05/08/2026
✍️ Fermeture du zoo de Fréjus : un tournant assumé
Je sais que ce lieu est chargé de souvenirs pour de nombreux Fréjusiens. Des générations d’enfants y ont découvert les animaux, des familles y ont partagé de beaux moments. Je respecte profondément cette part de notre histoire.
Mais un Maire doit aussi savoir regarder l’avenir.
Notre société évolue. Notre regard sur les animaux évolue également. En 2026, je suis convaincu que la captivité des animaux sauvages ne doit plus être le modèle vers lequel nous tendons. Le bien-être animal n’est pas une mode, c’est une exigence. Une conviction personnelle à laquelle je suis profondément attaché, vous le savez.
Lorsque le propriétaire des terrains du zoo a fait le choix de les vendre, une opportunité s’est présentée. La Ville de Fréjus et Estérel Côte d’Azur Agglomération ont alors décidé de se porter acquéreurs afin de maîtriser l’avenir de ce foncier stratégique pour notre territoire.
J’assume pleinement ce choix. Parce que je considère qu’en 2026, notre responsabilité est aussi de faire évoluer notre rapport aux animaux sauvages. Une fois cette opportunité créée, j’ai fait le choix de l’accompagner avec responsabilité, dans le respect de mes convictions.
Cette décision ne signifie pas que nous tournons le dos aux animaux, bien au contraire. Dès l’acquisition du site, nous avons veillé à intégrer dans les actes de vente des clauses garantissant la traçabilité du devenir de chaque animal. Parce qu’une fermeture responsable, c’est d’abord s’assurer que chaque pensionnaire trouvera les meilleures conditions d’accueil possibles.
Je veux également saluer les femmes et les hommes qui travaillent au parc zoologique. Leur engagement, leur passion et les soins qu’ils apportent chaque jour aux animaux méritent notre respect. Ils vivent cette période avec beaucoup de professionnalisme, de dignité et d’humanité.
Pour le site, une nouvelle histoire va maintenant s’écrire.
Ces 13 hectares représentent une formidable opportunité pour l’avenir de notre territoire. Les 8 hectares acquis par Estérel Côte d’Azur Agglomération ont vocation à accueillir une future zone d’activités économiques, qui contribuera au développement de notre bassin de vie et à la création d’emplois, ce dont nous avons toujours besoin.
Les 5 hectares appartenant à la Ville de Fréjus sont, quant à eux, destinés à recevoir un équipement public structurant, tourné vers le public, au service des Fréjusiens et de l’attractivité de notre commune.
Avant cela, il faudra mener les études indispensables - techniques, environnementales, archéologiques et de sols - qui ne pourront débuter qu’une fois le site totalement libéré.
Le moment venu, nous présenterons en toute transparence les projets dans leur version définitive ainsi que leur calendrier de réalisation.
Aujourd’hui, l’essentiel est ailleurs : accompagner cette transition avec sérieux, garantir le bien-être des animaux jusqu’à leur départ et préparer l’avenir de ce site exceptionnel avec responsabilité.
Je crois profondément qu’une ville doit savoir préserver son histoire tout en ayant le courage d’évoluer.
Aujourd’hui, nous refermons une page importante de Fréjus, avec émotion et avec respect pour celles et ceux qui l’ont écrite. Mais nous ouvrons aussi une nouvelle page, tournée vers l’avenir, fidèle à nos valeurs et à notre ambition pour notre territoire.
Parce qu’au fond, notre responsabilité est simple : construire une ville qui respecte davantage le vivant, qui crée des opportunités pour les générations futures et qui prépare, avec lucidité et confiance, le Fréjus de demain. C’est ainsi que notre ville conservera, aujourd’hui comme demain, un temps d’avance.