Lorient Groix en Commun - Départementales Lorient-2

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Lorient en Commun, l'union de la gauche, des écologistes et des citoyens s'engage pour les élections départementales 2021 sur le canton de Lorient-2 en présentant un binôme composé de Damien Girard et de Rozenn Métayer comme titulaires.

17/12/2022

« À quelques jours des fêtes de fin d’année, nous pensons aux Morbihannais les plus modestes, aux personnes isolées. Ces Morbihannais et Morbihannaises qui se battent chaque jour face à des difficultés de la vie. »
Retrouvez le discours de politique générale prononcé par Damien Girard, lors de la session départementale de ce jour.
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Monsieur le Président, Cher-e-s collègues,

Nous nous réunissons moins d’un mois après la dernière session départementale qui était dédiée aux orientations budgétaires. Aujourd’hui, nous examinerons les rapports liés au budget primitif de l’année 2023 et au schéma départemental de l’autonomie. Je ferai donc relativement court, le plan départemental de l’autonomie sera évoqué par mes collègues et le budget primitif n’est que la traduction du Débat D’Orientation Budgétaire. Nous avions salué les quelques avancées mais aussi signifié les grands manques en termes social ou écologique.

Tel qu’il est présenté aujourd’hui, le budget nous laisse insatisfait. Évidemment, notre collectivité remplit les missions légales qui lui sont confiées par la loi mais parfois à minima. Dans certains domaines, comme pour les revalorisations salariales des SAAD (Services d'Aide et d'Accompagnement à Domicile), nous finançons sans complications, alors que l’État ne compense pas l’intégralité de ce qu’il nous recommande de faire.
Néanmoins, le Conseil départemental du Morbihan est encore loin de la bifurcation nécessaire en matière d’écologie. Sur les questions de solidarité, nous manquons d’ambition et d’accompagnement des plus fragiles.

Nous allons, tout au long de la session, vous proposer un certain nombre d’ajustements et propositions qui conditionneront notre vote du budget global. En vrai, le suspense est léger car nous savons que vous n’en tiendrez pas compte, ainsi va la vie de nos instances démocratique mais c’est aussi une façon de dire que nous conservons notre positionnement constructif et combatif au service des Morbihannais, des Morbihannaises et des générations à naître.

Comme je l’ai dit en préalable beaucoup a été dit lors de la dernière session, je vais me concentrer cette fois ci sur trois points qui nous semble importants et sur lesquels nous n’avons pas eu de réponse par le passé :
- Le FSL (fonds de solidarité pour le logement) pour répondre à la précarité énergétique qui explose.
- La question du logement et particulièrement le logement social.
- La réforme du RSA, les expérimentations possibles.

Le dernier rapport de l’observatoire des inégalités est sorti récemment. Il dresse un état des lieux de la pauvreté. Dans notre région, elle est proportionnellement moins forte qu’ailleurs en France. Le Morbihan et les Côtes-d’Armor sont les départements de la Bretagne historique où le pourcentage est le plus élevé. Bien sûr, nous avons des dispositifs d’intervention pour les plus pauvres. Mais, la misère existe toujours, les inégalités se sont en réalité renforcées dans la dernière période. Le décile le plus pauvre s’est appauvri quant à celui le plus favorisé il a vu ses revenus démultipliés invalidant s’il était nécessaire cette théorie fumeuse du ruissellement.
Les auteurs de l’observatoire des inégalités soulignent également, qu’eux même, ont du mal à mesurer l’ensemble des diverses précarités (celle des étudiants par exemple est non mesurée, non quantifiée). De nombreux invisibles, donc, qui sont difficiles d’aider sans politique résolu consistant à aller vers ces populations. Ces politiques sont top peu existantes et soutenues dans le Morbihan

Fond Solidarité pour le Logement
Dans le budget qui nous est présenté pour 2023, l’enveloppe dédiée au Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) est de 3 millions d’euros, contre 3,13 millions d’euros en 2022. Pourquoi cette baisse ? Est-ce un déni de réalité ?

À l’heure où les factures des ménages explosent, où pas un jour ne se passe sans que l’on trouve des articles de journaux sur des personnes qui ne se chauffent plus ou à minima car incapable de faire face à la hausse des tarifs de l’énergie… Le département prévoit de dépenser moins pour les personnes en précarité énergétique.

Mais il est possible que le système que vous avez mis en place : dossier difficile à compléter (retour qui nous est fait par certains CCAS) et restrictif quant au public visé (45% du revenu maximal pour l’accès au logement social) peut expliquer le fait que beaucoup de ceux qui devraient pouvoir être aidé n’y accèdent pas.

Nous demandons depuis plusieurs mois déjà une simplification des dossiers, un relèvement du plafond permettant d’accéder à ces aides, une hausse des aides possibles.
Vous ne pouvez pas dire que vous voulez faire de ce mandat celui du social quand dans le même temps vous fermer les yeux sur une hausse des dépenses obligatoires, à savoir l’énergie qui est inédite dans notre histoire et qui souvent est l’ultime coup de boutoir dans les budgets très contraints.


Le logement
C’est aussi un sujet qui est bien à l’esprit des Morbihannais voire de ceux qui voudraient le devenir. Les prix de l’immobilier se sont envolés, bon nombre de personnes renoncent à des études ou à un travail, ne trouvant pas de quoi se loger ou se retrouvent à des distances importantes générant trafic routier, pollution, dépenses contraintes et budget étranglé.
Vu de notre collectivité, cette activité immobilière a généré un quasi doublement des droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) flirtant ainsi les 200 millions de rentrées fiscales annuelle, nous en parlons ici régulièrement.

Le logement social apparaît alors primordial sur nos territoires les plus tendus afin de permettre à une partie de nos populations (et principalement les plus pauvres) de trouver de quoi se loger. Pour preuve, dans le Morbihan plus de 18 000 demandes actives de logements locatifs sociaux, dont 78% de personnes isolées ou familles monoparentales.

C’est dans ce contexte que la création de Morbihan Habitat, regroupement des 3 grands offices du département va avoir lieu au 1er janvier 2023. Vous avez concédé de nous laisser une place au sein du conseil d’administration, ce qui n’éteint pas la problématique de l’absence de représentation au sein du Syndicat Mixte Ouvert, ni complètement au conseil d’administration où la représentation de nos familles politiques est sous dimensionnée par rapport au poids réel que nous représentons à l’échelle du Morbihan. Et à déplorer également la perte d’acteurs historiques du logement dans le collège des personnes qualifiées, quand elle aurait dû intervenir dès le départ dans le syndicat lui-même.
Ceci étant dit, la PPI prévoit un volant annuel d’un peu plus de 6 millions sur le logement social et FJT. Le problème est qu’il est difficile puisqu’aucun élément nous est fourni de mesurer au service de quelle ambition.
Il serait déjà nécessaire de dissocier la partie investissement pour la création de nouveaux logements sociaux de celle dédiée à la rénovation thermique du parc actuel de logement social.
Et de définir face à ces montants des objectifs en termes de nombre de constructions de nouveaux logements sociaux ainsi qu’en termes de logements réhabilités thermiquement.

L’occasion possiblement pour le Morbihan de se doter enfin d’un Plan Départemental de l’Habitat, permettant de chiffrer les objectifs et de les suivre. Plan attendu par nombre d’acteurs et de collectivités.

Autre écueil à éviter, même si l’État pousse en ce sens, il nous faut limiter la vente de logements sociaux. En effet, l’État après avoir démoli le modèle économique du logement social -ce n’est pas moi qui le dit c’est la Fondation Abbé Pierre- notamment avec la baisse des APL, alors que l’État ne finance désormais les nouveaux logements sociaux qu’à hauteur de l’Euro symbolique. L'État a donc poussé les offices à se financer en vendant le parc de logements sociaux anciens. Ce n’est pas ici que je vais vous apprendre que vendre le capital pour financer le développement de son activité n’est pas gage d’une politique pérenne.

Malheureusement, la politique du département encourage cette politique délétère. Vous financez à hauteur de 6 000 € par logement (PLAI - Prêt Locatif Aidé d’Intégration / PLUS - Prêt Locatif à Usage Social) à la suite d’une déconstruction ou d’une vente, mais vous ne mettez pas un euro quand il s’agit d’une création nette de logement social PLUS !

Autre point marquant si ce n’est plus, l’organigramme du département : plus de service habitat depuis 2 ans au sein de notre collectivité, le département ne peut pas ne pas avoir de pilotage de cette politique en son sein, l’enjeu est trop important pour laisser le pilotage à des structures connexes.

J’ai beaucoup jusque-là évoqué le logement social, c’est une politique importante quand on parle de logement mais évidemment, il ne faut pas oublier l’habitat privé.
Je soulignerai deux points en la matière qu’il y a urgence à interroger : l’aide à la rénovation de façade qui n’est pas conditionnée ! ainsi accessible autant au titre de la résidence principale que secondaire, quand à peu près tout le monde reconnaît qu’il y a une déstabilisation du marché notamment par la location de courte durée, il est urgent d’avoir des politiques qui n’encouragent pas le phénomène.

Dernier point, la spécificité ilienne, nous savons que le surcoût de la construction comme de la rénovation est autour de 30 à 40 % sur ces types de territoires. Le département doit mettre en place des politiques adaptées pour couvrir une partie de ces surcoûts et permettre à celles et ceux qui veulent y vivre à l’année de pouvoir le faire.

Le département peut plus agir en matière de logement en se donnant une direction dédiée, en finançant plus fortement le logement social, en limitant la vente du parc actuel plutôt qu’en l’encourageant, en définissant des objectifs de construction et de rénovation dans une période où cette tension sur le logement a généré des moyens démultipliés au département qu’il serait logique d’affecter à permettre à toutes et tous de se loger.

Insertion

Nous l’avions évoqué la dernière fois, le gouvernement a proposé aux départements de pouvoir entrer dans une expérimentation concernant le RSA. Ainsi les départements de Bretagne historique de Loire-Atlantique et d’Ille-et-Vilaine, qui vous l’aurez noté je crois, sont de gauche, s’en sont emparés afin de renforcer l’accompagnement des bénéficiaires. Cette expérimentation va permettre, par exemple, de réduire le nombre de bénéficiaires par référent social ou de mettre en place des actions permettant de mieux prendre soin de sa santé, de travailler à l’accès au logement et ainsi de sécuriser sa vie personnelle pour pouvoir accéder à un emploi.

Nous ne pouvons que regretter que le département du Morbihan ne s’empare pas de ces dispositifs pour mieux accompagner les personnes vers le retour à l’emploi.

À quelques jours des fêtes de fin d’année, nous pensons aux Morbihannais les plus modestes, aux personnes isolées. Ces Morbihannais et Morbihannaises qui se battent chaque jour face à des difficultés de la vie. A eux en priorité, et bien sûr à toutes les Morbihannaises et tous les Morbihannais, nous leur souhaitons de bonnes fêtes de fin d’année !

Damien GIRARD
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Vendredi 4 mars de 16 h 30 à 18 h 30.Salle de la galerie marchande de Netto, à Kervénanec.Venez rencontrer Rozenn Métaye...
02/03/2022

Vendredi 4 mars de 16 h 30 à 18 h 30.

Salle de la galerie marchande de Netto, à Kervénanec.

Venez rencontrer Rozenn Métayer et Damien Girard, conseillers départementaux de votre canton !

[Permanence départementale à Lorient]
Rozenn Métayer et Damien Girard, conseillers départementaux de Lorient 2 (Lorient sud et Groix), tiendront une permanence : vendredi 4 mars de 16 h 30 à 18 h 30.
Salle de la galerie marchande de Netto, à Kervénanec.

14/10/2021

[Permanence départementale à Lorient]
Rendez-vous samedi 16 octobre de 10h à 12h, à la Maison pour tous de Kervénanec, pour une permanence des conseillers départementaux de Lorient 2 (Lorient sud et Groix) - Damien Girard Lorient et Rozenn Métayer.

04/10/2021

Discours de politique générale lors de la session départementale du 1er octobre.
* * *
Monsieur le Président, Cher-e-s collègues,

Prenant nos marques au sein du Conseil Départemental nous avons profité de l’été pour analyser les décisions budgétaires du dernier mandat.

Trois décisions notamment :
Diminution de la taxe sur le foncier bâti de 16.5% à 15.23%.
Diminution de la taxe d’aménagement de 1.5 à 1.1 %.
Et votre décision de ne pas s’emparer de la possibilité qui était offerte par l’État de passer à 4.5% sur les droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) comme l’ont fait 95% des départements.

Votre réponse je l’imagine va être qu’il fallait permettre au Morbihan d’être attractif, comme si lorsque l’on fait le choix d’habiter dans tel ou tel département on faisait un benchmark de l’offre fiscale française, en bon français un comparatif des taux en France.

Finalement, notre territoire est attractif non parce que fiscalement ça vaut le coup de vivre ici, mais parce que l’on y vit bien, que les infrastructures sont de qualités, que les bassins d’emplois sont dynamiques, qu’il n’y fait pas trop chaud l’été, si si les réfugiés climatiques existent déjà en Morbihan, ils viennent du sud de la France et parfois même de plus loin considérant ce territoire comme possiblement un lieu moins impacté par le changement climatique à venir. Autant dire que ce dernier axe d’attractivité a de beaux jours devant lui.

Cette attractivité génère des déséquilibres majeurs, ainsi : l'immobilier est saturé et nombre de jeunes sont mal-logés, ou se rendent loin de leur lieu d'études pour trouver un logement, certains même sont en train de renoncer à poursuivre leurs études.

Nous retrouvons le même type de difficultés pour des personnes arrivant sur le territoire, à faibles revenus ou en début de carrière ne trouvant ni location accessible et encore moins de logement permettant d’imaginer une accession à la propriété. La proximité de la côte ou les îles rendent encore plus prégnant ces problématiques.

En faisant donc ces choix vous n’avez donc pas rendu le territoire plus attractif vous vous êtes privés de moyens pour des politiques publiques permettant l’accès du logement à toutes et tous.

Ce qui me permet de revenir à la question fiscale :
Ces trois décisions ont un impact majeur sur les recettes du département, ainsi à titre d’exemple sur l’année 2020 ce sont 40 millions d’euros dont le département a décidé de se passer. Sur l’année 2021 avec les droits de mutation qui s’envolent ce sera encore beaucoup plus.

Il est aussi utile de rappeler à cette assemblée et encore plus à nos concitoyens que concernant la taxe foncière elle n’est plus perçue par le département et est compensée par l’État.

Donc, chaque année le Morbihan par cette décision perd et perdra environ 12 millions d’euros qui aurait été versé par l’État !
Ce n’est pas vraiment ce que nous trouvons être une bonne gestion.

Vous nous présenterez aujourd’hui vos choix, notamment concernant le dispositif d’accompagnement aux communes en matière de voirie lié à une DMTO qui est en forte hausse. Nous pensons que cette approche sera plébiscitée par les communes car il est toujours bon de bénéficier de subsides qui n’étaient pas attendus.

À propos de cette aide, nous vous proposons un amendement. Vous avez parlé de transition écologique dans votre discours lors de la session d’installation, là aussi, il faut joindre les actes à la parole. Nous vous proposons d’abonder de 50% cette aide dès lors que les projets intègrent une dimension écologique (intégrant par exemple les mobilités douces). Êtes-vous favorable à cette proposition Monsieur le Président ?

Autre décision, celle relative aux salaires dans le secteur des aides à domicile dépendant du secteur public. Nous développerons notre propos lors de l’examen du rapport, nous sommes totalement favorables à ce soutien nécessaire pour des métiers importants mais peu valorisés, durs et peu attractifs. Il s’agit surtout d’une politique de bon sens qui sans ça, verrait ces emplois partir vers d’autres employeurs plus attractifs car appliquant cette aide décidée par l’État.

Nous le voyons vous souhaitez mettre en œuvre de nouvelles politiques publiques et malgré vos décisions funestes concernant la fiscalité par le passé, notre collectivité a des moyens conséquents provenant entre autre des droits de mutations.
Dans l’examen de la décision modificative de ce jour, il est indiqué que nous percevrons 160 millions d’euros de DMTO, contre une inscription initiale de 100 millions d’euros lors du budget en décembre. C’est un écart très important et qui sera très certainement en hausse d’ici à la fin de cette année.
Face à cette situation vous décidez d’affecter 90 millions à la réduction de la prévision d’emprunt et seulement 30 millions d’Euros à de nouvelles ou au renforcement de politiques publiques dans une période où les taux d’emprunts sont historiquement bas.

Car l’autre réalité du Morbihan est bien plus sombre, plusieurs indicateurs sociaux ne sont pas bons : hausse des bénéficiaires de l’aide alimentaire, hausse des loyers impayés, augmentation des violences intrafamiliales, plus de 85 000 personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, etc. C’est cette réalité pour de nombreux Morbihannais.

Avec votre élection Monsieur le Président, nous espérons un tournant, avec un département qui ira davantage vers ceux qui en ont le plus besoin et comme indiqué plus haut nous en avons les moyens.

En cette période de crise sanitaire et sociale, nous vous proposons des actions concrètes concernant l’excédent budgétaire du Conseil départemental. Nous considérons que notre collectivité, chef de file en matière de solidarité, doit être à l’initiative, prendre les devants et ne peut pas attendre d’être (éventuellement) sollicitée par les acteurs du territoire.

Nous vous proposons d’aider ceux qui débutent dans la vie et qui connaissent des difficultés en expérimentant le RSA jeune couplé à un accompagnement spécifique. D'après l'observatoire des territoires, en Morbihan, il y a approximativement 4 500 jeunes de 18 à 24 ans appelés « NEET », c’est-à-dire : ni en emploi, ni scolarisés. Les accompagner avec l’expérimentation d’un RSA Jeunes représenterait 27 M€ sur une année.

Nous vous proposons d’aider encore davantage les associations tout en aidant les jeunes morbihannais ! En effet, une partie des associations n’ont pas vu les adhérent.es historiques revenir. Nous vous proposons de mettre en place un « bonus associatif » auprès des collégiens. Concrètement, 60 euros seraient accordés aux collégiens qui s’inscrivent dans une association sportive ou culturelle, et 80 euros pour les élèves en situation de handicap.

En cette période de crise, nous devons prendre au sérieux le sujet de la santé mentale. Si rien n’est fait, nous observerons dans les prochains mois les dégâts psychologiques, conséquence notamment des précarisations sociales et économiques. Il faut agir vite et en prévention. Le rôle de notre collectivité doit être de participer au décloisonnement entre la santé, le social et le médicosocial. C’est possible dès maintenant, et sans moyens financiers supplémentaires, afin de s’assurer que chaque Morbihannais bénéficie de la prise en charge dont il a besoin.

Sur ce sujet, savez-vous où en est le dispositif nommé projet territorial de santé mentale, en collaboration avec l’Agence Régionale de Santé ? Les autres départements bretons l’ont signé, mais rien en Morbihan.

Quatrième proposition, lutter sérieusement contre le non-recours en matière de RSA, qui s’élève à 36% au niveau national. Très souvent à cause de la complexité perçue, par méconnaissance ou encore à cause d’un effet stigmatisant. Nous n’avons pas les chiffres en Morbihan, mais ils doivent être similaires.
Ce sont des économies faites sur le dos des plus fragiles et des plus précaires. Il nous faut prendre ce sujet à bras le corps dès maintenant avec les acteurs sociaux.

Dernière chose, pendant le premier confinement, nous avons collectivement pris conscience du niveau de désindustrialisation de ce pays. Jusqu’au point que même pour la fabrication de masques nous dépendions de la Chine. La Coop des masques est une belle entreprise bretonne qui a besoin aujourd’hui que les acteurs privés, publics, collectivités la soutiennent par des choix d’achats. Est-ce que le Morbihan sera au rendez-vous ?

Damien Girard, Président du Groupe de Gauche et Écologiste

16/09/2021

[Permanence départementale]
Rendez-vous samedi 18 septembre de 10h30 à 12h, salle des fêtes de Groix, pour une nouvelle permanence des conseillers départementaux de Lorient 2 (Lorient sud et Groix) : Damien Girard et Rozenn Métayer.

17/07/2021

SESSION DEPARTEMENTALE DU VENDREDI 16 JUILLET 2021
Monsieur Damien GIRARD
Conseiller départemental du canton de Lorient 2

DISCOURS DE POLITIQUE GENERALE

Monsieur le président, chers collègues,

Nous voyons chaque jour l'impact de la pandémie. Elle a fait basculer dans la pauvreté de nombreuses personnes qui étaient déjà en situation de précarité, mais elle a aussi créé de nouveaux pauvres. Localement, on observe notamment une explosion du nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire ou encore la hausse des loyers impayés. Notre priorité à tous, aujourd’hui, devrait être d’agir et de lutter contre ces crises qui laisseront de nombreux Morbihannais sur le bord du chemin.

Il nous paraît essentiel d'avoir un bilan de la situation qui nous permettra de construire un plan d'action départemental. Il y a des sujets forts sur lesquels nous pouvons et devons agir davantage en matière de solidarité. Nous sommes prêts à travailler ensemble pour renforcer les aides existantes et construire des dispositifs innovants.

Nous sommes également très préoccupés par violences intrafamiliales qui ont bondi durant cette crise selon les services de l’État. Les violences faites aux femmes et l'aide aux victimes, le bilan de la sécurité dans le Morbihan (rapport du 17 février 2021) +31,4% des violences intrafamiliales en zone gendarmerie et + 17,4% en zone police, dont violences sexuelles sur mineurs et viols. Le Conseil départemental se doit de mettre en œuvre une politique volontariste, avec tous les organismes institutionnels et associations qui travaillent sur ce sujet. Nous avons tous collectivement un rôle à jouer.

Sujet d’actualité :
L'ile de Berder est un des joyaux du Golfe du Morbihan, un espace naturel remarquable.
En début de semaine, le Tribunal Administratif de Rennes a partiellement annulé le Plan Local d'Urbanisme de Larmor-Baden (nous nous en félicitons) et Monsieur Giboire a pris acte que le projet hôtelier ne pourra pas se faire.

Aujourd'hui, nous ne savons pas si Giboire décidera de vendre l'île ou d’engager un nouveau projet.

Dans les deux cas, il nous semble crucial que le Conseil départemental joue un rôle dans la co-construction d'un projet alternatif De notre point de vue, ce projet devrait s'attacher à quelques principes essentiels : générer des emplois ancrés dans une économie sociale et solidaire, protéger les espaces naturels et le vivant, permettre l'accès de l'île à toutes et tous.

Vous avez beaucoup de cartes en main, Monsieur le président, vous qui, au sein du Parc Naturel Régional, avez multiplié les actions notamment autour de la biodiversité, du littoral et du patrimoine bâti maritime, vous qui avez porté un beau projet pour l'île d'Ilur dans le Golfe du Morbihan.

A vous de jouer, maintenant. La première phase serait d'inviter à se mettre autour de la table Monsieur Giboire, Monsieur le Maire de Larmor Baden, la Région, le Conservatoire du littoral et le Parc naturel régional du Golfe du Morbihan ainsi que les associations concernées afin d'envisager ensemble un avenir durable pour Berder notre bien commun.

Photo du Groupe d élu.es de gauche et écologiste préparant la session plénière

À partir de 10h00 à la salle des fêtes de Groix première permanence des conseillers départementaux   Avec en invitée spé...
17/07/2021

À partir de 10h00 à la salle des fêtes de Groix première permanence des conseillers départementaux


Avec en invitée spécial Catherine Queric

Ils sont huit, et promettent d’être une « opposition constructive et exigeante ». Eux, ce sont les conseillers départeme...
06/07/2021

Ils sont huit, et promettent d’être une « opposition constructive et exigeante ». Eux, ce sont les conseillers départementaux de gauche qui ont fait leur entrée, ce jeudi, dans l’hémicycle présidé par David Lappartient, élu avec 33 voix sur 42.

Vigilants sur la méthode de gouvernance
Avec pour porte-parole du jour l’écologiste Lorientais Damien Girard, ce groupe constitué de Marie Le Borteff, Boris Lemaire, Myrianne Coché, Alain Caris, Catherine Quéric, Mathieu Glaz, Rozenn Métayer et donc Damien Girard, s’est ému du taux d’abstention, « un signe extrêmement inquiétant de déliquescence de notre démocratie ».

À lire sur le sujet
Lappartient promet de faire dans le social
Estimant qu’il « y a une urgence à reconstruire une démocratie bien plus représentative », l’opposition s’est dite très attentive à « la méthode de gouvernance » de David Lappartient.
« Nous souhaitons que ce mandat nous permette, vous dans la majorité et nous dans l’opposition, de réellement débattre du fond et de nous écouter pour mieux servir en réalité notre territoire et ses habitants. Nous avons entendu un discours quelque peu nouveau dans cet hémicycle : sur la question du social en général, sur la question du vieillissement de la population, sur le handicap, la transition écologique… Nous serons au rendez-vous sur l’ensemble de ces sujets tant il y a à faire pour l’ensemble des Morbihannais ».

Plaidoyer pour venir au secours de Fonderie de Bretagne
Représentant « les 83 389 Morbihannais et Morbihannaises qui ont porté leurs voix sur des candidats de gauche et écologistes » (plus de 43 % des électeurs qui se sont déplacés au second tour, NDLR), le groupe a, notamment insisté sur « la crise sociale » qui contraint « près d’un Morbihannais sur 10 » à vivre « au-dessous du seuil de pauvreté ».

À ce propos, « Il faut un plan d’urgence social pour les plus fragiles de nos concitoyens », a exhorté Damien Girard, adressant conjointement « une pensée pour les 350 employés de Fonderie de Bretagne qui font face à la volonté de délocalisation de Renault. Le Département n’a pas de compétence économique mais il serait, de notre point de vue, intéressant que celui-ci se rapproche de la Région afin de faire cause commune et éviter, demain, 350 licenciements qui, assurément, viendraient alors impacter le tissu social morbihannais et qui de fait se retrouveraient dans le champ de compétence de notre collectivité ».

Au Département du Morbihan, la gauche promet d’être une opposition « constructive et exigeante ».

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