Alone Toulongeon

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109.1- Demoiselle de Bourgogne   Dans son livre de 1992, « Madame de Sévigné, demoiselle de Bourgogne », Madeleine Hérar...
30/05/2026

109.1- Demoiselle de Bourgogne
Dans son livre de 1992, « Madame de Sévigné, demoiselle de Bourgogne », Madeleine Hérard dresse une synthèse de tout ce qui est connu comme liens entre la marquise et la Bourgogne. Ce livre a retenu mon attention car il retrace les attaches bourguignonnes de la marquise avec Gabrielle de Toulonjon, sa cousine et Bussy-Rabutin, son cousin. Pour moi, attaché à mon château de Toulongeon et passionné par les maisons Rabutin et Toulonjon, ce livre présente un intérêt important.
Parisienne de naissance, transplantée en Bretagne par son mari, Marie de Rabutin-Chantal s’est affirmée « demoiselle de Bourgogne » dans une lettre à son cousin Roger de Bussy-Rabutin car au XVIIe siècle « une demoiselle de Bourgogne est une fille de race bourguignonne », la terre de ses aïeux. L’attachement de madame de Sévigné à la Bourgogne jusqu’à en prendre le titre nous est montré dans ce livre. En effet, nous trouvons en Bourgogne les origines de sa famille, ses cousins, ses cousines, ses tantes, ses oncles et également beaucoup de ses amis. Pour se rendre à Grignant ou aux eaux à Vichy depuis Paris ou la Bretagne elle a souvent séjourné en Bourgogne dans sa famille ou chez ses amis.
Je vous propose de retrouver les membres de sa famille ou ses amis bourguignons dans les prochaines publications.
A suivre…

109.32-La fenêtre de toit   L’observation des documents 1 et 2 nous montre que la fenêtre de toit qui existait au moment...
23/05/2026

109.32-La fenêtre de toit
L’observation des documents 1 et 2 nous montre que la fenêtre de toit qui existait au moment des Toulonjon, au XVIIesiècle, a été partiellement bouchée lors de l’agrandissement au XVIIIe siècle :
- le document vu de l’extérieur, montre l’arc en plein cintre bouché à l’intérieur par de la maçonnerie.
- le document 2 montre la vue intérieure de cette fenêtre. Les moulures de la corniche qui supportaient la voûte de la chapelle recouvraient cet arc bouché. Cet arc a donc été maçonné lors de la mise en place de la corniche au XVIIIe siècle.
- par contre il est difficile de préciser le moment où la base de cette fenêtre a été maçonnée (doc.3). Elle a pu l’être au XVIIIe siècle au moment de l’agrandissement de la chapelle ? Il paraîtrait plus logique qu’elle ait été bouchée après l’incendie par le charron au moment de la mise en place du plancher remplaçant la voûte.
A suivre…

109.31-Nouvelles investigations   Thibaud Dunoyer a mis au jour la face extérieure de la fenêtre de toit engagée (doc.1)...
16/05/2026

109.31-Nouvelles investigations
Thibaud Dunoyer a mis au jour la face extérieure de la fenêtre de toit engagée (doc.1). Cette fenêtre n’a donc pas été détruite par l’incendie de 1953. Elle existe toujours mais cachée par la nouvelle toiture mise en place par le charron. Cependant son emplacement est visible dans le grenier actuel (doc.2).
Le tableau du XVIIe siècle, propriété de Pierre-Guillaume Demetz (doc.3), montre sur la façade orientale de la chapelle la présence de cette fenêtre de toit engagée et, en-dessous, une autre ouverture décalée vers le nord.
Le mur oriental intérieur de la chapelle (doc.3) montre une ouverture murée surmontée d’un arc surbaissé et au-dessus, décalée vers le sud, la base murée d’une autre ouverture. Cette base murée correspond à celle de la fenêtre de toit.
Selon Laurence Blondaux la litre funéraire se poursuivrait sur le bord interne de la base murée de la fenêtre de toit. Ainsi, la fenêtre de toit existait au XVIIe siècle, du temps de Françoise de Toulonjon.
Le document 4 indique que la porte du XVIe donnant accès à la cave se situait à la verticale de la fenêtre de toit. L’ouverture à arc surbaissé, située à un niveau intermédiaire, était-elle une fenêtre ou une porte ? Du fait que nous ne connaissions pas le niveau du sol de l’époque, il est difficile de répondre.

Nous avons choisi le 13 mai pour fêter l’anniversaire de Gabrielle de Toulonjon née en 1622, première épouse de Roger de...
13/05/2026

Nous avons choisi le 13 mai pour fêter l’anniversaire de Gabrielle de Toulonjon née en 1622, première épouse de Roger de Bussy-Rabutin.

109.30-Nouvelles découvertes dans la chapelle   Le Centre de Castellologie de Bourgogne a été invité par Chantal et Thib...
09/05/2026

109.30-Nouvelles découvertes dans la chapelle
Le Centre de Castellologie de Bourgogne a été invité par Chantal et Thibault Dunoyer à venir voir l’avancée du réaménagement de la chapelle d’Alone-Toulongeon ainsi que les découvertes faites lors de ces travaux :
- La fenêtre du mur pignon nord a été ouverte sur la totalité de la largeur de la porte d’origine. Cette ouverture sera fermée par une baie vitrée (doc.1) ;
- Au niveau du mur oriental, l’ouverture de l’ancienne porte surmontée d’un arc surbaissé a permis de dégager des fragments de colonnes et de piedroits (doc.2 et 3) ;
- L’ancienne sacristie devient un vestibule qui offre une large entrée (doc.4) ;
Notre article a pour but de déterminer la provenance des morceaux de colonnes et de piedroits retrouvés en réemploi dans l’ancienne porte :
- Dans le mur oriental, le piedroit sud de l’ancienne ouverture surmontée d’un arc surbaissé présente un angle vif. Ainsi cette porte datée du XVIIe siècle pourrait avoir été ouverte par les Toulonjon.
- Lors de l’agrandissement de la chapelle, au XVIIIe siècle, une nouvelle porte a été ouverte, un peu plus au nord, dans ce mur oriental. La porte surmontée d’un arc surbaissé a alors été bouchée avec des pierres de démolition (doc.5).
- D’où proviennent ces morceaux de colonnes utilisés ? Le terrier de 1685 indique, à propos de la chapelle : « Ladicte chapelle, aussi en voulte, contenant le cœur et la nef separéz de pilliers de pierre rondz, ». Ainsi les « piliers de pierre ronds », ces colonnes du XVIe siècle, auraient été détruites au XVIIIe siècle pour boucher la porte du XVIIe siècle.
A suivre…

109.29-Evénéménts dans la chapelle d’Alone-Toulongeon    Cette chapelle a connu quelques événements qui ont marqués son ...
02/05/2026

109.29-Evénéménts dans la chapelle d’Alone-Toulongeon
Cette chapelle a connu quelques événements qui ont marqués son histoire et qui nous ont été rapportés :
On peut considérer comme événement la réalisation du plafond voûté de la chapelle d’Alone décoré des armoiries de la Maison de Savoie par Françoise de Toulonjon en hommage à sa sœur Marie-Aymée, baronne de Thorens morte en 1617 à 19 ans (doc.1).
Un autre événement concerne la réalisation de la litre funéraire peinte en 1633 après le décès d’Antoine de Toulonjon sur le pourtour intérieur de la chapelle d’Alone (doc.2).
Le troisième concerne le « miracle »* qui a eu lieu au début du mois de mai 1622 lors du séjour à Alone de madame de Chantal accompagnée de sœurs de la Visitation. Elles se rendaient à Dijon pour l’établissement du couvent de la Visitation. La sœur Anne-Marie Rosset « eut dans la chapelle même d’Alonne un ravissement durant lequel elle fut deux heures tout absorbée en Dieu et élevée au-dessus de terre. Madame de Toulonjon fut témoin de ce fait merveilleux». Ce ravissement est rapporté par la comtesse de Menthon* dans son livre « Les deux filles de Jeanne de Chantal » (doc.3). Il fut reconnu par l’Eglise comme miracle pour la canonisation de sainte Jeanne de Chantal. Françoise de Toulonjon était alors enceinte de Gabrielle qui naîtra quelques jours plus t**d.
Puis il y a le mariage de Gabrielle de Toulonjon avec son cousin Roger Rabutin comte de Bussy qui a eu lieu dans la chapelle d’Alone le 28 avril 1643. Nous n’avons pas retrouvé de texte relatant ce mariage. A-t-il été somptueux ou très simple, Roger Bussy-Rabutin étant prodigue alors que Françoise de Toulonjon était pingre ?
Par contre, le mariage de la fille de Jean de Vergennes nous été rapporté dans le détail (doc.4). Anne-Marie Gravier de Vergennes a épousé messir Paul-Louis, marquis de Garnay, chevalier, le 6 octobre 1667 en la chapelle de Toulongeon.
Ainsi se termine l’évocation de l’histoire de cette chapelle qui a certainement connu d’autres événements que nous n’avons pas évoqués.
A suivre…
* Voir Facebook - Alone Toulongeon : dossier n°37 du 11.03.2017.

109.28-La chapelle de Toulongeon4- La première chapelle de Toulongeon est la propriété de François de Toulonjon qui a hé...
25/04/2026

109.28-La chapelle de Toulongeon
4- La première chapelle de Toulongeon est la propriété de François de Toulonjon qui a hérité de la seigneurie à la mort de sa mère en 1684. Celui-ci investit une somme importante pour transformer l’austère château en un château résidentiel moderne (doc.1) qui va devenir officiellement le château du comté de Toulongeon en 1687 ! François scinde l’ancienne basse-cour en grande cour au nord où se situe la chapelle et basse-cour au sud (doc.2). Cette modernisation du château avec la création du jardin à la française a pu concerner également la chapelle ? Le tableau de la fin du XVIIe siècle nous montre une belle chapelle avec un vrai clocheton et une fenêtre de toit engagée !
5- La grande chapelle de Toulongeon est celle de Chevignard de Chavigny qui l’a fait simplement agrandir en l’allongeant alors que les textes mentionnent « rétablie et reconstruite ». En effet, entre 1756 et 1759 il a entrepris d’importants travaux avec l’architecte Nicolas Lenoir : aménagement de « l’avenue de Toulongeon » ; élévation d’un mur entourant le parc ; reconstruction du château en ajoutant un deuxième étage ; construction des Communs et agrandissement de la chapelle. Celle-ci se situe alors dans la grande cour qui est devenue la cour d’honneur magnifiquement végétalisée. L’agrandissement s’est fait du côté du nord en construisant une terrasse au-dessus des douves pour en permettre l’accès.
Concernant la magnifique voûte « peinte, décorée de moulures et de motifs en relief » mentionnée par Truchot et dont il reste d’importants vestiges sur le grenier actuel, nous n’en connaissons pas le commanditaire. La présence des armoiries de la Maison de Savoie ferait penser à madame de Toulonjon ? Dans ce cas Chevignard n’aurait fait que prolonger le plafond au nord en conservant le décor ? Les vestiges ne nous fournissent pas la réponse.
Cette grande chapelle va devenir la propriété de Charles Gravier de Vergennes tout en conservant le nom de Toulongeon puisque la révolution a effacé celui de comté de Vergennes. Le mariage de la fille de Jean de Vergennes1 a eu lieu dans cette nouvelle chapelle.
Le château et son parc sont vendus aux enchères en 1793. La chapelle et ses aisances ont constitué un lot dont nous ne connaissons pas le premier acquéreur.
6- La chapelle devient une maison d’habitation appartenant à la famille Duverne vers 1870. Elle va subir un certain nombre de transformations et d’aménagements. Elle restera dans la famille jusqu’au décès d’Odette Perrin, demoiselle Duverne, en 2025.
7- La chapelle actuelle, en 2026, est devenue la propriété de Chantal et Thibaut Dunoyer qui sont déjà propriétaires d’une partie de l’ancienne basse-cour du château. Ces acquéreurs motivés par la sauvegarde du patrimoine bâti ont permis au Centre de Castellologie de Bourgogne de conduire cette étude. Les vestiges découverts vont être conservés mais recouverts par les aménagements. La présente étude va permettre d’en conserver la mémoire.
A suivre…

109.27-La chapelle d’Alone (7)Nous pouvons maintenant essayer de retracer l’histoire de cette chapelle :1- Une première ...
18/04/2026

109.27-La chapelle d’Alone (7)
Nous pouvons maintenant essayer de retracer l’histoire de cette chapelle :
1- Une première chapelle d’Alone existe au début du XVe siècle dans laquelle Marie d’Alone fait dire des messes à la mémoire de son défunt mari. Elle est située devant la maison forte d’Alone certainement à l’ouest le long du chemin.
2- La seconde chapelle d’Alone a pu être aménagée au XVIe siècle par Dame Anne de Loges (1551-1590). Celle-ci a en effet entrepris d’importants travaux pour créer la première basse-cour jouxtant les douves (doc.1). Cette très importante basse-cour comprenait une grande halle pour abriter les deux foires annuelles, de nombreuses écuries et une chapelle. En ce qui concerne celle-ci, le terrier mentionne en premier la cave voûtée avec la chapelle au-dessus. La cave voûtée paraît donc avoir une importance particulière. Etait-elle destinée à recevoir une sépulture ou à dissimuler et protéger quelques biens ? Sa porte d’entrée décorée d’un chanfrein daterait de cette époque et confirmerait que cette partie sud de la chapelle soit la plus ancienne. Le toit de la chapelle, couvert de tuiles de bois, porte un simple petit arc où pend une cloche. Les piliers engagés avec le départ d’arcs visibles sur trois pans de murs, sud, ouest et est pourraient appartenir cette chapelle.
3- La troisième chapelle d’Alone serait celle des Toulonjon1. Antoine de Toulonjon achète la seigneurie d’Alone en 1610. Il reçoit le collier de l’ordre de Saint-Michel en 1619 au château d‘Alone. La remise de cette importante décoration pourrait être matérialisée par la peinture en dessous de la litre ?
Françoise de Rabutin-Chantal dite madame de Toulonjon étant très pieuse, a pu faire procéder à des réaménagements dans cette chapelle2. On peut lui attribuer la décoration du plafond voûté avec les armoiries de la Maison de Savoie en souvenir de sa sœur aînée Marie-Aymée3. A cette époque, on imagine que l’intérieur de la chapelle devait être beau et bien entretenu car celle-ci avait son desservant, l’abbé Toussaint Poirot qui logeait au château.
Des vestiges d’une litre sont observés en haut des murs est et sud. Il est logique de penser que madame de Toulonjon, v***e, ait fait peindre cette litre funéraire à l’intérieur de la chapelle castrale car on sait qu’elle en a fait peindre deux sur l’église paroissiale4. La présence de cette litre sur les murs de la partie sud indique que la chapelle n’a pas été reconstruite mais simplement agrandie de sa partie nord.
Le mariage de Gabrielle et de Roger de Rabutin-Chantal a eu lieu dans cette chapelle.
Quoi qu’il en soit, la présence des peintures sur deux murs de cette partie sud contribue à en faire la partie la plus ancienne de cette chapelle.
A suivre…
1- Dans les textes anciens nous trouvons les orthographes : Toulonjon, Thoulonjon et Thoulongeon. Pour la Maison de Toulonjon j’ai retenu l’orthographe « Toulonjon ». L’orthographe « Toulongeon » est celle retenue, en 1631, pour désigner le nouveau comté de Toulongeon en Saône et Loire.

13 avril, c'est l'anniversaire de Roger Rabutin comte de Bussy.
13/04/2026

13 avril, c'est l'anniversaire de Roger Rabutin comte de Bussy.

109.26-La chapelle d’Alone-Toulongeon (6)    L’étude des vestiges d’enduits peints sur les murs de cette chapelle a été ...
11/04/2026

109.26-La chapelle d’Alone-Toulongeon (6)
L’étude des vestiges d’enduits peints sur les murs de cette chapelle a été menée par Laurence Blondaux conservatrice-restauratrice de peintures murales. Ses observations et découvertes sont importantes pour la compréhension de l’histoire de l’édifice (doc.1 et 2).
En haut du mur oriental elle a repéré deux beaux fragments qui permettent de reconnaître des vestiges de litre funéraire. Un autre vestige se situe sur le mur sud, sur la pierre contre la cheminée, ce qui confirme qu’il s’agit bien d’une litre (doc.3).
On sait que Madame de Toulonjon a fait peindre une litre à l’église paroissiale : « La litre funéraire que sa v***e avait fait peindre, aux armes des Toulongeon et des Rabutin, à l'extérieur et à l'intérieur de l'église de La Chapelle-sous-Uchon, a elle-même disparu, du fait des démolitions et restaurations de l'église paroissiale au siècle dernier. » (Le canton de Mesvres – Archives départementales de Saône et Loire). Cette litre de la chapelle représenterait les vestiges de la litre peinte en 1633 à l’occasion du décès d’Antoine de Toulonjon le 20 septembre 1633.
En outre, en haut du mur oriental, il subsiste un tout petit fragment de couche picturale correspondant assez probablement à des armoiries mais malheureusement plus aux motifs accompagnant l’écu qu’à l’écu lui-même. Il pourrait s’agir de la chaîne d’un collier d’ordre. Antoine de Toulonjon ayant reçu le collier de l’ordre de Saint-Michel au château d’Alone le 20 octobre 1619, la ressemblance des vestiges avec ce collier est frappante (doc.4).
Emile Truchot a signalé la présence des armoiries de la Maison de Savoie gravées sur le plafond. Nous pouvons rappeler que Marie-Aymée, sœur de Françoise de Rabutin-Chantal, était baronne de Thorens de la Maison de Savoie. Cette présence peut être justifiée par un hommage rendu à sa sœur.
À l’étage, sous les combles actuels, la voûte a disparu suite à l’incendie de 1953. Mais on voit encore les moulures très travaillées de la corniche qui supportait cette voûte. Réalisée en plâtre, elle était peut-être peinte en imitation de pierre (doc.5).
Tous ces vestiges préservés dans la partie sud de la chapelle n’ont pas été endommagés par l’agrandissement. Cette partie sud conserve le témoignage de la présence des Toulonjon et confirme que l’agrandissement s’est effectué vers le nord.
A suivre…

Adresse

Toulongeon
La Chapelle-Sous-Uchon

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