Histoire du château
Reconstruit après sa prise par les Albigeois, il a gardé de cette époque : poterne avec sa herse, meurtrière, chemin de ronde, échauguettes…
La famille Plantavit l’ayant acquis au début du XVIè siècle le mit au goût du jour en ouvrant de grandes fenêtres à meneaux encadrées par des cordons sculptés de bêtes fantastiques, fit édifier terrasses et escaliers pour enjamber les an
ciens fossés, et relier ainsi le jardin au château nouvellement créé. Deux siècles plus t**d, les descendants de René Le Moine, son nouvel acquéreur, le modernisèrent en créant de grandes « fenêtres à l’italienne » (portes-fenêtres), en remplaçant les cheminées « à l’antique » par d’autres, car conformes au goût de l’époque. Très endommagé à la Révolution : tours rasées à la hauteur des toits, chemins de ronde rendus inutilisables, statues cassées… Il fut restauré partiellement au début du XXè siècle. Les travaux interrompus par la guerre de 1914 ne reprirent qu’en 1981. Et depuis cette date, il fait chaque année l’objet d’une campagne de restauration de 3 à 6 mois, qui lui rend progressivement l’aspect qu’il avait à l’extérieur au XVIè siècle (restauration des fenêtres à meneaux… ) et au XVIIIè siècle à l’intérieur (restauration des pièces peintes). En reconnaissance de l’importance des travaux réalisés (plus de la moitié de la quarantaine de pièces ont été restaurées) et de leur constance dans le temps, Europa Nostra en fit l’objet de son prix en 1995, et les VMF de l’Hérault celui de son cinquantenaire. Le jardin
Créé à la fin du XVIIè siècle, en déplaçant le ruisseau qui coulait au pied du château, le jardin reste néanmoins enserré entre celui-ci et le village qui le borde des autres côtés, ce qui lui donne une forme tout en longueur et excentré. Pour tirer au mieux partie de ce qui au départ paraissait un handicap, il a été créé plusieurs jardins différents. En face du château, et au pied des terrasses et escaliers, qui enjambent la rue - qui fait le tour du village - un jardin à la française avec son boulingrin bordé de pots d'Anduze garnis de Ligustrum taillés en boule avec un pied de géranium, pelouse elle-même bordée de haies de laurier-sauce taillés, le tout s'adossant à un buffet d'eau. De grands arbres de la région : micocouliers, chênes verts, frênes... où d'ailleurs magnolias, savonniers, catalpots, tulipiers de Virginie, Ginkobilobas... sur un tapis de verdure font un petit parc. La grande perspective commence par des allées serpentant entre de hautes haies de lauriers sauce taillés, se prolonge par une longue allée de lauriers roses, coupée en son milieu par une allée de grenadiers, palissée sur une tonnelle. Leur intersection forme 4 carrés : un alignement d'oliviers taillés en cylindre bordé d'arbousiers, un verger à fruits à pépins, bordé de gros pots avec des pittosporums, un bassin avec mimosas, abélias, et bigaradiers, et, enfin, un potager où alternent légumes et fleurs à couper. Ce potager est dominé par une allée de cyprès taillés en colonne, elle-même bordée d'une plate-bande d'iris, et, en terrasse, au-dessus de lagerstrœmias, puis d'un verger à fruits à noyau.