22/07/2026
🔴 Le député RN de la 17ème circonscription du Nord, Thierry Tesson, a voté POUR la loi Duplomb 2 qui permettra de réintroduire des pesticides dangereux. Les Députés Socialistes et apparentés vont saisir le Conseil constitutionnel !
Ci-dessous des extraits du communiqué de la députée socialiste du Finistère Mélanie Thomin auquel nous nous associons.
« Dans la nuit du 20 au 21 juillet, l’Assemblée nationale a adopté, par 296 voix contre 224, le projet de loi d’urgence agricole, initié en janvier dernier par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
L’acharnement du Gouvernement autour de mesures qui fracturent la société, opposent agriculture et environnement masque un manque cruel de vision pour l’avenir des filières agricoles.
Ce texte, à regret, passe à côté des véritables urgences : la défense du revenu agricole, la lutte contre les concurrences déloyales, l’accompagnement des exploitations frappées par le changement climatique.
La méthode employée sur le volet des pesticides est inacceptable. Les députés n’auront jamais eu l’opportunité de débattre et de se prononcer clairement sur la réintroduction de l’acétamipride et du flupyradifurone.
(…)
Le recul est tout aussi grave concernant l’eau. L’eau est un bien commun : elle ne peut être administrée depuis Paris ni accaparée au bénéfice d’un seul usage.
Tout au long des débats, j’ai défendu la possibilité de stocker l’eau lorsqu’un besoin est démontré, mais dans le cadre d’une maîtrise publique et d’une concertation entre tous les usagers. Or le texte adopté permet aux préfets de déroger aux schémas locaux de gestion des eaux.
Le Gouvernement met ainsi sous tutelle la gouvernance locale de l’eau, alors que les collectivités financent les réseaux d’eau potable, l’assainissement, la protection des captages et la gestion des pénuries. Il affaiblit les élus locaux, marginalise les autres usages et fragilise en première ligne la protection des captages et des zones humides.
Même le tunnel de prix, qui devait protéger le revenu agricole, a été largement vidé de sa portée en restant soumis à l’accord des interprofessions, donc des industriels et de la grande distribution.
Les agriculteurs ont besoin de prix rémunérateurs, d’investissements et d’une véritable stratégie d’adaptation au changement climatique.
Pas d’une fuite en avant environnementale au bénéfice de quelques intérêts. »