Histoire et patrimoine à Varaville

Histoire et patrimoine à Varaville Chaque pierre de notre commune porte une histoire

"L'histoire est le témoignage des temps, la lumière de la vérité, la vie de la mémoire" Cicéron
On ne construit durablement demain qu’en honorant le passé car nos racines font la force de notre avenir.

Le Hôme à Varaville, du 17 au 20 août 1944 : les combats pour la LibérationLe 17 août 1944, le bataillon de fusiliers ir...
20/08/2026

Le Hôme à Varaville, du 17 au 20 août 1944 : les combats pour la Libération

Le 17 août 1944, le bataillon de fusiliers irlandais du 1st Royal Ulster Rifles (1 RUR) sous les ordres du lieutenant-colonel Jack Carson, libèrent le Hôme à Varaville. Ils sont relevés a 22h le 20 août par les soldats belges et luxembourgeois de la Brigade Piron en réserve au Hôme. A l’aube du 21 ceux-ci se mettent en marche afin de poursuivre leur progression vers Cabourg, Dives-sur-Mer et Houlgate.

Quatre-vingt-deux ans plus t**d, les quatre communes de la Côte Fleurie s’associent pour rendre hommage à leurs libérateurs et faire vivre la mémoire de cette journée historique.

17 août 1944 : les combats se rapprochent de la côte

À l’aube du 17 août, les bérets verts du No. 3 Commando, commandés par le lieutenant-colonel Peter Young et appartenant à la 1st Special Service Brigade, progressent vers Varaville. Ils investissent et libèrent le bourg contraignant les Allemands à se replier. Avant leur depart, ceux-ci font sauter le pont sur la Dives. Les Britanniques installent leur poste de commandement dans le bunker du château. Le 19 août 1944 à 19 H 30 deux compagnies du 2nd Ox & Bucks, sous le commandement du major M. Darell-Brown, reçoivent l'ordre de relever le 3 Commando au bourg de Varaville.

Le même jour le bataillon de fusiliers irlandais du 1st Royal Ulster Rifles (1 RUR) fait route vers Le Plein d’Anfreville tandis que le 12th Devonshire Regiment et le 2nd Oxfordshire and Buckinghamshire Light Infantry poursuivent le repli allemand vers la côte. Derrière eux, le 1 RUR se tient prêt à progresser dès que les unités qui le précèdent auront consolidé leurs positions. Pour se tenir prête, la compagnie C de la 1 RUR rejoint le carrefour de Longuemare, à Anfreville. À 14 h 20, le 12th Devonshire ayant atteint son objectif, le 1st Royal Ulster Rifles reçoit l'ordre de poursuivre en direction de Cabourg. La compagnie C reprend sa progression tandis que le reste du bataillon demeure à Longuemare, dans l'attente de l'atteinte de l'objectif codé « PEAR ». Il traverse les lignes du 12e bataillon du régiment du Devonshire près de Gonneville et celles du 2e bataillon de l'Oxfordshire and Buckinghamshire Light Infantry à Descanneville. La progression est extrêmement lente. Les Allemands ont miné les abords de la route et creusé de nombreux cratères afin de ralentir l'avance alliée.

À 16 h 50, la compagnie C atteint PEAR ( entre Descanneville et la route côtière).

À 17 h 30, la compagnie C atteint la route côtière, à l'ouest du Hôme au lieu-dit « Petit Homme (point 170793). Elle se heurte à un immense cratère d'environ neuf mètres de profondeur, entouré de mines.

Sur leur gauche, les combats se poursuivent à Franceville-Plage, où les dernières positions allemandes sont attaquées par le groupement belge venant de Hauger. Ordre est donné à la compagnie B du 1st Royal Ulster Rifles de rester au Petit Homme en couverture pour empêcher les Allemands se retirant de Franceville-Plage de passer. Le lieutenant Bennett et quatre hommes de troupe sont mis hors de combat par des mines.

Pendant ce temps, le bataillon poursuit sa progression sur la route côtière en direction de Cabourg, rencontrant deux nouveaux cratères qui ralentissent la progression et qu’il faut contourner avec l'aide du génie (R.E.). Des échanges de tirs ont lieu entre la section de reconnaissance (compagnie C) et l'arrière-garde ennemie en repli sur Le Hôme. Les soldats avancent par bonds successifs jusqu'au secteur des Panoramas ou une résistance marquée stoppe la progression du bataillon, malgré des tentatives de contournement. La luminosité déclinant rapidement, le bataillon se regroupe pour la nuit au Hôme et au Panoramas (point 211795). Le bataillon s'enterre en bord de route. Un sous-officier de la compagnie « D » est mis hors de combat par une mine

Dans le même temps, depuis Sallenelles, les soldats belges et luxembourgeois de la Brigade Piron poursuivent leur progression après de violents combats et la prise du bunker du fort du Moulin du Buisson. Ils atteignent Franceville-Plage le 17 août vers 19H30, puis s’arrête aux abords du Hôme-Varaville vers 20H30 ou elle fait la jonction avec les parachutistes de la compagnie B du bataillon de fusiliers irlandais du 1st Royal Ulster Rifles resté en retrait. Ils tiennent leur position jusqu’au 20 août en réserve d’intervention.

18 août : Le Hôme sous la menace des mines

A l’aube Une compagnie du 2e bataillon de l'Oxf & Bucks relève la compagnie B de la RUR (position 171792) tandis que la compagnie C tente de poursuivre sa progression. Mais les abords de la route sont massivement minés et aucun itinéraire suffisamment sûr ne permet de lancer une attaque vers Cabourg. Elle subit plusieurs pertes et ne pouvant progresser reçoit l'ordre de se replier. Au cours de l'après-midi et de la soirée elle subit des tirs sporadiques d'artillerie et de mortiers.
Les unités britanniques consolident leurs positions tandis que les sapeurs commencent un important travail de déminage.
Le bataillon s'établit ainsi :
- compagnie « C » en pointe au « Les Panoramas »,
- compagnie « A » à droite,
- compagnie « B » à gauche
- compagnie « D » à l'arrière,
- le poste de commandement du bataillon étant installé dans des écuries et des logements de palefreniers inoccupés, à l'extrémité est du Hôme.

19 août : une route devenue infranchissable

Peu après midi, la citerne à eau du bataillon saute sur une mine située dans le passage dégagé à côté d’un char accidenté la veille, bloquant la voie de ravitaillement. Les mines étaient enfouies jusqu'à 1,20 mètre de profondeur par les débris projetés lors de la formation du cratère. Dans l'après-midi, des sapeurs belges dégage le char et la citerne.
Les soldats britanniques maintiennent leurs positions dans le secteur des Panoramas tandis que les sapeurs poursuivent inlassablement le déminage de la route côtière, sous la menace des tirs allemands provenant notamment des hauteurs de Dives sur mer.

Le 20 août, après plusieurs jours de combats et de déminage, la relève se prépare.

À 14 h 40, le 1st Royal Ulster Rifles, sous les ordres du lieutenant-colonel Jack Carson, est placé en état d'alerte pour quitter le secteur et rejoindre Le Plein d'Amfreville à bord de camions de transport de troupes, puis le lendemain Troarn jusqu'à la zone de bivouac près de Saint-Richer. Le Groupement belge de la brigade Piron doit prendre la relève au départ du bataillon.

A 17H, Les éléments de reconnaissance belges arrivent sur place. La relève par la Brigade Piron interviendra dans la soirée, de 20 heures et 22 heures.

Au niveau du même cratère que le char et la citerne une chenillette Bren Carrier saute sur une mine. Une large brèche rendait encore le passage extrêmement difficile. Vers 20 h 30, lors de la relève, la chenillette s'engage dans l'étroit passage aménagé autour du cratère. Elle roule sur une Tellermine, une mine antichar allemande qui n'avait pas été détectée. Le véhicule bascule dans le cratère et s'embrase. Les quatre hommes qui se trouvent à bord sont grièvement blessés.

Dans la nuit du 20 au 21 août : les Allemands se replient

Peu avant minuit, les dernières unités du secteur, les Allemands du Grenadier-Regiment 744 poursuivent leur repli vers la Dives et détruisent le pont permettant de franchir la rivière.

21 août : Cabourg et Dives-sur-Mer libérées
À l'aube du 21 août, les éléments belges et luxembourgeois de la Brigade Piron reprennent leur progression. Les détachements s'engagent vers Cabourg et Dives-sur-Mer, ou ils sont accueillis par les résistants locaux.
Le sacrifice des soldats de la Brigade Piron

Cette journée reste profondément gravée dans la mémoire de Varaville. Elle rappelle le courage et le sacrifice des soldats venus combattre pour notre liberté, mais également les souffrances endurées par les habitants durant les années d’occupation.

- Soldat Édouard CLAESSENS
1re Unité Motorisée – 1er Peloton – Mitrailleur
Né à Anvers le 27 juillet 1922
Blessé au Hôme-Varaville le 20 août 1944
Évacué vers la Grande-Bretagne le 21 août
Décédé à Londres le 25 août 1944

- Sergent Henri Louis VANDENPLAS
1re Unité Motorisée – 1er Peloton
Né à Schaerbeek le 2 septembre 1921
Tué au Hôme-Varaville le 20 août 1944

- Soldat Marcel MASSONNET
1re Unité Motorisée – 1er Peloton – Mitrailleur
Né à Nalinnes le 22 août 1923
Blessé au Hôme-Varaville le 20 août 1944
Décédé le 22 août 1944

- Soldat Maurice Victor DELSTANCHE
1re Unité Motorisée – 1er Peloton – Conducteur de la chenillette
Né à Anvers le 11 août 1921
Blessé au Hôme-Varaville le 20 août 1944
Devenu invalide à 80 %

13/08/2026
24/07/2026

La Broderie de Pirou s’exporte en Italie pour le Millenium 2027.

Conservée au château fort de Pirou, dans la Manche, la Broderie de Pirou quittera pour la première fois la Normandie en fin d'année afin d’être présentée en Italie du Sud. Cette itinérance exceptionnelle s’inscrit dans le programme de « Millenium 2027 : année européenne des Normands », qui célèbre l’héritage laissé par Guillaume le Conquérant et les Normands à travers l’Europe.

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20/07/2026

Millenium 2027 – Année européenne des Normands : la Sicile donne le coup d’envoi.

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28/06/2026
28/06/2026

On connaît Guillaume le Conquérant. Beaucoup moins Bohémond de Tarente.
Et pourtant, ce fils de Robert Guiscard mena les Normands jusqu’en Orient, où il fonda à Antioche une principauté qui demeura entre les mains de sa dynastie pendant près de 200 ans.
Le destin exceptionnel d’un conquérant normand aujourd’hui méconnu.
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29/05/2026
22/05/2026

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