurs institutionnels à l’image d’Orano sur le projet ex-SDIS. Il y a assez de fonciers maîtrisés par la ville pour faire émerger des projets qualitatifs et à coûts maîtrisés.

- Investissements importants de l’agglomération pour accroître le nombre de logements en location dans le centre de Cherbourg.

- Déploiement de la stratégie de maîtrise publique foncière initiée par la collectivité depuis le début des années 2000 à travers son partenariat avec l’établissement public foncier de Normandie.

- Mise en œuvre d’une concession multi-sites valorisant le logement abordable sur la commune. Un travail sur plus de 300 logements et 5 sites a été mené. Il ne doit pas être abandonné.

- Plan d’investissement massif du bailleur et de l’agglomération pour améliorer le confort d’été et d’hiver des logements sociaux comme des logements privés.

- Maintien et amplification en volume des projets en bail réel solidaire.


Ralph Lejamtel : Président de l' Association La Gauche debout

Une décision purement idéologique.Comment  le groupe du cercle du   a-t-il pu passer d'une reconnaissance de fait que le...
14/07/2026

Une décision purement idéologique.

Comment le groupe du cercle du a-t-il pu passer d'une reconnaissance de fait que les reflexions conduites par l'atelier d'urbanisme étaient pertinentes et fondaient un cadre théorique et pratique permettant d'accompagner utilement les projets à une interruption pure et simple de cet outil qui avait su créer un corps de connaissances donnant à l'acte d'aménager une place centrale ?

Cette bascule part du principe que les promoteurs privés détiennent le savoir-faire exclusif pour faire face à un besoin accru de logements, d'équipements et de densification.

Cette vision tourne le dos à la qualité qu'ont représenté les dizaines de réunions entre professionnels de la conception, de la construction, du conseil ou encore de l'analyse foncière.

La perte sèche de compétences engendrée par cette décision à mille lieux de toute efficacité va de pair avec une fragilisation des savoir-faire et compétences accumulées par les services qui avaient la charge de ces missions.
Oui la maîtrise publique était un préalable important pour éviter les effets néfastes et référencés des villes qui n'ont pas maîtrisé leur développement et qui l'ont regretté ensuite.
Ces dernièress laissant se développer sans vision une architecture standardisée, pauvre en réflexion sur les enjeux d'espaces publiques. Ne raisonnant qu'à partir de bilans comptables ne tenant aucun compte des identités de quartiers, des spécificités des sites, des enjeux de ruissellement, des besoins nouveaux de faire face aux pics de chaleur.

La simultanéité d'un sénateur devenant président d'une agence d'urbanisme censée garantir la qualité des aménagements à venir et la suppression de l'atelier d'urbanisme de est un grand écart manifeste. Avec d'un côte un discours valorisant la.continuité des politiques publiques ( Patinoire, ma patinoire....) et de l'autre des prises de décisions hâtives et revanchardes, prises sans aucun dialogue avec l'opposition politique.

Il faut être lucide. Cette décision ne suscitera qu'un intérêt mesuré. Pourtant, les épisodes actuels de canicule et les manques d'anticipation dans nos.villes avec des conséquences de plus en plus concrètes impliqueraient l'ouverture d'un débat respectueux sur des sujets dont l'intérêt général est une évidence.

A 3 reprises s'étaient tenues des assises du logement à Cherbourg, pour mettre en mouvement les acteurs et dépasser les clivages en recherchant des consensus dynamiques sur les questions difficiles mais majeures de l'habitat.
Y-aura-t-il une quatrième édition ? Ou sur ce sujet comme sur d'autres, il nous faudra attendre que la période post électorale se referme enfin et cède la place à un débat public n'écartant pas à priori tout ce qui n'a pas le label du cercle du Cotentin.

Sur les chapeaux de roue.Les trois premiers mois de la nouvelle majorité conduite par Mme Margueritte renseignent sur la...
30/06/2026

Sur les chapeaux de roue.

Les trois premiers mois de la nouvelle majorité conduite par Mme Margueritte renseignent sur la méthode retenue. Et c'est celle du rouleau compresseur.

- Arrêt de l'atelier d'urbanisme ( nous y reviendrons dans le détail) alors que la totalité des élus avaient voté la charte pour une construction durable. Imagine-t-on les spécialistes du GIEC licenciés en pleine canicule ? Cette décision est du même calibre.
- Arrêt du programme mixte Logements/Nouveau centre de santé dans la ZAC des bassins. Malgré des recrutements qui se poursuivent et un engagement pris lors d'un séminaire il y a 1 an.
- Mise en place d'un service minimum d'accueil en cas de grève dans les écoles. C'est une variante de la phrase de Bertolt Brecht qui disait, "puisque le peuple vote contre le gouvernement, alors il faut dissoudre le peuple.". Dans le cas présent ce qu'il faut dissoudre ce sont les effets concrets d'une grève. Peu importe les causes, show must go on !
- Ecrasement de la progressivité des tarifs de cantine et non proportionnalité de ceux-ci.
- constitution d'un cabinet politique à partir du CCAS.

Parallèlement à ces marqueurs, les opérations de communications tous azimuts s'enchaînent : sur la propreté, sur la présence de Madame le maire auprès des agents des services publics locaux de proximité.

Notons que les exécutifs de droite ne semblent pas s'embarrasser des règles communes quand celles-ci les dérangent. Le règlement intérieur de la CAC n'a ainsi pas été respecté lors du vote sur les ELEIS. Ce qui a peu été relevé.

Nous l'avons dit à maintes reprises, la victoire de Mme Margueritte lui confère une légitimité démocratique. Les urnes ont parlé et nous ne le contestons pas.
En revanche, l'opposition que nous appelons de nos voeux consistera bien à nous organiser pour interpeller, proposer, critiquer et pourquoi pas faire reculer parfois par les outils de la démocratie locale.
Ce sera notre tâche prioritaire dans la préparation des prochaines échéances municipales et communautaires.

Association La Gauche debout

26/06/2026

La question de la tarification de la restauration scolaire est une question complexe. Ralph Lejamtel pour l'Association La Gauche debout rappelle la nécessité de reprendre la grille tarifaire votée lors du conseil municipal du 23 juin. Une tarification qui répondrait à l'exigence de justice sociale et d'équité ne peut être conçue dans la précipitation comme c'est manifestement le cas. Aucune information n'est par exemple apportée sur l'objectif de la réforme, à moyens constants ou pas, et le taux d'effort réel n'a pas été calculée, occasionnant des inégalités importantes. Copie à revoir donc

Une victoire à la Pyrrhus ?Le vote relatif au projet Eleis a polarisé les débats hier en conseil communautaire. Une cert...
26/06/2026

Une victoire à la Pyrrhus ?

Le vote relatif au projet Eleis a polarisé les débats hier en conseil communautaire. Une certaine inquiétude était manifeste dès le lancement du conseil. En effet, la délibération qui avait été envoyée aux conseillers impliquait un vote à bulletin secrets. En effet des nominations pour établir un jury de concours étaient intégrées. Dans la mesure où ce qui était porté au vote comportait deux volets, la validation du programme, et la détermination d’un jury pour retenir un groupe d’architectes, la présidente de l’agglomération a finalement fait le choix de procéder à deux votes. Seul le second devenait alors à bulletins secrets. L’argument alors invoqué étant que les commissions de territoire l’avaient demandé. On est en droit d’être sceptique sur ce point. La discussion sur la forme du vote est plus importante qu’il n’y parait. Et nous aurons ainsi eu droit à une improbable proposition de la présidente consistant à demander à ceux qui voulaient un vote à bulletins secrets de se lever !?

Ce qui a néanmoins structuré un vote contre plus large qu’attendu c’est la convergence de trois arguments. L’écologique d’abord, avec une forme de sidération face au décalage entre le contexte de canicule et ce choix de construire une patinoire, technique ensuite avec un manque évident d’informations et l’absence d’étude de faisabilité, politique enfin avec un programme différent de celui qui avait été travaillé entre la ville et l’agglomération à la fin du précédent mandat.

En ce qui concerne les arguments techniques, nous mettons ci-dessous l’intervention d’hier. En ajoutant que si aucune réponse n’a été apportée sur le volet foncier, on peut néanmoins penser que les coûts de démolition seraient in fine portés par la foncière qui gère les Eleis.

Nous n’avons pas caché que notre association avait fait de ce sujet un enjeu fort. D’une certaine façon, cela a été le cas de la maire de Cherbourg et du sénateur qui a mis tout son poids dans la balance en intervenant le dernier. Notons que le principe de continuité des politiques publiques qu’il a invoqué ne s’appliquera pas à l’agrandissement du centre de santé de la Cherbourg. Ce projet sera retravaillé a confirmé la présidente. En d’autres termes il était pour l’exécutif urgent de graver dans le marbre la transformation d’un centre commercial en un quartier tertiaire, culturel et sportif. Ce qui va bouleverser tout ce secteur urbain très dense. Mais il était moins urgent d’en appeler à la mobilisation de toutes et tous pour accélérer sur les politiques de santé ou de logement. C’est un choix.

Valérie Varenne et Ralph Lejamtel. Association La Gauche debout

Adresse

Cherbourg
50100

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