18/08/2021
‼ Sécurité industrielle : la Métropole de Rouen se prend les pieds dans son dispositif ‼
Au lendemain de l’accident industriel de Lubrizol, en septembre 2019, on ne comptait plus les invectives contre l’Etat et le Préfet émanant des barons locaux du PS. Par exemple, Charlotte GOUJON, Maire du Petit-Quevilly, sur le manque de réactivité de la Préfecture dans les colonnes de Ouest-France le 28 septembre 2019 : « L’information est arrivée t**d […] Il a sans cesse fallu qu’on aille à la pêche aux infos ». Ou Nicolas MAYER-ROSSIGNOL exigeant ce même jour dans un communiqué de presse « du respect et du concret ». Parlons concret alors …
Au lendemain du départ de feu 🧯à l’usine SAIPOL de Grand-Couronne, ayant eu lieu dans la nuit du 14 au 15 aout, changement d’ambiance. Le système d’alerte par SMS, voulu par la majorité métropolitaine et mis en place en février dernier semble déjà grippé 📞 🤨Sérieusement grippé même, l’alerte InfoRisques ayant été donnée 12 heures après le départ de feu ⏰. Dans son édition d’hier Paris Normandie revient sur cette affaire et cite la communication de la Ville de Rouen qui explique, tranquillement, que « le dispositif a pour vocation première d'alerter, quand cela est nécessaire, mais peut aussi servir à informer, même à posteriori, par transparence ». Alors, pour alerter, nous sommes bien d’accord mais plutôt pendant qu’après, c’est mieux ! Quant au fait d’informer a posteriori et par transparence, attention scoop … il existe la presse pour cela 📺. Soyons sérieux : soit c’est suffisamment grave pour qu’il y ait diffusion de l’information le plus vite possible, soit il s’agit d’un incident mineur et alors on n’active pas le système. L’entre-deux n’est que confusion ou … communication politique ratée.
Mais le problème ne s’arrête pas à la seule question du « fallait-il activer le système d’alerte ? ».
D’une part, on peut légitimement se demander pourquoi la Maire de Grand Couronne n’a pas daigné répondre à la presse. Idem pour la Vice-Présidente de la Métropole en charge de la santé et de la sécurité sanitaire et industrielle, plus prolixe quand il s’agit de taper sur le Gouvernement. Et puis, pourquoi est-ce la Ville de Rouen qui répond ? A quel titre est-elle concernée ? Confusion des places et des responsabilités, une fois encore 😮!
Un amateurisme regrettable avec des responsables politiques aux abonnés absents et un système qui s’avère mal calibré. Comme nous le disions en mars dernier, la Métropole aurait dû attendre la mise en place du système national de « cell broadcast », certainement plus fiable.
Et pour enfoncer le clou, la Métropole a jugé bon de renvoyer lundi à toutes les villes abonnées au système d’alerte par SMS, son mode d’emploi, apparemment mal compris à Grand Couronne, pourtant membre de la Majorité Métropolitaine. Ceci certainement pour répondre efficacement aux préconisations du Président de la Métropole délivrées en décembre 2020 : « nous continuerons de nous battre […] pour améliorer la sécurité industrielle, la culture du risque et la transparence vis-à-vis des habitants de l’agglomération » avec « un nouvel outil d’alerte par téléphone pour informer plus rapidement et de façon plus claire (il y a du boulot !) les populations ». Question clarté 👌, en effet, il y a encore du boulot.