06/07/2026
Grace à la mobilisation de tous, une solution temporaire a été trouvée avec Mr le maire. Le combat ce déplace maintenant pour trouver un local à la piscine avec l'aglo, mais la rentrée pourra être assurée.
Aujourd’hui, notre club de plongée est dans une situation très préoccupante.
Par courrier daté du 24 juin, la mairie nous demande de quitter notre local au plus t**d le 17 juillet. Cela signifie que nous avons à peine trois semaines pour débarrasser entièrement un local que nous occupons depuis des années, sans qu’aucune solution de repli ne nous soit proposée.
Ce local abrite pourtant notre compresseur de plongée, indispensable au fonctionnement du club, puisqu’il nous permet de gonfler nos blocs. Sans ce compresseur, nous ne pouvons tout simplement plus assurer notre activité dans de bonnes conditions : plus de gonflage, plus de formations, plus de sorties, plus de continuité pour nos adhérents.
Ce qui nous choque profondément, c’est la brutalité du délai imposé. Trois semaines seulement pour démonter, déplacer et stocker un équipement aussi coûteux, technique et complexe, ce n’est pas sérieux. Un compresseur de plongée n’est pas un simple meuble que l’on débranche et que l’on range dans un garage. Il nécessite des conditions adaptées d’installation, de sécurité et d’utilisation.
À ce jour, nous ne savons toujours pas précisément ce qui doit remplacer notre association dans ce local. Malgré nos demandes, les explications de la mairie restent trop vagues sur le devenir des lieux. Nous avons donc le sentiment d’être poussés dehors dans l’urgence, sans transparence réelle et sans solution concrète pour assurer la continuité de notre activité.
Dans le courrier reçu, il est également indiqué que le gonflage et le stockage des blocs représenteraient un danger. Nous contestons fortement cette affirmation. Notre association existe depuis près de 40 ans et, à notre connaissance, aucun audit sérieux n’a été réalisé pour démontrer un risque réel lié à notre activité.
Nous rappelons qu’il s’agit de blocs contenant de l’air sous pression, utilisés dans le cadre normal de la plongée, avec du matériel adapté et par des personnes formées. Présenter cela comme un danger sans expertise ni échange préalable est injuste et donne une image totalement faussée de notre activité.
Le départ forcé du club de Jouy-le-Moutier pourrait avoir des conséquences directes sur la piscine. Si notre association quitte la commune, cela donnera des arguments supplémentaires à l’Agglomération pour remettre en cause nos créneaux piscine. À terme, c’est toute l’activité de la piscine locale qui pourrait être fragilisée.
Nous sommes une association sportive locale, active depuis des décennies, portée par des bénévoles engagés. Nous formons, nous encadrons, nous faisons vivre le sport et la vie associative sur le territoire.
Aujourd’hui, nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons simplement du dialogue, du respect, de la transparence et une solution concrète pour continuer à faire vivre notre club.
Nous ne pouvons pas accepter qu’une association de près de 40 ans soit mise en péril en seulement trois semaines, sans audit, sans concertation et sans solution de remplacement.
Alice Sainjon