04/07/2018
FEDERER POUR AGIR
Enfermant la ville dans une gestion idéologique et, malgré une large communication municipale, sans s'appuyer sur les acteurs locaux, la municipalité actuelle a largement déçu une grande partie des grenoblois. La démocratie participative, faite hors de tout cadre légal, a été dévoyée afin de légitimer à posteriori les choix municipaux. On n'avait jamais vu un conseil municipal grenoblois se tenir, des mois durant, sous protection policière.
Les fêtes et animations en tous genres, même si elles créent le lien social, sont souvent le fait d'acteurs associatifs locaux qui se voient récupérés après avoir été combattus, comme lors de la commémoration des JO de Grenoble, et ne sauraient masquer un manque de considération, (et d'intérêt ?) pour le quotidien des grenoblois, qui se dégrade inexorablement. Sécurité, propreté, mais aussi proximité (exemple des bibliothèques) sont les grands oubliés de ce mandat. Il est symptomatique que la municipalité découvre, 4 ans après son entrée en fonction, que la ville est perçue comme sale.
Par ailleurs, aucun grand projet de ville ne saute aux yeux des observateurs. La municipalité n'a fait que réaliser et inaugurer, très lentement et après de multiples tergiversations, les projets lancés par ses prédécesseurs, et on cherche vainement la vision développée pour Grenoble et son agglomération. Les grands événements sportifs ou festifs, très populaires, ( festival du cirque, 6 jours, Tour de France...) ont été chassés la ville et la municipalité essaie aujourd'hui de les ramener pour récupérer ce public attachés aux grands événements populaires. A l'approche des élections, le sport professionnel (foot, rugby, hockey...) autrefois vivement critiqué, fait soudain l'objet de toutes les attentions car la Mairie découvre leur grande popularité auprès des grenoblois.
Le monde économique s'inquiète de la perte d'attractivité de la ville face au développement visible et effectif de ses principales concurrentes en France et en Europe. Certains acteurs ont d'ailleurs quitté Grenoble ou développent leurs activités dans des départements voisins. Aucun progrès sensible n'a encore été acté, si ce n'est le rond-point du Rondeau, autrefois combattu par les élus actuels, dans le désenclavement de Grenoble en matière de déplacements.
C'est pourquoi, il faut dès maintenant envisager l'alternance. Elle ne se fera que par un vaste rassemblement de ceux qui souhaitent, dans l'éthique et sur la base d'un projet de redressement clair, œuvrer pour Grenoble. Elle ne saurait être captée par telle ou telle formation politique, ou par telle ou telle chapelle, sous peine de voir la division s'installer et reproduire le schéma de 2014.
Nous appelons toutes les bonnes volontés à se rassembler, sans esprit partisan et au delà des ambitions personnelles légitimes, pour dessiner ensemble l'avenir de Grenoble. Nous y apporterons notre part, sans exigence autre que d’œuvrer au vaste rassemblement que de nombreux grenoblois attendent.
Philippe de LONGEVIALLE
Marie-Claire NEPI
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0680637308