11/06/2026
L'ATRE GERTRUDE A VALENCIENNES (SUITE)
Bonjour à tous,
l'âtre Gertrude fut un cimetière mais la plaque que l'on voit sur la tour Dodenne fait référence à une autre histoire rapportée par Simon Le Boucq.
Voici ce que vous lirez sur cette plaque (réalisée par Alfred Bottiau) :
"Cy gist le père, cy gist le filz,
Cy gist la mere et son mary
Cy gist la femme et le baron,
Et tout ne fust que femme et hom."
Voici l'explication:
En 1340, un homme nommé Marsissal aurait commis un inceste avec sa fille ( âgée de 16 à 18 ans, écrit-il). Craignant la justice, il décide de partir à Rome.
Ne pouvant plus vivre à Rome sans travailler, il se met au service d'un seigneur qui les prend en affection (pensant qu'ils étaient en couple).
Un fils leur né là-bas. Il se nomme Jean Mareschaux.
Le père décide de retourner vivra à valenciennes, emmenant sa fille mais laissant la progéniture en Italie.
A l'âge de 18 ans, Jean veut connaitre ses parents et décide de se rendre à Valenciennes. Par hasard, il se met au service de son père (qui ne le reconnait pas, évidemment).
Trois mois plus t**d le père décède, laissant sa fille avec le nouveau serviteur.
Ils se rapprochèrent et, six mois plus t**d se marièrent.
Quelques années plus t**d, elle apprend de lui sa provenance et reconnait alors qu'il est son fils.
Pour faire pénitence, il se rend à Rome, où le Saint-Père l'enjoignit de, toute sa vie durant, n'e se nourrir que de pain et d'eau. Ce qu'il fit.
Il décéda en 1394, à l'âge de 34 ans.
Sa mère-épouse le fit enterrer à l'âtre Gertrude (cimetière) et, au dessus de l'inscription visible aujourd'hui, était gravé la suivante:
"En l'an 1394,
Jean Mareschaux fit faire la croix de cet âtre (ou de cette tombe).
Il repose ici dans la douleur et l'humilité.
Que Dieu soit attentif à vos prières pour lui.
Il voulut également achever cette œuvre,
Et que Dieu accueille son âme."