30/10/2026
La terrible histoire de Jehan le sabotier .
Chapitre 5 .
Il chemina, dépassa quelques masures rassurantes, faisant aboyer au passage les chiens dérangés dans leur sommeil . La lune éclairait de toute sa clarté, lui offrant une bonne visibilité. C'était là un maigre réconfort.
Chaque pas le rapprochait de cette muraille sombre : la foret !
Il y était maintenant , la peur emplissait tout son être , les tremblements ne lui laissaient plus aucun répit. Il prit une grande respiration et courageusement ... Entra dans les sous bois !
Une forte odeur de moisissure ,d'humidité lui emplirent le nez ,le froid lui sembla plus pénétrant .
Le sabotier serra très fort son bâton : a**e dérisoire.
Ne pas réfléchir, ne pas laisser envahir son
esprit par ses peurs refoulées , avancer coûte que coûte .
Avoir une pensée pour sa famille qui doit être f***e d'inquiétude.
Facile à dire !
Le premier hurlement le fit sursauter, un craquement de branche faillit venir à bout de son cœur, tout n'était que chuchotements, cris et hurlements lointains.
Jehan marchait à grand pas, suivant le sentier éclairé par l'astre nocturne.
Empli de sueurs froides, notre sabotier s’arrêta net ! Non, il n'avait pas rêvé ou son imagination lui jouait un tour ?
Il avait cru entendre le bellement d'une chèvre . Ce n'était pas possible ! Et pourtant si, au détour du sentier ,le sabotier devina la frêle silhouette du petit animal .
Notre ami fut tout à coup rassuré par cette présence inattendue . Il n'était plus seul au milieu de la foret hostile. Il décida de prendre la bête et la posa sur ses épaules.
Au moins, il ne reviendrait pas les mains vides , une chèvre , cela fera plaisir à la petite Blanche.
Toutes ces idées redonnèrent un peu de courage au sabotier. Il reprit son cheminement en direction du village.
Il avait à peine fait une centaine de pas, quand tout à coup, une voie venue de nul part ,stoppa net notre homme !Cette voie glaçante, effrayante qui disait :
- On me carriole , on me carriole !!!
( On me porte , on me porte !!!)
Jehan comprit vite que ces mots venaient de l'animal sur ses épaules!
D’ailleurs , il se rendit compte que le poids de ce dernier, c'était étrangement alourdi ,et cette odeur qui devenait insupportable .
Notre ami devenait il fou ?
A suivre ... Voir moins