le château de Cherveux est ouvert à la visite le samedi et dimanche à 16h sur réservation 0649230194, autres jours sur réservation pour les groupes. Voir le chemin de ronde, les grandes salles, les charpentes, la prison,
1 le donjon-porte. Construit dans la seconde partie du XVe siècle, dans un style encore défensif
mais déjà avec les prémices de la renaissance. Son style peut
se rapprocher des
édifices construits par l’architecte Raymond du Temple. Le donjon monumental forme un polygone rythmé par 4 contre-forts triangulaires. L’accès dans la haute cour se trouvait sous le porche au milieu de l’édifice. L’élévation du donjon est marquée par un couronnement de mâchicoulis trilobés et par une haute toiture au milieu de laquelle se trouve une belle lucarne de style flamboyant. L’accès au donjon se faisait par un escalier et un pont-levis, permettant de sécuriser l’entrée dans les appartements du seigneur. Sculpture d’acanthe, personnage tenant un parchemin, au dessous de la porte d’entrée.
2Le donjon résidentiel. L’escalier à vis dessert les 5 étages. Au rez de chaussée : le porche d’entrée, et de part et d’autre, la salle de garde, et la
salle de stockage de provisions, bois etc…
Le premier : une salle de séjour, et réception des provisions dans la 2e salle où se trouve une trappe communiquant avec la salle de stockage en dessous. Le second et le 3e étage : associent grande chambre avec cheminée, et garde robe. Ces 3 étages sont munis de latrines. Les détails de l’aménagement sont encore
Présents : piquetage des pierres pour poser des enduits de chaux, tomettes, portes à
Plis parchemin. Sur le chemin de ronde, la vue panoramique sur le village, et la plaine de Niort. Au nord, vue sur les haies, les prairies, la Gâtine. Les angles sont décorés par des culs de lampe montrant un joueur de cornemuse, une joueuse de rebec, le chieur et la pisseuse. Le couple seigneurial, à l’entrée du 4e étage porte les habits du moyen-age, poulaines, hennin, robe à gros plis.
5e étage : comble donnant sur la lucarne décorée. Charpente en « chevrons formant
ferme »
3 Le Corps de logis :
L’escalier central est prolongé par un petit escalier à vis en encorbellement. A droite, la salle des banquets, surmontée de 2 étages. Dans le dernier, une
charpente en carène de bateau, accolée au donjon préexistant. Coté nord, une cuisine, une tour escalier, et tour logis. La salle du trésor avec sa
cheminée, voûte d’ogive, culots ouvragés, blason des Cunninghams en clef de
voûte.
4 la Tour nord-ouest. Donjon retranché sans communication sur les remparts. L’entrée décorée aux armes des Cunningham, dessert l’escalier à vis et la prison. Celle-ci est voûtée en forme de coupole. Au dessous : le cachot. Les étages étaient munis de cheminées. La tour fut arasée et transformée en
Pigeonnier au XVIIe siècle.
5 Entrée Huguenote. La 2e entrée, identique à la première, avec le fonctionnement des ponts-levis
Piéton et charretier. Attenante, une salle de garde XVIe siècle, transformée
en salle de séjour au XIX e siècle, avec évier et potager. B - Historique
1 Les Lusignan
Au milieu du XIIIe siècle, datation des premiers écrits mentionnant le
Le château des Lusignan. Cherveux a fait partie des 6 fiefs confisqués par St Louis sur Hugues de
Lusignan, après la défaite de Taillebourg en 1242. Rendus aux Lusignan, puis confisqué une nouvelle fois par Philippe Le
Bel en 1309, confié à Amaury de Craon après la reconquête du Poitou
par Duguesclin en 1370. La construction ex-nihilo est l’œuvre de Robert Cunningham à la fin du XVe siècle. Le château des Lusignan pouvait être situé à Cherveux-le-Vieux, la ferme « La Basse-Cour » évoque les caractéristiques des châteaux-forts à cette époque.
2L’Ecossais Cunningham
Les Ecossais débarquent à La Rochelle en 1418 après le désastre d’Azincourt
en 1415.
15000 à 20000 soldats au nom de la « Vieille Alliance » arrivent en France. Bataille de Baugé, de Cravant, de Verneuil, contre les Anglais,
puis Orléans, avec mille Ecossais au côté des Français. Robert Cunningham se marie avec Louise Chenin. Il devint capitaine d’une compagnie d’ordonnance de Charles VII. On le retrouve au côtés d’Arthur de Richemont à Formigny, et dans la
Reconquête de la Normandie. en 1455 il est accusé de traîtrise par le roi, et jeté en prison. Les lettres du roi
d ‘Ecosse, et de ses pairs, ont permis sa libération : « Au prince très
excellent, et très chrétien Charles, par la grâce de dieu roi de France, notre
frère invincible et notre allié très aimant… Nous ne croyons pas que Robert
ait pu perpétrer quelque actions traîtresses, attendu que ses parents, ses
ancêtres,
et tous ceux de son sang se sont montrés fidèles à nous-mêmes et à nos
prédécesseurs… qu’il puisse se défendre par un duel ou par d’autres défenses
légitimes… »
A son accès au trône,
en 1461, Louis XI le rétablit dans ses charges, et le nomme capitaine de sa
garde du corps. Louis XI devait être l’instigateur du complot contre son père.