Union Nationale pour la Prévention du Suicide - UNPS

Union Nationale pour la Prévention du Suicide - UNPS Alerter, sensibiliser et informer l’opinion publique que le suicide n’est pas un sujet tabou et qu’une prévention du suicide est possible.

07/06/2026

Mission gouvernementale sur la prévention en santé

La SFSP suit avec intérêt le déroulement de la mission confiée au député Cyrille Isaac-Sibille pour développer et conforter la prévention en santé en France. La lettre de mission et les objectifs assignés rencontrent plusieurs des grandes priorités pour lesquelles plaide la SFSP depuis des années.

A quelques semaines du rendu de la mission, la SFSP souhaite rappeler quelques grands constats, principes et points institutionnels d’actualité.

L'analyse de la SFSP est conduite en considérant que le champ de la prévention et de la promotion de la santé doit être réaffirmé comme une responsabilité relevant de la solidarité nationale (Etat et Assurance-Maladie).

En synthèse :

Constats majeurs

Les stratégies de prévention et promotion de la santé en France sont depuis longtemps le « parent pauvre » de la stratégie nationale de santé.
Ce constat à l'échelle nationale contraste avec l'existence de démarches de prévention et promotion de la santé portées par des acteurs locaux ou régionaux. Souvent documentées comme efficaces, ces démarches sont toutefois dispersées et très inégalement réparties selon les territoires.
La prévention et la promotion de la santé et les acteurs qui les mettent en œuvre sont fragilisés par des financements précaires et en diminution.
Le développement d'une prévention très individualisée et commerciale est susceptible d'aggraver les écarts sociaux de santé.

Principes défendus

1. Articuler prévention et promotion de la santé

La SFSP rappelle que la prévention et la promotion de la santé constituent des approches complémentaires mais distinctes.

2. Réduire les inégalités sociales de santé

L'objectif central doit être la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé par le biais d'une stratégie d'universalisme proportionné : renforcement des dispositifs de santé publique à caractère universel (PMI, santé scolaire et universitaire, santé au travail…) et attention spécifique aux personnes les plus éloignées de l'accès à la prévention.

3. S'appuyer sur les preuves scientifiques et expérientielles

La SFSP plaide pour renforcer le soutien au développement de la recherche interventionnelle en santé des populations (RISP) et sur les services de santé, notamment en contexte français. Elle soutient également une meilleure utilisation des données et connaissances scientifiques mais aussi expérientielles dans les décisions publiques, et l'organisation et la mise à disposition de moyens pour le transfert de connaissances et l'articulation entre sciences, pratiques et décision.

4. Ne pas limiter la prévention aux approches individuelles

A titre d’illustration, les consultations, bilans ou rendez-vous de prévention ne peuvent constituer, à eux seuls, une politique de prévention, et encore moins de promotion de la santé. Ils doivent être conçus comme des portes d’entrée dans un parcours plus large, articulant repérage, accompagnement, orientation et accès effectif aux ressources sanitaires, médico-sociales, sociales, éducatives et communautaires du territoire. Dans cette optique, les politiques publiques hors du seul champ sanitaire doivent ainsi être considérées comme des leviers centraux de prévention, dont l’efficience est établie, ce qui nécessite de renforcer les approches transversales et intersectorielles.

Recommandations de la SFSP

Les constats et les principes nous amènent à souligner que l’organisation de la prévention en santé doit répondre aux enjeux suivants :

une architecture cohérente de la prévention aux niveaux national, régional et local ;
un maillage territorial stable et équitable ;
un renforcement du rôle des associations ;
un pilotage régional fort ;
un copilotage local entre l'État (via les ARS) et les collectivités ;
une participation accrue des habitants, usagers et acteurs associatifs ;
une évaluation systématique des programmes de prévention.

Position à propos du positionnement de la prévention dans le pilotage du système de santé

La SFSP réaffirme, comme l’ensemble des acteurs intervenus fin 2025, que :

La santé, dans sa déclinaison territoriale, est une compétence des ARS ;
Le transfert ou la fragmentation de cette compétence aux collectivités locales ne saurait être envisagé sans risques majeurs d’inégalités ;
La mise sous la tutelle administrative ou fonctionnelle de cette compétence par une autorité de type « Préfet » présente de tout aussi grands risques ;
Le pilotage territorial du système de santé doit permettre à la fois sa cohérence, et une légitimité forte. C’est pourquoi ce pilotage doit relever d’un système ayant une responsabilité propre, qui est celui des ARS ;
L’organisation locale, régionale, et nationale, doit laisser davantage de place aux acteurs institutionnels et aux acteurs associatifs ;
L’organisation territoriale ne doit pas conduire à une mise en concurrence des territoires ni à un « séparatisme sanitaire ».

La question essentielle des moyens

La SFSP demande :

une augmentation durable des financements dédiés à la prévention ;
une programmation pluriannuelle des budgets ;
un soutien pérenne aux associations ;
un renforcement des effectifs des ARS ;
le développement d'équipes territoriales dédiées à l'animation des politiques de prévention ;
un plan national interministériel de recherche en prévention et promotion de la santé.

Enfin, la SFSP souligne que l’action sur les déterminants sociaux et environnementaux de la santé, passant par des stratégies intersectorielles du niveau national ou supranational, relève, est largement tributaire de l’engagement des responsables politiques élus, à tous les échelons.

https://sfsp.fr/images/260603%20SFSP_NP%20Mission%20CIS%20Prevention.pdf

Les associations font battre le cœur de la FranceNous avons toutes et tous un lien avec les associations. Elles sont pré...
07/06/2026

Les associations font battre le cœur de la France

Nous avons toutes et tous un lien avec les associations. Elles sont présentes dans nos vies, dans nos villes, dans nos campagnes. Elles font battre le cœur de la France. Ce battement, il est commun, positif, et nous allons le faire résonner ensemble.

Nous avons tous un lien avec les associations. Elles font battre le cœur de la France. Ce battement, nous allons le faire résonner ensemble.

07/06/2026

Suivi mensuel des prestations de solidaritéÉdition de mai 2026

Depuis 2020, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie un tableau de suivi des prestations de solidarité, réalisé avec le concours des organismes gestionnaires de ces prestations. Cette publication vise à mettre à disposition les données mensuelles disponibles les plus récentes, ainsi qu’à éclairer sur l’évolution de la pauvreté en France, y compris à l’échelle des territoires. La diffusion du tableau de suivi est trimestrielle. La prochaine diffusion aura lieu fin août 2026.

En mars 2026, 1,88 million de foyers bénéficient du revenu de solidarité active (RSA), soit + 2 % par rapport à mars 2025, et 1,39 million[1] de personnes de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), en hausse de 3,2 %. Parmi les allocataires de l’AAH, 636 100 bénéficient de l’AAH1 (taux d’incapacité supérieur ou égal à 80 %) et 756 500 de l’AAH2 (taux d’incapacité entre 50 % et 79 %)[2] en mars 2026 : 46 % des allocataires de l’AAH le sont donc au titre de l’AAH1 et 54 % au titre de l’AAH2. Les effectifs des allocataires de l’AAH1 augmentent légèrement en glissement annuel (+ 1,1 % par rapport à mars 2025), tandis que ceux de l’AAH2 augmentent toujours fortement (+ 5,1 %).

Excepté au second semestre 2020, sous les effets de la crise sanitaire et des mesures de prolongation des droits prises en réponse à cette crise, les effectifs de bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) n’ont cessé de diminuer en glissement annuel jusqu’en septembre 2024 (passant de 379 900 allocataires en septembre 2020 à 254 200 allocataires en septembre 2024). Depuis octobre 2024, ce nombre augmente en glissement annuel, pour atteindre 295 800 en février 2026 (+ 8,2 % par rapport à février 2025).

En mars 2026, le nombre de foyers allocataires de la prime d’activité atteint 4,73 millions, un effectif stable en comparaison avec mars 2025 (- 0,2 %).

Au premier trimestre 2026, le nombre d’allocataires des aides au logement est stable en glissement annuel pour la première fois depuis décembre 2020 (+ 0,2 % entre mars 2025 et mars 2026) ; il était en diminution jusqu’à décembre 2025.

Avec 164 500 jeunes bénéficiaires du contrat d’engagement jeune (CEJ) en février 2026, leur nombre est quasiment stable en glissement annuel depuis novembre 2025 (+ 0,3 % entre février 2025 et février 2026), après plus d’une année de baisse, entre mai 2024 et octobre 2025. Si le nombre de premières entrées dans le dispositif augmentait en glissement annuel depuis août 2025, il diminue de 7,7 % entre février 2025 et février 2026. 72 % des jeunes accompagnés en CEJ sont bénéficiaires d’une allocation mensuelle dans ce cadre (110 800 jeunes sur 154 200 bénéficiaires du CEJ en décembre 2025).

[1] Dans ce tableau de suivi, les effectifs de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et des aides au logement portent uniquement sur le régime général.
[2] Pour quelques centaines de personnes chaque mois, le taux d’incapacité est inconnu.

https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/donnees-mensuelles-sur-les-prestations-de-solidarite/information/

03/06/2026

Substances psychoactives au travail : ce que les consommations disent de nos organisations

La hausse des consommations de substances psychoactives dans certains milieux professionnels n’est plus un phénomène marginal. Derrière cette réalité se dessine une question longtemps restée taboue : celle des liens entre travail, santé mentale, usages de psychotropes et addictions. Stress chronique, pression à la performance, horaires éclatés, isolement, perte de sens ou hyperconnexion transforment parfois les consommations en outils pour « tenir ».

Face à cette alerte, les réponses ne peuvent plus se limiter au dépistage ou à la sanction. Elles obligent à repenser collectivement la prévention, les responsabilités des employeurs, les pratiques d’accompagnement… et plus largement le modèle de société dans lequel ces usages prennent racine.

Si les récentes statistiques sur la consommation de cocaïne ont interpellé tant les médias que les politiques par l’ampleur de la hausse, peu nombreux ont relevé que celle-ci est en partie dû à la diffusion de la cocaïne dans les milieux professionnels.

En effet, longtemps associée à des usages festifs ou marginaux, la cocaïne s’est progressivement diffusée dans des univers où la performance, l’endurance, la disponibilité permanente ou la pression économique occupent une place centrale. Restauration, transport, bâtiment, commerce, métiers du soin, travail indépendant, management, secteurs soumis à une forte concurrence : aucun milieu n’est totalement épargné.

Ces consommations, comme celles d’autres produits, remplissent souvent des fonctions précises : rester éveillé, enchaîner les horaires, récupérer plus vite, gérer la pression, tenir émotionnellement, supporter la fatigue ou l’isolement. Les usages de substances psychoactives constituent indubitablement des risques… mais ce sont aussi parfois des ressources temporaires pour continuer à travailler. Le travail saisonnier en station de ski en est une illustration, comme nous le raconte plus bas Céline Pascali infirmière en prévention et réduction des risques au CSAPA Le Pélican (Savoie). Des échanges qui montrent aussi que les acteurs de l'addictologie peuvent avoir un vrai rôle pour la prévention en milieu du travail.

Ce constat constitue une véritable alerte sanitaire et sociale. Car lorsque les consommations deviennent des moyens de s’adapter à des organisations du travail dégradées, elles révèlent aussi les fragilités d’un système qui pousse toujours davantage à l’intensification, à l’hyperdisponibilité et à l’individualisation des responsabilités.
Une question longtemps restée taboue dans les entreprises

Pendant longtemps, les consommations et les addictions au travail ont été abordées presque exclusivement sous l’angle du risque immédiat : accident, trouble du comportement, faute professionnelle ou responsabilité juridique de l’employeur. Cette approche reste évidemment nécessaire : les employeurs ont une obligation de protection de la santé et de la sécurité des salarié·e·s. Les usages de substances psychoactives peuvent avoir des conséquences importantes sur la sécurité, les relations de travail, la santé mentale ou le maintien dans l’emploi.

Mais réduire la question des drogues au travail au seul dépistage ou à la sanction conduit souvent à invisibiliser les causes profondes des consommations. La Fédération Addiction souligne depuis plusieurs années les limites d’une approche strictement hygiéniste ou comportementale. Dans le guide Santé et travail, publié en 2021, nous rappelions déjà que les politiques de prévention restent trop souvent centrées sur les risques liés aux addictions sans analyser ce que les addictions disent des organisations du travail elles-mêmes.

Or le travail peut être à la fois protecteur et vulnérabilisant. Il peut soutenir l’estime de soi, favoriser le lien social, permettre le rétablissement. Mais il peut aussi devenir un facteur de souffrance lorsqu’il génère stress chronique, perte d’autonomie, injonctions contradictoires, isolement ou harcèlement.

Les recherches récentes, comme celle de Gladys Lutz Nale dont vous pouvez lire l'interview dans cette newsletter, montrent d’ailleurs que ce ne sont pas uniquement les secteurs professionnels qui comptent, mais surtout certains types d’organisation du travail : intensification des tâches, individualisation des responsabilités, absence d’espaces de discussion collective ou culture de la performance permanente.
Prévenir autrement : un enjeu pour les employeurs et les professionnel·le·s de l’addictologie

Face à ces réalités, la prévention ne peut plus reposer uniquement sur des messages de sensibilisation ou des règlements intérieurs. Les recommandations récentes de la Haute Autorité de santé insistent au contraire sur la nécessité d’une démarche globale, collective et durable associant employeurs, salarié·e·s, services de santé au travail et acteurs de l’addictologie.

La MILDECA a ainsi lancé en 2021 le dispositif ESPER, dont l’objectif est de créer une démarche collective de prévention des conduites addictives en milieu professionnel, en mobilisant directement les dirigeants autour d’une charte d’engagement. Nicolas Prisse, président de la MILDECA, fait le point sur ce dispositif dans cette newsletter.

Pour la Fédération Addiction, la mise en place d’une démarche globale de prévention implique plusieurs évolutions majeures.

D’abord, sortir de la stigmatisation. Les personnes concernées ne doivent pas être réduites à leurs consommations. Les usages peuvent être ponctuels, installés, problématiques ou non. Ils s’inscrivent toujours dans des trajectoires de vie, des contextes sociaux et des environnements professionnels.

Ensuite, reconnaître que les consommations ont des fonctions. Comprendre pourquoi une personne consomme est souvent plus utile que de se focaliser uniquement sur le produit lui-même. Tenir, dormir, récupérer, supporter la pression, calmer l’anxiété : ces réalités doivent pouvoir être entendues sans jugement.

Enfin, replacer la prévention dans une logique de santé au travail. Les consommations de substances psychoactives ne peuvent être dissociées des risques psychosociaux, de la qualité du travail ou des conditions d’emploi. Prévenir les addictions suppose donc aussi de questionner les organisations de travail elles-mêmes.
Ce que les addictions disent de notre société

Mais, au fond, la question des drogues au travail dépasse largement le cadre de l’entreprise. Elle interroge une société où il faut toujours aller plus vite, être plus performant, plus flexible, plus disponible. Une société où les frontières entre vie professionnelle et vie personnelle s’effacent progressivement sous l’effet de l’hyperconnexion et de la culture de l’urgence.

Dans ce contexte, les addictions apparaissent souvent comme les symptômes d’un modèle social et économique qui épuise les individus autant qu’il les stimule. Les consommations deviennent alors des outils d’adaptation : pour produire davantage, dormir moins, gérer ses émotions, récupérer plus vite ou continuer malgré l’épuisement. Cette réalité oblige à déplacer le regard. Les drogues ne sont pas seulement des problèmes individuels à corriger : elles sont aussi des révélateurs collectifs. Elles disent quelque chose de nos modes de production, de nos normes sociales, de notre rapport à la performance et au temps.

C’est pourquoi la Fédération Addiction défend une approche qui articule santé publique, réduction des risques, santé au travail et justice sociale. Car prévenir réellement les addictions, c’est aussi agir sur les environnements qui les produisent : lutter contre les organisations de travail vulnérabilisantes, renforcer les espaces collectifs, redonner du pouvoir d’agir aux travailleurs et travailleuses, promouvoir des politiques de santé qui ne reposent ni sur la culpabilisation ni sur le déni.

Les drogues au travail ne sont pas une question marginale. Elles sont l’un des miroirs les plus révélateurs des tensions contemporaines entre santé, performance et organisation sociale.

03/06/2026

Indicateurs sociaux départementaux (ISD) : mise à jour des données

ection de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) met à jour une partie des indicateurs sociaux départementaux (ISD). Les ISD rassemblent des indicateurs de contexte général et propres à chaque domaine de l’aide sociale, afin de faciliter les comparaisons départementales et régionales. Cette mise à jour des données s’accompagne d’une évolution dans le format de mise à disposition des données.



Les ISD désignent un ensemble d’environ 50 indicateurs, et de nombreux sous-indicateurs, déclinés aux niveaux départemental, régional et national, et en série chronologique quand cela est possible. Jusqu’en novembre 2025, les indicateurs étaient mis à jour annuellement, certains au deuxième trimestre, les autres au quatrième. Ils étaient diffusés sur les sites internet de l’Insee (rubrique Statistiques et études/Action sociale départementale) et de la Drees (rubrique Sources et Enquêtes).



Depuis 2026, la Drees a repris la production et la diffusion de l’ensemble des ISD. Elle mettra à jour les indicateurs selon la disponibilité des sources concernées.



Par ailleurs, dans le cadre de sa politique d’ouverture des données en open data, la Drees favorise la mise en ligne des données dans des formats ouverts, aisément réutilisables et exploitables par un système de traitement automatisé. Aussi, les classeurs Excel qui étaient insérés en pièces jointes ont été remplacés par un tableau de données qu’il est désormais possible de filtrer, de requêter et d’exporter dans le format souhaité.



Cette évolution peut entraîner des ruptures dans les traitements auxquels étaient habitués les utilisateurs des ISD. La Drees se tient à leur disposition pour recueillir leur avis et répondre à leurs questions à ce sujet à l’adresse suivante : [email protected]



Les ISD comprennent une vingtaine d’indicateurs sur le contexte sociodémographique général et des indicateurs relatifs à chacun des quatre principaux domaines de l’aide sociale : l’aide aux personnes âgées, l’aide aux personnes handicapées, la protection de l’enfance et l’insertion. Enfin, une dizaine d’ISD financiers rapportent les dépenses d’aide sociale des départements à la population et aux bénéficiaires des aides.

Aujourd’hui, les indicateurs mis à jour sont les suivants :

Contexte sociodémographique : population selon l’âge (2026), indice de vieillissement (2026), taux de mortalité (2025), espérance de vie (2025), taux de pauvreté (2023), niveau de vie des ménages (2023), disparité des niveaux de vie des ménages (2023), taux de chômage (2025), demandeurs d’emploi en fin de mois (2025), proportion d'élèves handicapés parmi les élèves de 1er ou 2nd degré (rentrée 2024-2025) ;

Insertion sociale : dettes relatives à des impayés d’énergie dans les dossiers de surendettement (2025), taux d'allocataires de minima sociaux (2025), taux d’allocataires du RSA (2025), part de la population couverte par le RSA (2024), taux d’allocataire de la CMU-C ou CSS (2025) ;

Personnes âgées : taux de bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) (2024), taux de bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement (ASH) (2024), taux d'équipement en services de soins infirmiers à domicile (2025), part des bénéficiaires de l’APA à domicile classés en GIR 1 et 2 (2024) ;

Personnes en situation de handicap : taux de bénéficiaires de l’Allocation aux Adulte Handicapé (AAH) (2025), taux de bénéficiaires de la prestation de compensation du handicap (PCH) ou de l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) (2024), taux d’équipement en établissements et services pour personnes en situation de handicap (2025) ;

Protection de l'enfance : taux de mesures d’aide sociale à l’enfance (ASE) (2024), taux d’actions éducatives (2024), taux de mesures d’accueil à l’ASE (2024), taux d’équipement en établissement de l’ASE (2025) ;

Dépenses en 2024 : dépenses de revenu de solidarité active (RSA) par habitant et par bénéficiaire, dépenses d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) par habitant et par bénéficiaire, dépenses de PCH et d’ACTP par habitant et par bénéficiaire, dépenses d’accueil à l’ASE par habitant et par bénéficiaire, dépenses d'aide à l'accueil en établissement pour les personnes handicapées par habitant et par bénéficiaire, dépenses totales brutes d'aide sociale par habitant.

Les données ainsi qu’une documentation complète sont téléchargeables dans l’espace Open data du site de la Drees. Une page dédiée aux indicateurs ISD est aussi consultable sur le site de la Drees avec la définition précise des indicateurs, la date de leur dernière mise à jour et le calendrier théorique de leur production.

Pour les indicateurs utilisant un nombre d’habitants en dénominateur, les données historiques ont été mises à jour pour s’appuyer sur les dernières estimations disponibles ou sur les populations définitives le cas échéant.

La Fédération Européenne Vivre Son Deuil lance son cycle de visioconférences !Pour cette première édition, La Fédération...
03/06/2026

La Fédération Européenne Vivre Son Deuil lance son cycle de visioconférences !

Pour cette première édition, La Fédération Européenne Vivre Son Deuil et Mr Bernard Raymond (Québec) mettent en place, une rencontre exceptionnelle le dimanche 7 juin 2026. Un moment privilégié pour échanger et approfondir nos réflexions autour du deuil et de l’accompagnement.

Le dimanche 7 juin 2026
En ligne (Visioconférence)
Heure : 19h00 heure de France, 13h00 heure Québec

Inscription : Réservez votre place dès maintenant via notre lien Stripe sécurisé : https://buy.stripe.com/bJe14obUm2l0f7e8GRcs809

Non-recours au RSA : plus d'un tiers des foyers éligibles ne le percevaient pas fin 2021La Direction de la recherche, de...
25/05/2026

Non-recours au RSA : plus d'un tiers des foyers éligibles ne le percevaient pas fin 2021

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude qui mesure le taux de non-recours au RSA au quatrième trimestre 2021 et dresse le profil des foyers éligibles au RSA mais qui ne le perçoivent pas.

On peut avoir droit au RSA et ne pas le percevoir, parce que le versement du RSA n’est pas automatique. En France métropolitaine, environ un million de personnes vivant en logement ordinaire et potentiellement bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), réunies dans 560 000 foyers sociaux éligibles, ne perçoivent pas la prestation au dernier trimestre 2021. Le taux de non-recours au RSA, soit la part des foyers éligibles au RSA qui ne le perçoivent pas, est estimé entre 33 % et 37 %. Pour 42 % de ces foyers non-recourants, le montant mensuel de RSA non perçu par unité de consommation est de 200 euros ou moins, et de 400 euros ou plus pour 41 %. Parmi les foyers éligibles au RSA au dernier trimestre 2021, 22 % à 25 % ne le perçoivent pas depuis deux ou trois trimestres.

Les foyers non-recourants au RSA ont, en moyenne, un statut socio-économique moins défavorisé que les recourants : plus souvent propriétaires de leur logement, ils appartiennent à des ménages au niveau de vie plus élevé, plus diplômés et plus proches de l’emploi. Ils sont aussi davantage éloignés du système de protection sociale et restent éligibles au RSA pour des périodes plus courtes que les recourants.

En l’absence de non-recours au RSA, 345 000 ménages pauvres, comprenant 400 000 foyers sociaux, verraient leur niveau de vie augmenter, en moyenne de 280 euros par mois. Parmi eux, 58 000 ménages, comprenant 71 000 foyers sociaux, sortiraient de la pauvreté monétaire, dont plus de la moitié de familles monoparentales.

Fin 2021, plus d’un tiers des foyers éligibles au RSA n’y recouraient pas

Au quatrième trimestre 2021, 1,51 million de foyers sociaux vivant en logement ordinaire en France métropolitaine sont estimés éligibles au RSA. Parmi eux, 940 000 foyers (définis comme recourants) le perçoivent et 560 000 foyers (définis comme non-recourants) ne bénéficient pas de cette aide.

Néanmoins, la simulation conduit aussi à identifier 180 000 foyers qui ne sont pas éligibles et qui sont pourtant bénéficiaires du RSA. En supposant que la méthode conduit à classer à tort ces foyers comme non éligibles, le nombre total d’éligibles est porté à 1,68 million de foyers ; retenir ce dénominateur alternatif conduit à une autre estimation du taux de non-recours, de 33 %. On considère ainsi que, fin 2021, le taux de non-recours au RSA était compris entre 33 % et 37 %.

Deux foyers non-recourants sur cinq sont éligibles à un montant mensuel de RSA par unité de consommation de 400 euros ou plus

Si 42 % des foyers non-recourants sont éligibles à des montants de 200 euros ou moins par mois et par unité de consommation, 41 % sont éligibles à des montants de 400 euros ou plus (graphique ci-dessous). Les montants estimés de droits au RSA pour les foyers non-recourants diffèrent des montants effectivement perçus par ceux recourants au RSA : 23 % perçoivent des montants mensuels de 200 euros ou moins, et 47 % de 400 euros ou plus.

Des foyers non-recourants au RSA plus souvent propriétaires, plus proches du marché de l’emploi et plus diplômés

Par rapport aux foyers recourant au RSA, les non-recourants sont plus souvent propriétaires (26 % contre 9 %), diplômés du supérieur (30 % contre 18 %) et en emploi salarié ou indépendant (53 % contre 22 %). Ils sont également un peu moins pauvres que les foyers recourants : 71 % appartiennent à des ménages parmi les 20 % les plus modestes, contre 91 % pour les recourants, avant versement du RSA.

Néanmoins, le profil des non-recourants diffère selon le montant de RSA éligible. Ainsi, les foyers non-recourants éligibles à des montants de 400 euros ou plus par mois sont plus souvent des célibataires sans enfant (76 %), âgés de 25 à 29 ans (22 %) et plus souvent hébergés à titre gratuit, notamment chez leurs parents. À l’inverse, les foyers non-recourants éligibles à des montants de 200 euros ou moins sont plus souvent des femmes seules avec enfant (21 %) ou des couples avec enfant (28 %), avec un emploi salarié et une personne de référence âgée de 50 à 59 ans (30 %).

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude qui mesure le taux de non-recours au RSA au quatrième trimestre 2021 et dresse le profil des foyers éligibles au RSA mais qui ne le perçoivent pas. On peut avoir droit au RSA et ne pas le p...

160 000 professionnels du social exercent en France en 2024La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et ...
25/05/2026

160 000 professionnels du social exercent en France en 2024

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) diffuse des données nationales sur les effectifs des professionnels du social ainsi que sur leurs caractéristiques socio-démographiques et sur celles de leurs emplois. Ces chiffres sont issus de l’exploitation de l’enquête emploi en continu (EEC) de l’Insee.

Les professionnels du social accompagnent au quotidien des personnes en situation de handicap, des personnes âgées, des personnes et des familles vulnérables, en situation de précarité ou de pauvreté. Les données mises à disposition ce jour portent sur l’année 2024 (moyenne des années 2023/2024/2025), en France hors Mayotte.

Quatre professionnels sur dix sont des aides à domicile

En 2024, 1 160 000 personnes exercent une profession sociale comme emploi principal en France (hors Mayotte), soit une hausse de 1 % depuis 20231. Les aides à domicile représentent 41 % des effectifs, avec 474 000 professionnels, devant les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH- 12 % des effectifs).

Près de neuf professionnels sur dix sont des femmes

86 % des professionnels du social (hors AESH) sont des femmes. Seule la profession d’éducateur technique spécialisé est majoritairement exercée par des hommes (63 %). Les professionnels du social sont plus âgés que les autres personnes en emploi : 41 % sont âgés de plus de 50 ans ou plus, contre 32 % des autres personnes en emploi. Ils sont par ailleurs moins diplômés : 21 % sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 46 % des autres personnes en emploi.

Les associations principaux employeurs des professionnels du social

En 2024, 37 % des professionnels du social (hors AESH) sont employés par des associations, 26 % par des entreprises privées et 16 % par des particuliers, cette dernière situation concernant uniquement les aides à domicile. 72 % des professionnels du social salariés sont en CDI, soit une proportion légèrement supérieure à celles des autres salariés (68 %), mais ils sont moins nombreux à être fonctionnaires (10 % contre 16 %).

Des emplois souvent à temps partiel

Les professionnels du social (hors AESH) occupent plus souvent des emplois précaires que les autres personnes en emploi. 44 % exercent à temps partiel dans leur emploi principal, contre 16 % des autres personnes en emploi. Le temps partiel concerne 74 % des aides à domicile. Cette situation n’est pas toujours choisie : 28 % des professionnels du social exercent à temps partiel faute d’avoir trouvé un emploi à temps complet, soit une part supérieure de huit points à celui des autres personnes en emploi.

1 Les données ne sont pas comparables entre 2022 et 2024 en raison d’une extension du champ des éducateurs de jeunes enfants à partir de 2023. Les effectifs sont comparables entre 2023 et 2024 uniquement.

Les statistiques mises à disposition portent sur les effectifs des professionnels du social, leurs caractéristiques socio-démographiques (âge, sexe, diplôme, etc.), et les caractéristiques de leurs emplois (type d'employeur, temps de travail, type de contrat, sous-emploi etc.). Elles sont déc...

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