23/06/2025
Mon intervention de ce soir au Conseil Municipal, pour répondre aux propos injurieux tenus par M Martin lors du Consiel Municipal du 10 avril dernier.
« Bonjour à toutes et à tous, et plus particulièrement à vous, Eudoises et Eudois, qui suivez ce conseil.
Je souhaite revenir sur le précédent conseil municipal, non pas pour entretenir une polémique, mais parce que certains propos tenus ne peuvent rester sans réponse.
Oui, j'ai exprimé mon désaccord sur les choix budgétaires de cette majorité, notamment concernant l'enveloppe de 1,45 million d'euros allouée à la culture. Je considère cette somme disproportionnée au vu de la situation financière de notre commune. C'est mon rôle d'élu, et je continuerai à exercer ce mandat avec franchise et responsabilité.
Oui, je lis un texte. Et je l'assume pleinement. Contrairement à beaucoup d'entre vous, enseignants ou anciens enseignants, je ne suis pas familier de l'art oratoire. Je suis artisan frigoriste depuis 1992 et restaurateur ; j'ai créé ces entreprises avec ma seule force de travail, ici à Eu, et je donne du travail à plusieurs salariés.
C'est avec cette expérience du terrain, celle des contraintes budgétaires réelles, que j'aborde chaque décision municipale. Cela peut déplaire, mais c'est précisément ce que j'apporte à cette assemblée : une voix issue du monde ouvrier, du travail indépendant, de la réalité économique.
Ce qui s'est passé lors du dernier conseil, en revanche, dépasse le cadre du débat démocratique.
Monsieur Martin m'a comparé à un n**i. Ses propos ont été publiquement rapportés dans la presse comme une « comparaison à un Allemand ». Voici pourtant ses mots exacts, que chacun pourra retrouver sur l'enregistrement public :
« Vous avez constamment émaillé votre discours en critiquant la culture. Je me disais que vous me faisiez penser – j’oubliais son nom – à ce n**i du temps d’Hitler qui disait : 'Quand j’entends parler de culture, je sors mon pistolet'. »
Il ne s'agit pas d'un dérapage. Monsieur Martin, vous êtes professeur d'histoire. Vous savez pertinemment à qui vous faisiez référence : Joseph Goebbels, ministre de la propagande n**ie.
C'est une injure. C'est une insulte à ma personne, à mon engagement et à ma famille. Et je suis choqué que vous n'ayez pas retiré vos propos. Je suis tout aussi choqué du silence de Monsieur le Maire, garant du respect dans cette assemblée. Et je suis enfin choqué qu'aucun conseiller de la majorité n'ait trouvé nécessaire de réagir.
Je vous informe que j'ai déposé plainte pour injure publique auprès du procureur de la République. Car, non, on ne peut pas comparer un élu démocratiquement mandaté à un criminel n**i sous prétexte qu'il émet une opinion différente.
Si la critique devient synonyme d'« extrémisme », alors c'est la démocratie locale que nous abîmons. Et ce sont les Eudois que nous méprisons.
J'espère sincèrement que cette dérive restera un cas isolé. Car moi, je continuerai à siéger ici. À défendre mes idées. À vous contredire, quand je l'estimerai nécessaire. Mais toujours avec respect.
Merci. »