05/09/2026
EPISODE 5 – « Monoprix : Tout le monde se connaissait et on apprenait à se connaitre ».
Rose Mai Guerin
1 - PARCOURS PROFESSIONNEL
« Je suis rentrée à Monoprix à la fin des années 70. J’ai travaillé à mi-temps à Monoprix, en qualité de caissière. Lorsqu’il y avait des évènements commerciaux annuels et des performances commerciales à faire, comme pour "LES 4 JOURS" je travaillais à temps plein.
Je me régalais, c’était le contact permanent. On était nombreux aussi en employés. Tout le monde faisait ses courses au Monoprix. La clientèle était très « brassée » j’aimais bien.
2 - AMBIANCE / CONVIVIALITE
« Monoprix représente un moment de vie important me concernant, ça m’a permis de m’intégrer vraiment à Grasse »
« L’ambiance était sympa, plutôt bon enfant. L’atmosphère était la même que sur un marché ouvert ou couvert. Ça rentrait et ça sortait continuellement ».
« Monoprix m’a permis de retrouver l’ambiance conviviale entre beaucoup de personnes que j’avais connu dans mon métier de restauration ».
« Les employés étaient solidaires et très impliqués ce qui rendait l’ambiance du Monoprix très agréable. La direction faisait des grands repas collectifs ».
3 - EVENEMENTS – VIE DU MONOPRIX
« Je me souviens que le Monoprix a été la première grande surface à Grasse.
A la fin des années 1950 a été construit ce qui est devenu aujourd’hui le théâtre de Grasse. Le premier monoprix en la Cité voyait le jour.
Cet évènement a été une petite révolution. Nous allions faire nos courses à Monoprix ! On n’a jamais connu ça avant.
Monoprix ! Grande nouveauté à Grasse, où il fut le premier magasin réunissant : quincaillerie – vaisselle – habillement – livres…Je ne me souviens plus si l’alimentation était déjà au programme…
Puis en 1970, un grand bâtiment a été construit, un peu plus bas jouxtant la vieille Ville : Monoprix GRASSE – qui allait changer nos habitudes d’achat.
C’était beau, c’était assez luxueux, Monoprix à l’époque faisait partie des galeries Lafayette. C’est pour ça qu’il y avait du très bel habillement, de la très belle vaisselle, une très belle mise en scène.
Monoprix alliait la mise en scène, la qualité et les prix accessibles qui étaient des prix de super marché.
Tout en haut une belle terrasse présentait : le jardin, l’ameublement et un petit restaurant – rapide. Tout ceci œuvrait « plein pot » !
Il y avait des files immenses de personnes qui attendaient aux caisses tellement il y avait du monde.
Ceux qui étaient sur Grasse et ceux qui étaient dans les communes autours.
Monoprix c’est un lieu de vie, c’est un lieu de rencontres.
*** Souvenirs de Antoine –
C’était un très bon poissonnier, très gentil, quelqu’un de très humain. Son décès a été un choc pour tout le monde.
4 - ANECDOTES
LE SPONSORING MONOPRIX pour le MAGAZINE PODIO
Le Directeur du Monoprix de l’époque Monsieur Hardy qui, par ailleurs m’avait embauchée. Je le remercie encore de nous avoir offert deux belles et grandes affiches et de m’avoir permis de vendre, par deux fois à ma caisse, des numéros de Podio.
J’avais créé une – ASSOCIATION POETIQUE ET CULTURELLE DU PAYS DE GRASSE – que j’avais nommé PODIO, en hommage à Notre Dame de Podio, notre cathédrale notre dame du puy de grasse.
Podio, du latin vulgaire parlé au Moyen Age par tout un chacun (seuls les lettrés parlaient latin), dérivé de podium, petit mont plat à son somment où on se réunissait pour parler et où les médiévaux ont notre actuelle Cathédrale, dédiée à N.D de Podio.
C’est Monsieur Hardy, un homme d’une humanité et gentillesse exceptionnelle, qui s’est proposé de participer à la distribution de Podio en me disant qu’il voulait faire participer Monoprix pour la distribution d’affiches.
Parce que l’aventure de Podio c’est aussi très « Grassois ». On me disait lorsque l’on voyait les magazines Podio à ma caisse « Est-ce que l’on peut les acheter ? » (rires).
Le respect de l’argent aux jeunes
Il y avait les habitués, on se disait bonjour, tellement on se connaissait tous qu’on pouvait donner des avertissements aux enfants des clients (rires) – Un jour j’ai dit à des adolescents qui avaient des billets fripés dans les poches de respecter l’argent et pas de l’aimer mais bien de le respecter. C’était une atmosphère saine.