13/07/2026
Astreinte municipale : une décision qui interroge
Nous remercions la majorité pour son enthousiasme à proposer une astreinte. Toutefois, chacun se souvient que le programme annonçait une astreinte de police municipale couvrant l'ensemble de l'année. Une fois élue, la majorité réduit finalement ce dispositif à la période du 10 juillet au 23 août, du vendredi au lundi. Cette évolution interroge sur la cohérence de la réflexion menée.
Les contraintes budgétaires et d'effectifs peuvent être entendues. Ce qui l'est moins, c'est que cette réflexion ait été conduite sans associer les services techniques, alors même qu'ils interviennent dans les situations exceptionnelles où une astreinte prend tout son sens. Une astreinte sans articulation avec un autre service opérationnel perd une grande partie de son utilité.
En 2024, nous avions évalué qu'un service renforcé nécessiterait sept agents, pour un coût d'environ 350 000 €, soit une augmentation de 54 % de la masse salariale dédiée à la police municipale, auxquels s'ajoutent les coûts d'astreinte et les obligations légales de repos.
Le compte rendu du ressort du tribunal de Carpentras classant Mazan parmi les « communes calmes » en 2025, ainsi que le faible volume d'appels, ne justifient pas un dispositif aussi lourd. Rappelons enfin qu'une astreinte de police municipale doit être prévue par une délibération motivée, démontrant la continuité du service, le respect des temps de repos et les missions susceptibles de la justifier.
Quid de tout cela ?
En l'état, promettre un dispositif permanent pour finalement n'en conserver qu'une version estivale, sans coordination avec les services techniques, révèle surtout un manque de cohérence.
Une astreinte n'est pas un symbole : c'est un outil opérationnel qui exige une vision d'ensemble, des moyens adaptés et une articulation claire entre services.
https://ensemble-pour-mazan.fr/v10/