13/11/2021
Psychiatrie à Cholet. Une réorganisation des services, l’unité d’admission Pinel finalement sauvée
Ce vendredi 12 novembre, le directeur de l’hôpital de Cholet (Maine-et-Loire) s’est exprimé sur la situation des services de psychiatrie. Ces derniers vont être réorganisés. La fermeture de l’unité d’admission Pinel, d’abord envisagée, n’est plus d’actualité
Voici déjà plusieurs semaines que les services de psychiatrie du centre hospitalier de Cholet (Maine-et-Loire) sont en crise. Pierre Vollot, le directeur de l’hôpital, a détaillé ce vendredi 12 novembre le dispositif d’urgence pensé par son établissement. Un dispositif qui « risque de durer » , prévient-il.
« Il n’a jamais été question de fermer 47 lits » , tient-il à rappeler pour clarifier la situation. 47, comme le nombre évoqué par certains personnels présents mardi 9 novembre lors de la manifestation en soutien aux services de psychiatrie. Des personnels qu’il « comprend ». « Ils sont très attachés à maintenir une offre de psychiatrie sur le territoire, voire à la développer. C’est quelque chose de très positif. »
16 lits fermés
Le 14 octobre dernier, Pierre Vollot révélait la fermeture de l’unité d’admission Pinel et de ses dix-huit lits courant novembre, faute d’effectifs médicaux suffisants. Une fermeture qui devait venir s’ajouter à celle de l’unité d’accueil de crise et de psychotraumatologie disparue début septembre, emportant avec elle sept lits. Mais que tout le monde se rassure : tout ça n’est plus d’actualité.
« En réalité, ce sont seize lits qui vont fermer. Sept, déjà fermés, de l’unité d’accueil de crise et de psychotraumatologie, et neuf de l’unité d’admission Pinel , détaille-t-il. Ces derniers vont fermer progressivement fin novembre. » Seize lits, soit environ « 20 % des capacités d’hospitalisation » .
L’autre unité d’admission – Janet – voit, elle, sa capacité passer de 22 à 17 lits. Mais cette fois, pas de fermetures prévues. « Un transfert » vers « deux autres unités » . « Compte tenu des fermetures de lits, notre préoccupation était de garantir la prise en charge des patients qui requièrent une hospitalisation en psychiatrie » , a lancé le directeur. Autres satisfactions : les unités d’accueil ont pu être maintenues, et les emplois des personnels soignants en psychiatrie sauvés.
De nouveaux psychiatres ?
Le transfert des patients vers d’autres structures est en revanche toujours d’actualité. « On réduit le nombre de lits, donc on va orienter des patients vers d’autres établissements. » Parmi ceux concernés, les établissements d’Angers (Maine-et-Loire), de Saumur (Maine-et-Loire) et de Nantes (Loire-Atlantique).
« On a assuré l’essentiel, mais on ne va pas en rester là. » Le directeur de l’établissement affirme avoir « de sérieuses pistes » concernant l’arrivée de nouveaux psychiatres, « dans les prochains mois » , espère-t-il.
Autres bonnes nouvelles, celles-ci déjà actées : le passage depuis début novembre de trois à six internes en psychiatrie, et la création d’un groupe de travail – piloté par le CHU d’Angers et regroupant les départements du Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Mayenne – visant à améliorer la couverture de l’offre de psychiatrie sur le territoire. « L’idée est de renforcer la coopération territoriale et de mieux répartir les ressources » , ajoute-t-il.
Enfin, des postes de psychologues ou d’infirmiers de pratique avancée, « capables de décharger les médecins d’une partie de leur activité sur des situations moins complexes » , vont voir le jour. Pour ces derniers, deux sont déjà revenus en septembre 2021, et quatre autres arriveront d’ici à 2024.
Ce vendredi 12 novembre, le directeur de l’hôpital de Cholet (Maine-et-Loire) s’est exprimé sur la situation des services de psychiatrie. Ces derniers vont être réorganisés. La fermeture de l’unité d’admission Pinel, d’abord envisagée, n’est plus d’actualité