13/10/2026
Cela fait plusieurs jours que les lycéennes et lycéens se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’études, l’état du bâti scolaire, la répartition du temps scolaire et leurs difficultés d’orientation.
Nous soutenons leurs revendications et appelons le gouvernement à les entendre et à y répondre. « La République est un acte de confiance », disait Jean Jaurès.
Cette confiance est altérée dès lors que la République ne tient pas sa promesse d’égalité et d’accès à une éducation digne. Cette jeunesse qui se lève honore nos principes républicains, et nous la saluons.
Au Mans, plusieurs lycées se sont mobilisés dès le début du mouvement, pour dénoncer leur propre situation mais également pour soutenir les lycées plus précaires.
Bien que les lycées relèvent de la compétence des régions, nous regrettons les déclarations stigmatisantes du maire du Mans, Stéphane Le Foll, à l’encontre des lycéens, qui rejoignent un cadrage des débats centré sur les dégradations, minimes dans notre ville et que nous regrettons, plutôt que sur les revendications.
Nous demandons à la mairie de jouer pleinement son rôle dans cette période de forte mobilisation sociale, à l’image d’autres villes, et de :
- Cesser de stigmatiser les mouvements lycéens : la situation ne peut pas être traitée uniquement au regard des dégradations, par ailleurs minimes ;
- Demander à la région des Pays de la Loire un état des lieux des besoins et des investissements dans les lycées du Mans ;
- Permettre aux lycéennes et lycéens de se réunir en mettant une salle municipale à disposition si ils le demandent.
Nous sommes disposés à recevoir les organisations lycéennes pour échanger sur la situation et porter leurs revendications au sein du conseil municipal.