08/09/2015
RLPS Launch pictures are online !
Cet été, l'ESO était aux USA pour lancer le projet RLPS dans le désert de Black Rock au Nevada !
Le projet RLPS vise à déployer un avion depuis une fusée à une altitude de 1000m après 10 secondes de vol.
La fusée “Air-Kelly” est une fusée de type tractée. Sa masse au décollage est de 16,5Kg. L'avion Icarus, se trouvant à l'arrière du lanceur, est emboité dans le dernier tronçon du lanceur et ses ailes constituent deux des ailerons de la fusée.
L'Equipe du projet, accompagnée de 250kg de matériel a été accueilli à San Francisco fin Juillet dernier. Après un chaleureux accueil au centre de NASA Ames, au coeur de la Silicon Valley, l'équipe RLPS s'est rendu dans le Nevada, dans le désert de Black Rock.
Une fois sur place, un camp a été mis en place au milieu du désert, à proximité du camp de base des membres de l'association AEROPac, organisateur de la campagne « Aeronaut » à laquelle l’ESO a pris part.
L’équipe a travaillé toute la nuit sur le lanceur et l’avion pour vérifier leur bon fonctionnement, dans un silence irréel surmonté par la voie lactée.
Au matin, après un briefing avec les membres de AROPac, une partie de l’Equipe est allée mettre en place la rampe de lancement EXCALIBUR et le centre de commande à 1,5km au nord du camp.
Aux alentours de 15h, après une ultime vérification du lanceur, la fusée a été placée sur sa rampe de lancement. Le moteur et l’allumeur ont été mis en place puis la rampe érigée.
A 15h41 PST après avoir reçu l’aval de AEROPac, l’Equipe a procédé au décompte final !
Le lanceur s’est élevé dans les airs sous les volutes enflammées de son propulseur. En sortant du rail de lancement, l’un des ailerons de la fusée a été attrapé par une des sangles de maintien de la rampe, mais heureusement, l’aileron s’est simplement arraché et la fusée a continué son ascension. Le lanceur s’est révélé d’une grande stabilité, il s’est élevé avec un roulis quasiment nul et une pente de montée parfaitement vertical.
Après 10 secondes de vol, le séquenceur a déclenché la séparation de l’avion. La séparation a fonctionné, mais l’arrachement de l’aileron a tordu l’un des rails de guidage de l’avion situé à l’intérieur du lanceur. Ceci a provoqué le blocage l’avion 10 cm avant l’extrémité arrière du lanceur.
La fusée a atteint son apogée à 1250 m au dessus du désert puis s’est incliné vers le sol. 12 secondes après le décollage, le système de séparation du parachute s’est déclenché mais le parachute ne s’est pas déployé. Lors de son contact avec le sol le lanceur se déplaçait à 700km/h.
Malgré le choc, la structure du lanceur et les barres en titane ont largement amortie l’impact de la fusée et une grande partie de celle-ci a pu être récupéré. Après analyse, il semblerait que le jet du propulseur ait dé-laminé la porte parachute au cours de la phase de montée. La porte n’étant plus présente au moment du déclenchement de l’ouverture parachute, elle n’a pas permis l’extraction de ce dernier.
Le reste du lanceur a particulièrement bien résisté aux contraintes thermiques et structurelles. Les barres en titane ont dépassé les 500 degrés. L’utilisation de graisse de lithium comme revêtement de protection a permis de limiter les contraintes thermiques qui leur ont été appliquées.
Le déflecteur de Jet en Titane/Aluminium est, quant à lui, resté comme neuf, prêt pour un nouveau vol !
La partie la plus endommagée est le tronçon électronique, en effet, les batteries lithium ont pris feu lors de l’impact, détruisant le contenu de la section.
L’avion a plutôt bien résisté au crash, ses ailes sont intactes, mais son corps s’est encastré dans le reste du lanceur. Les ailes ont très bien résisté au flux thermique subit au cours du vol. Les systèmes embarqués de l’avion sont restés opérationnels jusqu'à l’impact. La transmission vidéo a été reçue tout au long du vol et enregistrée, permettant l’acquisition d’un grand nombre de paramètres.
L’équipe RLPS et l’ESO sont fières d’être allé jusqu’au bout du projet et d’avoir relevé le défi de lancer une fusée tractée larguant un avion dans l’un des environnements les plus hostiles de la planète.
Il s’agissait du premier lancement à l’étranger de l’histoire de l’association, du premier lancement orchestrée à 100% par les membres de l’ESO (incluant assemblage et gestion du propulseur) et depuis la première rampe de lancement elle aussi conçue par l’ESO.
Ce lancement marque l’avènement d’une nouvelle ère pour l’association ESO, elle a maintenant la capacité de lancer ses projets à n’importe quel endroit du globe et dispose des équipements et savoir-faire nécessaires à la gestion d’une campagne de lancement !
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(Translation comming soon)