24/10/2026
🔴 Contre la régression sociale, contre le racisme, contre la haine, faisons front ✊
La préfecture du Puy-de-Dôme a interdit tout rassemblement et toute manifestation aujourd’hui.
La préfète a employé pour justifier cette décision le vocabulaire de l’extrême droite, dénonçant des « hordes de barbares ». C’est pourtant à elle d’assurer la droit fondamental de manifester. La même qui, le 17 octobre, a empêché les manifestantes et manifestants présents place de Jaude de défiler, les harcelant de bombes lacrymogènes des 11h du matin.
Du RN à la macronie, de l’extrême centre à l’extrême droite, tous ont cherché à disqualifier les revendications des manifestations, taisant les violences émanant des forces de l’ordre, des violences commandées par le ministre de l’Intérieur, et attribuant les dégradations à un « type de population » d’après la formule de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
Cet été, un jeune homme de 21 ans s’est suicidé : il était victime de harcèlement à caractère raciste. Un calvaire qui ne s’est pas arrêté avec sa mort puisque des personnes ont continué à rire du jeunes homme sur les réseaux sociaux.
Tous les jours, radios et télévisions continuent de tendre leurs micros à la haine raciste. CNEWS en a même fait une spécialité. Ces médias portent une immense responsabilité dans l’attentat qui a eu lieu hier.
L’attentat terroriste raciste de Trappes ne sort pas de nulle part. Il s’inscrit dans un contexte de banalisation et de multiplication des propos racistes.
Il y a quatre ans, Jordan Bardella accrochait une cible sur les habitant·es de Trappes, qualifiant la ville de « capitale européenne du djihad ».
Il y a quelques jours, Zemmour ciblait les enfants des quartiers populaires.
Après les paroles viennent les actes.
L’extrême-droite a armé idéologiquement le tueur. Et l’extrême centre a accompagné le mouvement. D’abord par son silence complaisant, aujourd’hui par son imitation.
Nous apportons notre soutien aux victimes, à leurs proches et aux habitant·es de Trappes et La Verrière sous le choc.
C’est pourquoi nous invitons les forces de gauche du département à se réunir rapidement. Alors que le gouvernement, marchant dans les pas de l’extrême droite, fabrique des coupables de toutes pièces – l’immigré, le chômeur, l’ultra-gauche – nous devons afficher un front uni pour empêcher de nouveaux irresponsables de rejouer aujourd’hui les années 1930.
Les communistes vont amplifier leur engagement, non seulement pour faire échec aux forces réactionnaires qui diffusent le poison de la division et menacent la démocratie, mais aussi pour donner des perspectives aux aspirations de la population qui n’en peut plus de l’austérité imposée par un gouvernement au service du capital.