14/05/2026
Ce matin Célestine a envie de vous parler d’Ambroise Croizat, un savoyard qui a notamment contribué à la mise en place d'un nouvel édifice en 1945 : notre Sécurité Sociale et d'autres projets dont les retraites.
Il devient député communiste en 1936, sous le gouvernement du Front Populaire. C'est une vie de militant "pied à pied", de misère mais avec une envie de changer le monde. Ambroise Croizat a vraiment connu à la fois le monde du travail et la misère ouvrière. Il se fait arrêter en 1940 lorsque les députés communistes sont arrêtés par le gouvernement français, il n'y avait pas encore les Allemands et les n***s à la porte. Il passera de prisons en prisons française, avant d'être déporté au bagne d'Alger en 1941. Il sera libéré et on le retrouvera au gouvernement provisoire à Alger. C'est à la Libération qu'il est nommé par le général de Gaulle Ministre du Travail.
Enfin, si nous connaissons les pères fondateurs de la Sécurité sociale - Ambroise Croizat, Pierre Laroque, et Alexandre Parodi - mentionnons aussi ses mères fondatrices, que l’on oublie parfois.
Marianne Verger, l'une des deux seuls parlementaires de la Commission Delépine, qui dessina l’architecture générale de la Sécurité sociale.
Germaine Poinso-Chapuis, l'une des 33 premières femmes élues députées, ministre de la Santé et de la Population en 1947 - la première femme ministre de plein exercice de notre histoire. Et la seule avant Simone Veil…
Germaine Peyroles. Elle fut élue en octobre 1945 et devint une membre éminente de la Commission chargée de la famille, de la population et de la santé publique de 1946 à 1950, dans une période évidemment charnière.
Mathilde Gabriel-Péri, très engagée pour les veuves de guerre.
Célestine rend hommage à Ambroise Croizat sur le plateau des Glières qui a été un haut lieu de la résistance et dont elle vous parlera bientôt...