Compagnie d’art en espace public avec contribution mutuelle entre arts et sciences sociales. La compagnie Ru’elles est composée d’artistes et de chercheuses.
Elle souhaite surprendre, révéler l’invisible et questionner nos quotidiens in situ. Ru’elles invite les passant-es à découvrir un Théâtre Déclencheur*, bulle de dérision et de poésie, terrain fertile d’une recherche-création par le mouvement des corps et la résonance des voix. Parce que la rue est en proie au conformisme et qu’il s’y joue des rapports de domination, Ru'elles agit. Les identités
de genre, de classe et de couleurs sont analysées comme un ensemble de masques, de costumes et de gestes prescrits que chacun et chacune de nous répète avec minutie. Il importe de les détourner pour les questionner, de rendre visible l’inégalité des rôles et de perturber les usages de nos lieux communs.
—
« Déclencher, c’est ouvrir la clenche, ôter le mécanisme qui bloque l’accès à l’extérieur. Déclencher en soi et hors de soi, c’est se donner la possibilité de rencontrer l’autre autrement et d’entamer le dialogue sur l’absurdité du monde. »
—
Le Théâtre Déclencheur souhaite donner des armes aux corps et aux discours. La société est un spectacle que nous pouvons transformer. Partir de nos vécus, de nos expériences singulières et partagées afin de révéler, agir et (se)transformer. Librement inspiré du mouvement situationniste et du Théâtre de l’Opprimé, il s’en distingue en insistant non pas sur le dualisme opprimé/oppresseur mais sur le processus de conscientisation et de réaction de la part des spectateurs. Le Théâtre Déclencheur que développe Julie Arménio est une boîte à outils qui ne prend pas le théâtre comme synonyme d’un lieu bordé de rideaux rouges, mais bien comme des outils artistiques au service de toutes et tous, afin de retrouver une capacité d’action sur les évolutions de notre société.
* Terme créé collectivement au sein de la Cie Les Fées Rosses
19/09/2024
Tous nos rendez-vous de la rentrée sont ici !
Ru’elles vous donne rendez-vous le dimanche 22 septembre 2024 pour le prochain et dernier 22 “Matrimoine”, animé par Lise Landrin et Claudia Lerma Casa, pour questionner et détourner les liens entre genres et espaces publics sous l’angle du matrimoine 🫧✨
18/09/2024
Rendez-vous le vendredi 4 octobre au Pacifique. !☺️
17/09/2024
🟠 Le prochain 22 est organisé dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine et du Matrimoine du 10 sept. au 03 oct. 2024 organisé par la ville de Ville de Saint-Martin-d'Hères. Découvrez le programme des Journées ici 👇
13/09/2024
LES 22 - Matrimoine - J-9 !
Plus d'informations ici 👇
Avec Lise Landrin et Claudia Lerma Casa, pour questionner et détourner les liens entre genres et espaces publics sous l’angle du matrimoine 🫧✨
Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Ru'elles publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.
Théâtre déclencheur & Laboratoire artistique de rues
La compagnie Ru’elles est un collectif qui invite à la rencontre des arts : théâtre, danse, performance , photo, vidéo....
“Déclencher, c’est ouvrir la clenche, ôter le mécanisme qui bloque l’accès à l’extérieur. Déclencher en soi et hors de soi, c’est se donner la possibilité de rencontrer l’autre autrement et d’entamer le dialogue sur l’absurdité du monde. Ru’elles souhaite donner des armes aux corps et aux discours.”
Ru’elles est un collectif d’artistes et de chercheur.es qui souhaite mettre les outils artistiques au service de toutes et tous, afin de retrouver une capacité d’action sur les évolutions de notre société. Parce que la rue est en proie au conformisme et qu’il s’y joue des rapports de domination au quotidien, c’est dans cet espace que le collectif souhaite agir.
Les identités de genre ou de classe et de couleurs sont analysées comme un ensemble de masques, de costumes et de gestes prescrits que chacun et chacune de nous répète avec minutie. Il importe de les détourner pour questionner, et rendre visible l’inégalité des rôles.
Avec un laboratoire hebdomadaire, des inattendues performances, des performances tous les 22 du mois et des résidences de recherche-création en lien avec un territoire , Ru’elles invite à découvrir un « théâtre déclencheur » pour reprendre possession des lieux comme scène politique et artistique.
LE THÉÂTRE DÉCLENCHEUR
Déclencher, c’est ouvrir la clenche, ôter le mécanisme qui bloque l’accès à l’extérieur. Déclencher en soi et hors de soi, c’est se donner la possibilité de rencontrer l’autre autrement et d’entamer le dialogue sur l’absurdité du monde. Inspiré du théâtre de l’opprimé (Augusto Boal), le théâtre déclencheur souhaite donner des armes aux corps et aux discours.
Il s’en distingue toutefois en insistant non pas sur le dualisme opprimé/oppresseur mais sur le processus de conscientisation et de réaction de la part des spect-acteur. Il part du vécu des individus, de leurs expériences singulières et partagées pour révéler, agir et (se) transformer. Le Théâtre Déclencheur que développe Julie Arménio est une boîte à outil qui ne prend pas le théâtre comme synonyme d’un lieu bordé de rideaux rouges, mais bien comme un ensemble de techniques corporelles d’expression, de conscientisation et de transformation. La danse, la poésie, l’image mais aussi l’émotion et le quotidien sont au centre de cette proposition.
LA RECHERCHE-CRÉATION : ÉMERGENCE D’UN CHAMP À L’INTERSECTION
La Recherche-création vient de cette volonté commune qu’ont les artistes et les chercheurs à analyser des interactions sociales. En ce sens, ce courant n’est pas une nouvelle discipline, c’est une inter discipline (Sophie Stévance).
La recherche-création est une recherche qui s’appuie sur la pratique artistique. Elle part du principe que les œuvres sont des révélateurs puissants, à même de saisir des enjeux qui échappent à la rationalité. Le passage par l’émotion, l’esthétique et la mise en scène informe le réel. Cette proposition d’étude est donc une posture de dialogue constante entre des épistémologies distinctes (celle de la réalisation artistique et celle de la réflexion théorique scientifique), en croisant leurs outils respectifs. Avant tout, elle vise une compréhension critique de la société sur une base participative et dénonce la distance à l’objet d’étude tel que l’envisage la démarche scientifique positiviste. Cette recherche profondément réflexive, conteste la posture du chercheur comme l’expert prétendu du savoir. Elle postule que la complexité du monde contemporain requiert de nouveaux langages : celui des émotions et des corps. Le contexte grenoblois qui encourage déjà à la rencontre d’artistes et de chercheurs est propice à cette recherche qui prend l’art à la fois comme médiation, objet et création de savoirs.
Bienvenue à toute personne se reconnaissant dans ce projet et voulant expérimenter !